Les interdits religieux liés aux paris dans les jeux de hasards
Fatwa No: 461587

Question

Il y a un nouveau site de paris en ligne dans lequel on peut miser son argent. Les paris sont pris en fonction de la décision du directeur, le propriétaire du site, et il est possible de parier des sommes de 10 ou 20 dinars ou n’importe quelle autre somme. Les bénéfices sont redistribués en fonction de la somme misée. Plus la somme était grande plus les bénéfices le sont. Si le directeur fait des bénéfices alors nous en faisons aussi et s’il perd son pari, alors nous aussi nous perdons mais notre mise initiale nous est rendue telle qu’elle était.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Cette forme de paris, même si elle est exempte de risque du point de vue des parieurs sur le site, du fait qu’ils ne supportent aucune perte s’il devait y en avoir, comporte néanmoins d’autres interdits religieux qui la rendent illicite tels que :
- Les paris concernent des domaines autres que ceux mentionnés dans le hadith qui dit : «Il est interdit de parier sauf pour des courses de chameaux, de chevaux et le tir à l’arc. » et pour les activités qui sont incluses dans les significations voulues du hadith. Il n’est donc absolument pas permis de parier sur les autres types de compétitions.
- Le fait que les parieurs n’ont pas à supporter les pertes ne signifient pas qu’il n’y en ait pas. Cela signifie seulement que c’est le directeur – le propriétaire du site – qui les supporte seul en raison du fait qu’il s’engage donc dans ces jeux de hasards interdits. Or, les parieurs l’aident à commettre cet interdit et donnent leur approbation pour cette transaction illicite. Ils y participent en engrangeant des bénéfices le cas échéant et leurs gains sont issus d’argent illicite.
- La somme pariée du fait qu’elle est garantie par le site et ne peut en découler que des bénéfices donne à cette transaction le caractère d’un prêt accordé au site. Or, si ce prêt est d’une utilité pour qui en bénéficie alors cela est considéré comme de l’usure, comme il est dit dans un hadith.
Et Allah sait mieux.
 

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