Il n’est pas permis au mari de s’absenter plus de six mois sans la permission de sa femme
Fatwa No: 87436

Question

1) Quel est le verdict concernant un homme et une femme mariés qui vivent dans deux pays différents et qui ne se sont pas vus depuis plus d'un an ?
2) Quel est le verdict de la personne qui vit avec l'aide d'un appareil et dont la vie dépend de celui-ci. En effet, si cette machine est arrêtée, la personne meurt. Or, maintenant, les médecins ont demandé aux proches de cette personne d'arrêter cet appareil. Quel est le verdict relatif à cela ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

 

Un des droits de la femme sur son mari est que ce dernier ne s'absente pas plus de six mois sans sa permission. Abdullah ibn Dînâr a rapporté : 'Umar ibn al-Khattâb sortit une nuit pour faire sa ronde habituelle et entendit une femme chantant la souffrance qu’elle ressentait à cause de sa solitude et de sa privation de son mari. Après avoir mené son enquête, `Umar - qu'Allah l’agrée - découvrit que le mari de cette femme était parti en expédition militaire depuis longtemps déjà.  Il demanda alors  à sa fille Hafsa : - "Combien de temps une femme peut-elle supporter l'absence de son mari ?" - "Six ou quatre mois.", répondit-elle. - "Je n’enverrai  plus un homme marié loin de sa  femme pour une période excédant cette période.", dit-il alors. (Mâlik)

 

Partant de cela, il n'est donc pas permis à cet homme de s’éloigner de sa femme plus que la période mentionnée dans ce hadith de 'Umar sans la permission de sa femme.

 

Quant à votre deuxième question, il n'est pas permis de répondre favorablement à la demande des médecins si cela entraîne la mort du patient, car la préservation de la vie est un des éléments essentiels de la loi islamique, voire de toutes les lois religieuses, et il n’est en aucun cas permis de faire quelque chose susceptible de hâter la mort de quelqu’un, même s'il n'y a plus d'espoir de le voir vivre. En effet, combien de fois les médecins ont-ils déclaré à des malades qu'ils n'avaient plus aucun espoir de vivre alors que ceux-ci ont finalement survécu des dizaines d'années après ce pronostic ! Combien de personnes ont subi le lavage mortuaire et ont été enveloppées dans un linceul avant que l'on ne découvre en elle un souffle de vie, puis ont continué à vivre longtemps après cela !

 

Et Allah sait mieux.

 

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