Celui a contracté un prêt immobilier avec riba pour la seconde fois, peut-il espéser obtenir le pardon divin ? Fatwa No: 525001
- Fatwa Date:20-1-2026
As‑salâm alaykoum wa rahmatullahi wa barakâtuh,C’est la deuxième fois que je contracte un prêt immobilier avec riba. La première fois, j’avais vendu, et quelques années plus tard, j’ai racheté avec riba. Qu’Allah me pardonne, car j’ai récidivé.Est‑ce qu’Allah peut me pardonner si je regrette sincèrement ? J’ai lu un verset qui mentionne celui qui récidive, et cela me fait très peur. Pourriez‑vous m’éclairer à ce sujet, s’il vous plaît ?BarakAllahu fik.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Ce que nous vous conseillons avant tout, c'est de vous empresser vers un repentir sincère (Tawba Nasuh) devant Allah le Très-Haut. Saisissez cette opportunité que constitue votre éveil spirituel né de l'écoute de ce verset et de ses semblables. Il se peut qu'Allah vous veuille du bien en attirant votre attention sur la gravité et l'ampleur de ce péché, afin que vous reveniez vers Lui avant que la mort ne vous surprenne.
Quant au verset mentionné au sujet de l'usure (Riba), il s'agit de la parole du Très-Haut : Et ceux qui récidivent, alors ceux-là sont les gens du Feu où ils demeureront éternellement. (Coran 2/275).
Le sens visé ici concerne celui qui récidive en considérant l'usure comme licite et en ayant la conviction qu'elle est semblable au commerce, puis meurt dans cet état ; celui-ci est alors mécréant et demeurera éternellement en Enfer.
Quant à celui qui consomme l'usure ou la donne sans pour autant la considérer comme licite, il commet l'un des péchés majeurs. Son sort dépend de la Volonté divi; s'il se repent, il sera pardonné si son repentir remplit les conditions requises. L'imam Al-Alusi a dit dans son exégèse (Tafsir) de ce verset :
"Et ceux qui récidivent" : c’est-à-dire ceux qui reviennent à ce qui a été mentionné précédemment, à savoir la pratique de l'usure tout en croyant en sa licéité et en argumentant par l'analogie avec le commerce. "Ceux-là" fait référence aux récidivistes [...] "Les gens du Feu" signifie ceux qui y sont attachés. "Où ils demeureront éternellement" signifie qu'ils y resteront pour toujours en raison de leur mécréance. Fin de citation.
En résumé, quiconque se repent d'avoir consommé, donné ou considéré l'usure comme licite sera pardonné, conformément à la parole du Prophète () : Celui qui se repent d'un péché est comme celui qui n'a pas de péché. (Rapporté par Ibn Majah).
Cependant, celui qui meurt en persistant à consommer ou à donner l'usure (sans la considérer comme licite) est soumis à la Volonté du Seigneur : s'Il veut, Il le châtie, et s'Il veut, Il lui pardonne, conformément à la parole du Très-Haut : Certes, Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe quoi que ce soit, mais Il pardonne, à qui Il veut, les péchés inférieurs à cela. (Coran 4/48 et 116).
Enfin, celui qui meurt en considérant l'usure comme licite alors que la preuve lui a été établie, celui-là est un mécréant qui demeurera éternellement au Feu, et c'est à son sujet que s'applique la menace mentionnée dans ce verset.
Et Allah sait mieux.