Zakât sur les bijoux destinés à être portés et partage d’une succession
Fatwa No: 87897

Question

1) Quelle est la Zakât dont doit s'acquitter la femme sur les bijoux qu'elle ne porte que pour des occasions ?
2) Le mari d'une femme décède alors qu'il avait 4 enfants avec elle et un peu d'argent, mais cet argent n'est pas partagé au moment du décès.
Ensuite, la veuve de cet homme se remarie et a 2 autres enfants avec son nouveau mari avant de décéder sans laisser de testament.
Comment l'argent de cette femme doit-il être partagé ? Les enfants qu'elle a eus avec son deuxième mari et celui-ci ont-ils un droit sur son argent ?
Répondez-moi vite, s'il vous plaît.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

 

De nombreuses fatwas précédentes répondent à la première question. En résumé, la majorité des savants est d'avis qu'il n'y a pas à s'acquitter de la Zakât sur les bijoux destinés à être portés même s'ils ne sont portés que lors d'occasions.

 

Référez-vous à la fatwa numéro : 81703

 

Par contre, si cet or est destiné à être vendu ou épargné, il est alors soumis à la Zakât.

 

Concernant la deuxième question, l'argent laissé par le premier mari doit être partagé comme suit :

 

La femme perçoit un huitième de ce qu'a laissé son défunt mari et les enfants de celui-ci perçoivent le reste de l'argent en vertu des droits d’agnation. Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets) :

 

·         « [...] Mais si vous avez un enfant, à elles alors le huitième de ce que vous laissez après exécution du testament que vous auriez fait ou paiement d'une dette. [...] » (Coran 4/12)

 

·        « Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. [...] » (Coran 4/11)

 

Quant à l'argent laissé par cette femme, qu'il s'agisse de l'argent qu'elle a perçu de l'héritage de son premier mari ou provenant d’une autre source, il doit être partagé comme suit :

 

Son mari en perçoit un quart. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « [...] Si elles ont un enfant, alors à vous le quart de ce qu'elles laissent, après exécution du testament qu'elles auraient fait ou paiement d'une dette. [...] » (Coran 4/12)

 

Quant au reste de son héritage, il revient à tous ses enfants de son premier et deuxième mari, chaque garçon percevant une part équivalente à celle de deux filles.

 

Nous attirons ici votre attention sur le fait qu'il ne faut pas s'appuyer sur une fatwa dans le domaine de l'héritage et qu'il est obligatoire de s’adresser à un tribunal islamique ou à un savant afin de découvrir tous les héritiers et non-héritiers que pourrait négliger et oublier de mentionner au mufti l’auteur de la question.

 

Et Allah sait mieux.

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