Un défunt laisse 13 fils, 9 filles et 3 épouses
Fatwa No: 309757

Question

Assalaamu Alaykum, Veuillez calculer l'héritage selon les informations suivantes : -Est-ce que la personne décédée avait des proches de sexe masculin qui ont droit à l'héritage ? : (Fils) Nombre 13 -Est-ce que la personne décédée avait des proches de sexe féminin qui ont droit à l'héritage ? : (Fille) Nombre 9 (Epouse (femme)) Nombre 3 - Information concernant les dettes de la personne décédée : (Zakat non payée) (Dettes à rembourser envers les tiers) - Informations supplémentaires : : Il a un enfant mâle d’une autre femme divorcée. Il a trois maisons où logent les 3 familles ; de son vivant, il a donné à chaque famille une maison. Il reste un atelier et des magasins loués à partager.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons :

Si le défunt n’a laissé comme héritiers que ceux cités dans la question (à savoir 13 fils, 9 filles et 3 épouses), alors son héritage se répartit entre eux, y compris son fils dont la mère est divorcée, comme suit :

A ses trois épouses le huitième (part déterminée par le Coran) qu’elles se partagent équitablement entre elles, car il existe une descendance héritière, Allah, le Très Haut, dit : « Mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d'une dette. » (Coran 4/12).

Le reste de l'héritage revient en vertu des droits d'agnation (Ta'sîb) aux 13 fils et aux 9 filles et à chaque fils une part équivalente à celle de deux filles, Allah, le Très Haut, dit : « Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. » (Coran 4/11).

L’héritage se répartit en 888 parts, les épouses en perçoivent 1/8 c'est-à-dire 111 parts à raison de 37 parts pour chacune ; il reste 777 parts à partager entre les fils et les filles : chaque fils en perçoit 42 parts et chaque fille 21 parts.


Pour ce qui est des maisons si le père a légué chacune de ces maisons à la famille qui y habite, à titre de don, et que la famille l’a reçue du vivant de ce dernier et qu’elle pouvait en disposer pleinement puisqu’elle est devenue sa propriété. Si tel est le cas ces maisons sont exclues de l’héritage et le reste doit être partagé entre les héritiers légaux (ses trois femmes et tous ses enfants) conformément à la Charia.

En revanche, si les familles n’ont pas reçu les maisons du vivant de ce père ou qu’elles ne pouvaient pas en disposer en tant que propriétaire, alors après sa mort le don devient invalide et les trois maisons en question et tous les autres biens du défunt seraient la propriété de tous les héritiers, y compris son fils dont la mère est divorcée. Nous tirons argument de ce que Mâlik a rapporté dans son livre Al-Muwatta’ et selon lequel Aicha, la femme du Prophète () a rapporté que son père Abû Bakr al-Siddîq () avait fait à son égard, un don de vingt wasqs de dattes, étant de sa propriété à «al-‘Aliya». A sa mort, il dit : « Je t'ai fait un don de vingt wasqs de dattes, qui si tu les avais cueillies personnellement, elles te seraient une donation ; mais à présent, étant considérées comme un héritage, tu auras à les partager avec tes deux frères et sœurs, selon ce qui est prescrit dans le Livre d'Allah ». Ibn Abû Zayd le Malikite a dit : « Aucun don, aucune aumône, aucun Hubus ne serait valable que si le bénéficiaire en prend possession du vivant du donateur. »

Et Allah sait mieux

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