Celui qui a l'intention, par son Tayammum, de toucher le Coran, peut-il accomplir tout acte d'adoration nécessitant la purification ?
Fatwa No: 529333

Question

J'étudie le droit shafi'ite et j'ai rencontré une problématique pour laquelle je n'ai pas trouvé de réponse explicite dans les ouvrages de l'école. Il s'agit de la permission de toucher le Coran, d'effectuer le Tawaf (circumambulation), de demeurer dans la mosquée ou de faire la prosternation de récitation (Sujud at-Tilawa) pour une personne en état de grande impureté (Junub), si elle a effectué un seul Tayammum avec l'intention de s'autoriser un seul de ces actes. Lui est-il permis d'accomplir les autres actes avec ce même Tayammum, alors qu'elle n'en a visé qu'un seul dans son intention ? Quel est le détail de cette question dans l'école shafi'ite ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


La connaissance précise des ramifications d'une école juridique nécessite l'étude de ce Madhab auprès d'un cheikh spécialisé, familier avec sa terminologie, ses subtilités et le détail de ses questions.


Concernant votre question, ce que nous comprenons des ouvrages de l'école shafi'ite sur ce point est le suivant : celui qui, par son Tayammum, a l'intention de s'autoriser à toucher le Coran, à effectuer un Tawaf surérogatoire, à demeurer dans la mosquée pour un Junub ou à faire la prosternation de récitation, peut accomplir avec ce même Tayammum tout ce qui est de même degré que ces actes parmi ce qui nécessite la purification.


Il est mentionné dans la Hashiyat al-Shirwani sur l'ouvrage Al-Tuhfa :
En résumé, les degrés d'importance sont au nombre de trois :
Premier degré : La prière obligatoire (même par vœu), le Tawaf obligatoire, et le sermon du vendredi (car il remplace deux unités de prière et possède donc le même statut).
Deuxième degré : La prière surérogatoire, le Tawaf surérogatoire et la prière funéraire (Janaza) ; car bien qu'elle soit une obligation communautaire (Fard Kifaya), l'avis le plus correct est qu'elle est assimilée au surérogatoire.
Troisième degré : Tout le reste — comme la prosternation de récitation ou de gratitude, la lecture du Coran pour le Junub (même par vœu), le fait de toucher le Coran et le rapport conjugal.


La règle est la suivante :
1.    Si la personne a l'intention d'accomplir un acte du premier degré, elle s'autorise un seul acte de ce degré (même différent de celui visé), et s'autorise en plus l'ensemble des actes des deuxième et troisième degrés.
2.    Si elle a l'intention d'un acte du deuxième degré, elle s'autorise l'ensemble de ce degré ainsi que le troisième degré, mais rien du premier.
3.    Si elle a l'intention d'un acte du troisième degré, elle s'autorise l'ensemble des actes de ce degré, mais les premier et deuxième degrés lui restent interdits.


Et Allah sait mieux.
 

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