Les avis des juristes sur les pertes observées au début des premières règles Fatwa No: 537490
- Fatwa Date:24-9-2026
Lorsque j’étais enfant, j’ai eu pendant plusieurs jours des pertes sous forme de petits fragments bruns, puis elles ont disparu. Je crois que cela s’est reproduit pendant plus d’un mois, sans que je sache de quoi il s’agissait. Quelques mois plus tard, j’ai eu des pertes de sang bien visibles. J’ai alors compris que c’étaient mes règles et, louange à Allah, j’ai appliqué les règles religieuses relatives aux menstruations.
Ma question concerne la période où je n’observais que des pertes brunes. Je ne me souviens pas bien s’il y avait aussi du sang, peut-être quelques gouttes. À l’époque, je pensais que les règles se manifestaient par du sang.
Que dois-je faire au sujet des prières et des jours de jeûne de cette période ? Je priais et je jeûnais normalement, car je ne considérais pas ces pertes comme des menstruations.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
La femme qui observe pour la première fois un écoulement sanguin est appelée mubtada’a, c’est-à-dire une femme dont les menstruations commencent. Les savants ont divergé sur le cas où ce qu’elle observe d’abord est une perte jaunâtre ou brunâtre : doit-elle la considérer comme une menstruation et s’abstenir de prier et de jeûner, ou attendre l’apparition du sang habituel ? Les deux avis existent dans l’école de l’imam Ahmad. Selon l’avis retenu dans cette école, ces pertes constituent des menstruations, tandis que plusieurs grands savants hanbalites ont choisi l’avis contraire.
Al-Mardâwî, qu’Allah lui fasse miséricorde, écrit dans Al-Insâf : Si ses premières pertes sont jaunâtres ou brunâtres, certains ont dit qu’elle ne doit pas les considérer comme des menstruations. C’est ce qui ressort des propos d’Ahmad. Al-Majd a jugé cet avis correct dans son commentaire ; Ibn Tamîm, Ar-Ri‘âya al-kubrâ, Al-Fâ’iq, Majma‘ al-bahrayn et Ibn ‘Ubaydân l’ont fait prévaloir. Ce dernier l’a également jugé correct lorsqu’il a traité des pertes jaunâtres et brunâtres. Selon un autre avis, elles ont le même statut que le sang noir. C’est l’avis retenu dans l’école, choisi par Al-Qâdî. Les propos de l’auteur ici peuvent aussi être compris en ce sens, et Al-Mughnî ainsi qu’Ach-Charh l’affirment catégoriquement. Fin de citation.
Selon les écoles autres que l’école hanbalite, ces pertes sont considérées comme des menstruations. C’est donc l’avis de la majorité des juristes. Cependant, puisque cette période est passée et que tu ne les considérais pas comme telles, il t’est permis de t’appuyer sur l’avis contraire, même à supposer qu’il soit moins fort. En effet, de nombreux savants ont admis que l’on puisse suivre un avis moins fort après les faits, lorsque revenir sur ce qui a été accompli entraînerait une difficulté.
En somme, compte tenu de ce que tu décris, rien ne t’incombe, si Allah le veut.
Et Allah sait mieux.