Le versement de la compensation n'est pas une condition de validité du Khul' Fatwa No: 528691
- Fatwa Date:31-3-2026
Des gens se sont mariés ; la femme a demandé le divorce (khul’), expliquant sa nature vs talaq, et affirmant sincèrement son intention de rendre la dot (mahr) après la période de viduité. Le mari, mal renseigné sur les vraies conditions du khul’, accepte et prononce le divorce sans stipuler explicitement la restitution comme condition. La dot n’a pas été rendue immédiatement (ni encore à ce jour). Le divorce est-il donc un khul ou talaq ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Dès lors que les deux époux s'accordent sur le Khul' — qui est un divorce moyennant une compensation ('iwad) — celui-ci est valide. L'épouse est alors séparée de son mari irrévocablement et ce dernier est en droit de percevoir la compensation convenue.
Le versement effectif de la compensation n'est pas une condition de validité du Khul'. Par conséquent, si la dot constitue la compensation du divorce et que la femme ne l'a pas encore remise à son mari, le Khul' reste valide. Cette dot demeure alors une dette à la charge de la femme, qu'elle se doit de rembourser à son ex-mari dès qu'elle en aura les moyens.
Et Allah sait mieux.