Investir dans la jeunesse : piliers pour la construction du présent et de l'avenir de la nation Fatwa No: 525835
- Fatwa Date:14-2-2026
Quelle est la meilleure orientation pour guider les jeunes à définir leurs objectifs positifs, et renforcer leur responsabilité et leur discipline dans le travail pour leur nation ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Guidér la jeunesse est un investissement dans l'avenir de la nation. La construction de leurs objectifs n'est pas un simple processus de "planification mondaine", mais plutôt un "acte d'adoration et une mission". Pour y parvenir, il convient de s'appuyer sur une méthodologie globale qui s'adresse à la conscience, éveille l'esprit et pousse les membres à l'action, et ce, à travers les axes suivants :
Premièrement : Clarifier la finalité existentielle (Pourquoi suis-je ici ?)
Avant de demander au jeune ce qu'il veut accomplir, il faut le relier à la finalité suprême : l'adoration d'Allah et la construction sur cette terre. Lorsque le jeune sait qu'il est le lieutenant (khalifah) d'Allah sur terre, ses objectifs se transforment, passant de désirs personnels à une noble mission. Allah, le Très-Haut, dit : "Pensiez-vous que Nous vous avions créés sans but, et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous ?" (Coran 23/115).
Deuxièmement : Consolider la compréhension (fiqh) de la responsabilité individuelle et collective
Il faut enseigner au jeune que la "liberté" est indissociable de la "responsabilité" et que toute capacité qui lui a été donnée (temps, santé, argent) fera l'objet d'un questionnement. La responsabilité commence d'abord par la maîtrise de soi avant de diriger les autres. Le Prophète () a dit : "Chacun d'entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. Le dirigeant est un berger et il est responsable de son troupeau. L'homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son mari et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger dans les biens de son maître et il est responsable de son troupeau." Il a dit : - et je pense qu'il a dit - "L'homme est un berger dans les biens de son père et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d'entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau." (Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim).
Il a également dit () : "Les deux pieds du serviteur ne bougeront pas le Jour de la Résurrection avant qu'il ne lui soit demandé [compte] de sa vie : comment il l'a passée ; de sa science : ce qu'il en a fait ; de son argent : d'où il l'a acquis et en quoi il l'a dépensé ; et de son corps : comment il l'a usé." (Rapporté par At-Tirmidhi).
Troisièmement : La méthodologie de "l'objectif bénéfique" (allier piété personnelle et réforme sociale)
Le jeune est guidé pour transformer ses valeurs islamiques en objectifs "intelligents" (spécifiques, mesurables), en insistant sur le fait que les meilleurs objectifs sont ceux qui allient l'intérêt de l'individu et le bien de la nation, afin que le jeune soit "béni où qu'il soit".
Il convient également d'inculquer l'idée de "l'impact continu" ; c'est-à-dire que l'objectif, tout en étant utile à la société, se prolonge au-delà de l'effort immédiat.
Quatrièmement : Raviver la valeur du travail et la maîtrise de la discipline
La discipline en Islam n'est pas seulement une contrainte, mais elle est une "piété" (taqwa) dans l'accomplissement du devoir. Le jeune attaché à Allah respecte le temps car il est le réceptacle de l'action, et il patiente face aux difficultés du chemin car le travail est une adoration. Allah, le Très-Haut, dit : "Et dis : "Œuvrez, car Allah va voir votre œuvre, ainsi que Son Messager et les croyants."" (Coran 9/105).
Cinquièmement : L'accompagnement par un modèle concret et vivant
Les jeunes ne répondent pas à l'exhortation théorique autant qu'ils répondent à l'exemple pratique. Le père, l'enseignant, l'éducateur sont "le modèle qui marche devant les jeunes". Lorsqu'ils voient un bon modèle, vivant, qui reconnaît ses erreurs et s'efforce de faire preuve de maîtrise, ils adhèrent volontairement aux valeurs.
Sixièmement : Investir dans la passion et orienter les énergies
Au lieu de réprimer les énergies des jeunes ou de dénigrer leurs centres d'intérêt (que ce soit dans la technologie, le sport ou l'art modéré), il faut "islamiser" ces centres d'intérêt et les orienter pour servir les causes de la nation, afin que le jeune soit un musulman contemporain qui sert sa religion à travers son excellence professionnelle.
Septièmement : Relier le succès à la droiture, non aux résultats matériels
Il faut cultiver la culture de la "prise de moyens" (le faire des causes) et de la confiance en Allah (Tawakkul), et enseigner au jeune que l'échec à une étape n'est qu'une "leçon dont on tire profit", et que le véritable échec est d'abandonner la droiture. Ce lien protège les jeunes de la frustration en cas de résultats tardifs ou de pressions liées aux comparaisons avec les pairs.
Conclusion : Guider les jeunes commence par ranimer les cœurs par les valeurs islamiques, éclairer les esprits par une conscience productive, entraîner les membres à l'œuvre constructive, et englober tout l'être par un modèle vivant et concret. Lorsque les objectifs sont bâtis sur des valeurs immuables, les jeunes résistent aux vents des tentations et aux pressions de la vie.
Et Allah sait mieux.