Celui qui suit l'école d'un des imams et délaisse par oubli une chose dont le délaissement, selon l'école qu'il suit, invalide son acte d'adoration
Fatwa No: 323851

Question

Salem aleykoum, On dit que si on choisit un avis dans les divergences des écoles on doit le respecter à vie, exemple le fait de dire bismillahi ar-Rahman ar-Rahim dans la Fatiha, le fait de réciter derrière l'imam, le fait de se laver le nez et la bouche dans le ghusl, etc. Mais si un jour on oublie est-ce que l'action devient nulle ou ceci n'est pas grave. Merci.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Si quelqu’un suit l'école d'un des imams et délaisse par oubli une chose dont le délaissement, selon l'école qu'il suit, invalide son acte d'adoration alors, la règle de base veut que la personne réitère son acte d'adoration si tel est l'avis de l'école qu'il suit, surtout que nombre d'imams sont d'avis qu'il n'est pas permis de passer d'une école à une autre. Ainsi, s’il choisit l’avis de ceux parmi les autres imams qui considèrent que l’acte n’est pas invalidé par cet oubli, il aura recouru aux dispenses. Or, nous avons rappelé précédemment qu'il n'est pas permis de recourir aux dispenses si cela devient une habitude, mais que de nombreux savants l’ont autorisé en cas de besoin. Al-Subkî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Il est permis aux gens qui ignorent leur religion de suivre une école et de recourir de temps à autre à une dispense parmi les avis des oulémas en cas de nécessité sans pour autant que cela devienne une habitude. De ce point de vue, il est alors permis de dire que la divergence est une miséricorde, puisque les dispenses sont une miséricorde. »

'Iyâd ibn Nâmî al-Salmî a dit : « Il faut savoir que le recours aux dispenses ne se vérifie que chez celui qui en a pris l'habitude dans les questions qui prêtent à divergence. Quant à celui qui choisit l’avis le moins pertinent dans une ou deux questions par nécessité, il y a divergence quant à la validité de son acte. » (Usûl al-Fiqh al-Ladhî Lâ Yas'a al-Faqîh Djahlahu)

Les savants divergèrent concernant celui qui suit l’opinion d’un imam dans une question, quant au fait de savoir s’il lui est-il permis de passer à une autre école ou pas, al-Chawkânî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit sur la question de savoir si celui qui suit un imam peut abandonner sa doctrine ou son avis sur une question particulière :

« Les oulémas ont une autre divergence sur le cas de l’homme du commun qui suit une école spécifique : peut-il aller à l'encontre de l'avis de son imam sur certaines questions et adopter l’avis d’un autre que lui ?

Certains dirent que cela est interdit.

D'autres dirent au contraire que cela est permis.

D'autres encore dirent que cela est uniquement permis s’il n'a jamais mis en pratique auparavant l'avis de son imam.

D'autres dirent que cela est uniquement permis s’il le fait avant que la situation du cas en question ne se présente. Tel est l'avis de l'imam des deux mosquées sacrées (al-Juwayni).

D'autres dirent que si la personne pense que l'avis d'une autre école est plus pertinent que celui de celle qu'il suit sur la question, il lui est alors permis de suivre cet avis, mais pas dans le cas contraire. Tel est l'avis d'al-Qadûrî al-Hanafî.

Enfin, d'autres dirent que cela est permis uniquement à condition que cela le satisfasse et que l'objectif ne soit pas de jouer ou de briser le jugement auquel il fait face. Tel est l'avis d'ibn Daqîq al-'Îd. » (Irshâd al-Fuhûl)

Al-Hattâbî al-Mâlikî a dit : « Si un homme du commun suit une école spécifique comme l'école chaféite ou hanéfite et le déclare, certains savants ont dit qu'il lui est permis de suivre l'avis d'une autre école sur une question, car rien ne l'oblige à suivre son école, mais d'autres savants déclarèrent que cela ne lui est pas permis. » (Mawâhib al-Djalîl)

Et Allah sait mieux.

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