Il n'est pas permis de retarder l'acquittement de la zakat au-delà de son échéance sans excuse valable Fatwa No: 525694
- Fatwa Date:2-2-2026
Salam ‘alaykoum,Aujourd'hui, j’ai remboursé par anticipation mon crédit immobilier afin de me libérer du riba (qu’Allah me pardonne). J’avais pour habitude de calculer ma zakât sur la base du 1er janvier. Le remboursement a été effectué le 9 janvier. Comment dois-je procéder pour le calcul ? Faut-il calculer la zakât à partir de mes avoirs en date du 1er janvier, ou bien à partir du 9 janvier ? Merci.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Il était de votre devoir d'acquitter la zakat sur l'ensemble de vos biens dès que ceux-ci atteignaient le quorum (Nissâb) et qu'une année s'était écoulée (Hawl), à l'exception des intérêts usuraires (Riba), car vous n'en êtes pas légalement propriétaire selon la Charia. En effet, retarder l'acquittement de la zakat au-delà de son échéance sans excuse valable n'est pas permis et constitue un péché pour son auteur.
Il convient de souligner que l'année prise en compte pour le calcul de la zakat est l'année hégirienne (lunaire) et non l'année grégorienne (solaire).
Cependant, si vous ne possédez pas d'autres biens dont vous n'avez pas un besoin immédiat — tels que des biens de jouissance comme une maison, une voiture ou autre — que vous pourriez affecter en contrepartie de la dette contractée auprès de la banque, alors vous êtes autorisé à déduire le montant de ce prêt de votre capital. Si, après déduction, le montant restant est inférieur au quorum (Nissâb), vous n'êtes pas redevable de la zakat.
En revanche, si vous possédez des biens de jouissance excédant vos besoins essentiels, vous devez les considérer comme faisant face à la dette, et vous devez alors acquitter la zakat sur le prêt ainsi que sur le reste de vos avoirs.
Et Allah sait mieux.