A quel moment le retardataire doit-il prononcer le takbir lorsqu'il se relève pour compléter ?
Fatwa No: 530908

Question

As-Salam aleykoum,
Pouvez-vous me dire quand est ce qu'il faut dire le takbir pour le retardataire quand il se relève pour rattraper.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Si vous entendez par là : à quel moment le retardataire (al-masbûq) doit-il se lever pour rattraper ce qu’il a manqué, doit-il se lever après la première salutation de l’imam ou après la seconde ?

Alors, ce qui est le plus prudent et ce qui acquitte le mieux de la responsabilité est qu’il se lève après la seconde salutation, car celle-ci est considérée comme un pilier (rukn) selon certains juristes. Ainsi, s’il se lève avant celle-ci, sa prière obligatoire devient surérogatoire. Tel est l’avis de l’école hanbalite.
Quant à la majorité des savants, ils estiment que la seconde salutation est recommandée ; ainsi, si le retardataire se lève après la première salutation et avant la seconde, sa prière reste valide.

Et si vous demandez quand le retardataire doit prononcer le takbîr lorsqu’il se lève pour rattraper ce qu’il a manqué, alors il le prononce pendant le mouvement de redressement, comme pour les autres takbîrs de transition, qui se font au cours du passage d’un pilier à un autre.

Al-Buhûtî, parmi les hanbalites, a dit dans Kashshâf al-Qinâ‘ :
Le takbîr de transition se fait à son emplacement, c’est-à-dire entre le passage et l’achèvement, car le Prophète () procédait ainsi.

Ar-Ruhaybânî, également hanbalite, a dit dans Matâlib Ulî an-Nuhâ :
Le retardataire se lève, après que son imam ait fait le salut, avec le takbîr, de manière obligatoire, comme cela est explicitement mentionné, car il s’agit d’un mouvement de transition pris en compte, semblable aux autres transitions.

Il prononce le takbîr dans tous les cas : qu’il ait rattrapé une unité de prière (rak‘a) ou moins, même s’il n’a rejoint l’imam qu’au dernier tachahhud ; que la prière soit obligatoire, comme l’une des cinq prières, ou surérogatoire, comme la prière de tarâwîh ; qu’il soit capable de se lever ou qu’il soit malade et prie assis. Dans tous les cas, il prononce le takbîr au moment de passer, avec l’intention, à la position debout. Tel est l’avis de l’école hanbalite.

Al-Mardâwî, le hanbalite, a dit dans Al-Insâf :
Le retardataire se lève pour rattraper avec un takbîr de manière absolue, selon l’avis correct de l’école, et cela est explicitement mentionné. Il a été dit : s’il l’a rejoint lors du dernier tachahhud, il ne prononce pas le takbîr en se levant. Il a aussi été dit : celui qui prie assis, en raison d’une maladie, d’une prière surérogatoire ou autre, ne prononce pas le takbîr — cela est mentionné dans Ar-Ri‘âya al-Kubrâ. Et dans la version abrégée, il est dit : lorsque son imam fait le salut, il se lève en prononçant le takbîr — cela est explicitement mentionné. Il a aussi été dit le contraire ; et selon l’apparence de cet avis, il ne prononce pas le takbîr en se levant de manière absolue.

Et Allah sait mieux.

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