Les différents cas d’acquittement de la zakât sur une somme prêtée à autrui Fatwa No: 526810
- Fatwa Date:21-7-2026
Il est bien connu que, pour que la zakât soit due sur une créance, le débiteur doit être solvable. Supposons qu’une personne détienne sur une autre une créance atteignant le seuil d’imposition à la zakât (nisâb) et qu’elles soient convenues que cette somme serait remboursée par mensualités sur une période pouvant s’étendre sur plusieurs années. En effet, le débiteur ne possède pas la totalité de la somme due et ne peut donc pas la rembourser au créancier à première demande. Il se peut même que, certains mois, il ne soit pas en mesure de verser la mensualité convenue.
Dans une telle situation, le créancier doit-il acquitter la zakât sur cette somme ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Le jugement applicable à cette question dépend de la situation financière du débiteur, selon qu’il se trouve dans l’aisance ou dans la gêne.
Lorsque la créance est due par un débiteur solvable et disposé à s’en acquitter, la majorité des savants considèrent que le créancier doit l’inclure chaque année dans ses biens soumis à la zakât. Certains savants estiment toutefois qu’il peut, s’il le souhaite, acquitter chaque année sa zakât avec celle de ses autres biens ou attendre d’en recouvrer le montant pour acquitter la zakât correspondant aux années écoulées. En effet, cette somme est assimilable à un dépôt que le débiteur restitue au créancier dès que celui-ci le lui réclame.
En revanche, lorsque la créance est due par un débiteur insolvable ou qui retarde délibérément son remboursement, les savants ont divergé sur la question. Nous avons exposé leurs différents avis dans la fatwa no 518266 , à laquelle vous pouvez vous reporter.
Le fait que le débiteur dont vous parlez ne possède pas la totalité de la somme due, qu’il soit incapable de la rembourser en une seule fois et qu’il puisse même ne pas être en mesure de verser certaines mensualités le rapproche de la situation d’un débiteur insolvable, puisque vous ne pouvez ni recouvrer cette créance ni en disposer.
Par conséquent, vous n’êtes pas tenu d’acquitter la zakât sur la partie de la créance que vous n’avez pas encore recouvrée.
Dans la première fatwa précitée, nous avons retenu l’avis selon lequel la zakât d’une créance due par un débiteur insolvable n’est exigible, après son recouvrement, que pour une seule année.
Et Allah sait mieux.