La cupidité est une pauvreté permanente

La cupidité est une pauvreté permanente
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Louange à Allah Seigneur de l'Univers, et que la bénédiction et la paix d’Allah soient accordées au Messager d’Allah et à ses Compagnons.
Il n’y a rien qui puisse corrompre la religion de quelqu’un autant que la cupidité pour les biens de ce monde, tel que l’argent, la position et le prestige sociaux. Le fait est que si un serviteur d’Allah, exalté soit-Il, s’abandonne aux désirs, ils l’asservissent.
L’imam Ibn Taymiyya, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit :
« C’est le cas de celui qui est attaché à une position de commandement, à la fortune ou à l’une de ses passions. S’il accède à ses désirs, il est satisfait, sinon il s’exaspère. Il est le serviteur de ses passions et leur esclave, si elles ne sont pas satisfaites. Et l’adoration d’Allah est en fait la servitude du cœur et son asservissement.» fin de citation.
Dans ce sens, l’on dit que : « La cupidité est de la pauvreté et le désespoir est de la richesse car si l’un d’entre vous désespère d’une chose, il s’en dispense. »
Le Prophète () a mis en garde de la manière la plus sévère contre la cupidité lorsqu’il a dit : « Cinq font partie des gens de l’Enfer : le traître dont la cupidité pousse à trahir même pour un gain insignifiant, … »
Le Prophète () demandait la protection d’Allah contre le fait d’avoir une âme insatiable.
 

La cupidité annihile la bénédiction :
La cupidité annihile la bénédiction et donne à l’âme un sentiment de pauvreté permanente. Hakîm ibn Huzâm, qu'Allah soit satisfait de lui, rapporta : « J’ai demandé l’aumône au Prophète () il me l’a donnée, je l’ai sollicité (une seconde fois) et il me l’a donnée ; je l’ai sollicité (une troisième fois) et il me l’a donnée ; puis il m’a dit :
‘’ O Hakîm, cet argent est comparable à un fruit tendre et délicieux. Celui donc qui le prend sans cupidité sera béni, mais celui qui le prend avec avidité ne le sera pas et ressemblera à celui qui mange sans pourtant se rassasier »
Les anciens croyaient que la cupidité annihilait la bénédiction de la science. Ka’b et ‘Abdallah ibn Salâm se rencontrèrent et Ka’b dit : « Ô Ibn Salâm, quels sont les vrais savants ? » Il lui répondit : « Ceux qui appliquent leur science. » Ka’b reprit : « Et qu’est-ce qui fait disparaître la science du cœur des savants après l’avoir acquise ? » --- « La cupidité, l’avidité et la quête de leurs besoins chez les gens. »répondit Ibn Salâm.
L’humiliation est le compagnon de celui dont la cupidité domine le cœur, parce qu’il sacrifie son honneur pour réaliser les désirs de son âme et la cupidité de son cœur.
 

Certains ont dit :
L’avarice diminue la valeur de la personne et n’ajoute rien à sa subsistance.
Ils ont dit : « Les esclaves sont de trois sortes : l’esclave asservi à un maître, l’esclave de ses passions et l’esclave de sa cupidité. »
Et s’il n’y avait dans la cupidité que la perte du temps précieux de la vie à la recherche d’une subsistance qu’Allah a garantie, et que l’on aurait pu utiliser à gagner les délices de la vie éternelle, cela suffirait comme blâme. Que dire alors du fait que la cupidité engendre la fatigue continuelle, l’humiliation et le mépris de soi, le manque de confiance en Allah, exalté soit-Il, avec le sentiment d’une pauvreté permanente : « Il n’y a pas de serviteur qui s’adonne à la mendicité sans qu’Allah ne le plonge dans la pauvreté. »
Nous prions Allah, exalté soit-Il, de nous éviter le mal de la cupidité et de nous faire don du contentement.

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