Des impuretés subsistent après le Ghusl
Fatwa No: 220024

Question

Salam alaykum, En effectuant Ghusl il y a des impuretés au centre du ventre qui ne disparaissent pas, est-ce qu'en laissant ces impuretés le Ghusl reste valide ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénéndiction d'Allah soient sur Son Prophète et Messager, Mohmmed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Il y a ici deux points : la dissipation de l’impureté rituelle et la purification du corps des impuretés matérielles. Une personne n'est pas considérée comme purifiée rituellement si une impureté matérielle empêche l’eau d’atteindre son corps, car la condition pour que le Ghusl soit valide est que l’eau atteigne tout le corps. Donc, si l’eau n’atteint pas le corps à cause de cette impureté, le Ghusl n'est pas considéré comme complet. Mais si l'impureté n’empêche pas l’eau d’atteindre le corps, le Ghusl est valide. Le facteur déterminant pour la validité du Ghusl est que l’eau atteigne l'ensemble du corps.

Concernant les traces d’impureté qui persistent, si l’odeur de l’impureté persiste c'est généralement le signe qu'elle n'a pas été éliminée. Cependant, en admettant que l’endroit a été bien lavé à l’eau, mais que l’odeur persiste et qu’il est difficile de l'éliminer cela n’a aucun impact sur le Ghusl. Al-Hattâb, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : Dans Al-Djawâhir il est mentionné que : si le goût reste présent après avoir enlevé la matière de manière apparente, alors l’endroit est impur, car le fait que le goût soit resté indique que l’impureté est restée. Même chose si une couleur ou une odeur pouvant facilement être enlevée à l’eau persiste. Par contre, s’il est difficile à l’enlever, cela est pardonné, et l’endroit est considéré comme pur. (Mawâhib al-Djalîl)

L’imam al-Nawawî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : Il faut essayer d’enlever tout goût, toute couleur et toute odeur d’impureté. Si on a essayé et que le goût persiste c'est que l’endroit n’est pas purifié et il n’y a aucune divergence à ce sujet, car sa présence indique qu’il reste une partie de cette impureté. Si seule la couleur de l'impureté persiste, et qu’elle est facile à faire disparaître, c'est que l’endroit n’est également pas purifié. Enfin, si seule l’odeur de l'impureté, et qui est difficile à enlever, comme l’odeur de l’alcool ou de l’urine pour celui qui est atteint de pleurésie ou encore de certains types d’excréments – si cette couleur persiste alors, il existe deux avis dont le plus correct est que l’endroit est purifié. (Al-Madjmû’)

La couleur est une chose qu’il n’est pas difficile de faire disparaître du corps. Donc, si la couleur est visible, cela indique que l’impureté est restée.

Et Allah sait mieux.

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