Devoir de celui qui a commis une erreur dans le calcul de la part d'associés Fatwa No: 524623
- Fatwa Date:18-1-2026
J'étais associé avec deux autres personnes et nous avions un accord pour l'achat d'équipements nécessaires au travail. J'ai commis une erreur dans le calcul de leurs parts respectives. Des années plus tard, j'ai voulu leur restituer ce qui leur revenait de droit. J'ai contacté l'un d'eux mais, par pudeur (gêne), je ne lui ai pas révélé la vérité : je lui ai dit que cette somme était un surplus provenant de la vente des équipements. Je lui ai proposé de le rencontrer pour lui remettre son dû, mais il a refusé en disant qu'il n'avait pas besoin d'argent. J'ai tenté de le recontacter, mais il n'a pas répondu. Par ailleurs, je n'ai contacté qu'un seul des deux associés et je n'ai aucun moyen de joindre le second. Que m'impose la législation musulmane (Charia) pour m'acquitter de ma dette dans ce cas précis ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Dès lors qu'une dette financière envers ces deux associés est établie à votre charge, il est obligatoire de s'empresser de la leur verser immédiatement et sans retard. Si la société existe toujours entre ces deux associés, le versement de la somme à l'un d'eux suffit, car le partenariat repose sur le principe du mandat (Wakâla).
Quant au refus de l'un des associés de recevoir l'argent, il est probable que votre manière de présenter les choses et l'absence d'explication sur la réalité des faits en soient la cause.
Quoi qu'il en soit, cet argent appartient de plein droit aux deux associés. Il est impératif de le leur rendre, ou de le remettre à l'un d'eux si leur société est toujours active. Pour que votre conscience soit libérée avec certitude, il est nécessaire de les informer de la nature exacte de la dette que vous avez envers eux.
Concernant l'associé dont vous n'avez pas le numéro de téléphone, faites les efforts nécessaires pour l'obtenir. Nous pensons que cela est tout à fait réalisable, d'autant plus que vous avez travaillé avec lui et que vous êtes en contact avec son associé ; vous pouvez donc obtenir ses coordonnées par ce biais afin de lui expliquer l'origine de cet argent.
Sachez que la question des biens d'autrui est grave ; ne la négligez pas. La règle jurisprudentielle stipule : Lorsqu'une obligation occupe la conscience (du débiteur) de manière certaine, elle ne peut en être libérée que par une preuve certaine , comme mentionné dans l'ouvrage Idah al-Masalik ila Qawa'id al-Imam Malik d'Al-Wansharisi.
Et Allah sait mieux.