Répartition de l'héritage entre 1 mère, 2 épouses, 4 fils, 2 filles
Fatwa No: 335575

Question

Le père décède laissant : sa mère, 2 épouses, 4 fils, 2 filles. Comment partager son héritage ?
wassalam

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons :

Si le défunt n’a laissé comme héritiers que ceux cités dans la question, alors son héritage se répartit comme suit :

Ses deux épouses perçoivent le 1/8 au titre de la réserve héréditaire qu’elles se partagent équitablement entre elles, car le défunt a laissé une descendance héritière. Allah, le Très Haut, dit : Mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d'une dette. (Coran 4/12).
Sa mère perçoit le sixième au titre de la réserve héréditaire, car le défunt a laissé une descendance héritière. Allah, exalté soit-Il, dit : Quant aux père et mère du défunt, à chacun d'eux le sixième de ce qu'il laisse, s'il a un enfant (Coran 4/11).

Le reste de l’héritage doit être partagé entre les quatre fils et les deux filles du défunt en vertu des droits d’agnation (Ta’sîb), le garçon percevant une part équivalente à celle de deux filles, car Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. […] (Coran 4/11).
L’héritage doit être reparti en 240 parts : les deux épouses en perçoivent le 1/8 c'est-à-dire 30 parts soit 15 parts pour chacune ; la mère en perçoit le 1/6 soit 40 parts ; chacun des quatre fils en perçoit 34 parts et chacune des deux filles en perçoit 17 parts.

Enfin, nous attirons votre attention sur le fait que le problème de l’héritage est un sujet très grave et plein de difficultés, c’est pour cela qu’il ne faut pas se contenter, en cette matière d'une fatwa émise par un mufti conformément à une question qui lui a été posée. Mais il faut le soumettre au tribunal légal pour l’examiner et régler le problème, sinon l’exposer aux oulémas locaux (s’il n’existe pas de tribunal légal), car il se peut qu’il y ait un héritier oublié ou qu’il y ait un testament ou des dettes ou d’autres droits que les héritiers ignorent !
Et il est notoire que ces droits prévalent sur ceux des héritiers, il ne faut pas répartir l’héritage sans se référer au tribunal légal s’il existe pour assurer les intérêts des vivants et des morts.

Et Allah sait mieux.

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