La virginité de l'homme
Fatwa No: 256537

Question

Salam alaykum, Virginité de l'homme En quoi la femme devrait se présenter vierge au mariage si l'homme en face ne l'est pas ? L'homme "musulman" en France et en Afrique du Nord, rapporte chaque nuit avant le mariage et pendant le mariage des maladies, le sida a gangrené les terres musulmanes mais personne ne veut vraiment restreindre l'homme dans ses libertés qui n'ont rien à voir avec l'Islam mais qui ne dérange absolument personne, ni l'Imam, ni la famille qui va donner sa fille à un homme sale capable d'apporter la mort dans son foyer. L'obsession de la vertu chez la femme fait oublier que la virginité pour le mariage est un respect pour le Créateur et une notion d'hygiène pour toute la société, à côté, en séparant bien les hommes des femmes, on laisse les homosexuels avoir toute liberté de corruption sur des jeunes hommes. Il serait temps d’avoir un Islam pragmatique, nous sommes sans clergé, la relation est verticale, Dieu et moi, point, mon voisin, un Imam, personne ne vient interférer, je sais ce qui est juste, je lis si je ne sais pas, je dois m'instruire si je ne sais pas lire. N'importe qui devient Imam, la preuve : les vols, les viols, le proxénétisme aussi. Ma question : pourquoi cette obsession de la vertu chez les femmes et ses yeux fermés sur les fornicateurs hommes de toute orientation sexuelle, et lorsque l'homosexuel rentre chez lui coucher avec son épouse, c'est encore plus dramatique que l'hétérosexuel. J'attends déjà la réponse, l’Islam ce n’est pas ça, l'Islam dit pas ça, les hommes doivent aussi être propres, mais qui le dit ? Les parents laissent leur fils se comporter comme des canidés, corrompre les filles des autres, est-ce cela le comportement d'un musulman (enfants comme parents) ? Bien cordialement.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

Sachez premièrement que ce n’est pas parce que l’hymen d’une fille a été rompu qu’elle n’est pas chaste. L’hymen peut avoir été rompu pour d’autres raisons que les rapports sexuels. L’homme a le droit de poser comme condition à la femme qu’elle soit vierge pour atteindre un objectif légitime qu’il s’est assigné. De même que la femme a le droit d’imposer à l’époux des conditions qu’elle considère à son avantage et qui ne contredisent pas les exigences du mariage. Elle a le droit de demander un test avant le mariage si elle craint que l’époux soit atteint de maladies dangereuses. Les oulémas ont mentionné que chacun des deux époux devaient obligatoirement informer l’autre des défauts et des maladies repoussantes dont il est atteint et qui empêcheraient une certaine jouissance.
Deuxièmement : nous confirmons ce que vous avez mentionné, à savoir que l’Islam n’admet pas la turpitude, qu’elle émane de l’homme ou de la femme. En principe, les Textes du droit musulman sont adressés aussi bien aux hommes qu’aux femmes et même si les termes sont employés au masculin, tant qu’il n’y a pas de preuve indiquant que les hommes sont spécifiquement concernés. Tout comme la Charia interdit à la femme de prendre des amants, elle interdit également à l’homme de prendre des maitresses. Allah, exalté soit-Il a dit : « […] étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins… » (Coran 4/25) Il a également dit : « […] non en débauchés ni en preneurs d'amantes cladestines… » (Coran 5/5) Nous n’admettons pas qu’il existe une ligne de conduite consistant à faire montre de complaisance, dans ce domaine, avec les jeunes hommes tout en réprimandant les filles. Certes, il est vrai qu’on est particulièrement attentif à la protection des filles car elles représentent l’honneur de la communauté, font et défont sa réputation et en raison du fait qu’elles sont dominées par leurs sentiments, elles peuvent être exploitées par certains prédateurs.
Troisièmement : le tuteur d’une femme doit choisir pour elle le meilleur époux, celui qui pratique bien sa religion et qui possède une noble moralité. Il ne doit pas la marier à un pervers qui lui causera préjudice dans sa religion ou dans ses affaires mondaines. S’il ne fait pas cela, alors il aura trahi le dépôt qu’Allah lui a confié. Ma'qil ibn Yassâr () a dit : « J’ai entendu le messager d’Allah () dire : “Il n'est pas un serviteur à qui Allah confie des sujets et qui trompe ces derniers jusqu'au jour de sa mort sans qu'Allah ne lui interdise le Paradis” » (Boukhari et Mouslim).
Quatrièmement : s’il existe dans certaines sociétés des personnes qui ne respectent pas ces indications islamiques dans le domaine du mariage des filles, il est obligatoire à celui qui est témoin de cela, qu’il soit un savant ou pas, de le réprouver d’une bonne manière. Abû Sa’îd Al-Khûdrî () a dit : « J’ai entendu le messager d’Allah () dire : “Celui parmi vous constate un acte acte répréhensible doit le changer par l’action. S’il ne peut pas, il doit le faire par la parole, et s’il ne peut toujours pas, qu’il le désapprouve en son cœur, et cette attitude constitue le plus faible degré de la foi.” » (Mouslim)
Cinquièmement : il ne convient pas d’exploiter les erreurs qui existent dans certaines sociétés pour généraliser et faire endosser la responsabilité à tous et plus particulièrement aux oulémas, et même en arriver à dire que nous n’avons pas besoin d’intermédiaire entre nous et notre Seigneur pour apprendre le savoir religieux et négliger ainsi en toute simplicité les oulémas et leur rôle dans la communauté alors qu’Allah, exalté soit-Il a dit : « […] Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. » (Coran 17/43) Al-Qurtubî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Il est obligatoire aux gens ordinaires, non spécialisés dans la déduction des jugements religieux directement à partir des Textes, en raison de leur inaptitude à le faire, de s’adresser au plus savant de son époque et de son pays et de l’interroger à propos des questions religieuses qu’il ignore, et qu’il a besoin de savoir. Il doit suivre l’avis que ce savant lui délivrera et cela en raison de la parole d’Allah, exalté soit-Il : “[…] Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas.” Il doit s’efforcer de chercher le savant le plus érudit de son temps jusqu’à ce qu’il trouve la personne sur laquelle la majorité des gens se sont accordés (concernant son savoir). »
S’il trouve une personne dont la ferveur et le scrupule religieux sont suspects, qu’il s’en écarte alors car on ne doit recevoir son instruction religieuse qu’auprès des oulémas qui mettent en pratique ce qu’ils enseignent et qui sont sincères et ceux-ci sont nombreux grâce à Allah. Ibn Sîrîn (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Cette science -littéralement cette affaire- est une religion, faites donc particulièrement attention de qui vous prenez votre religion. »

Et Allah sait mieux.

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