Le statut de l’or blanc pour les hommes et le statut de l’euthanasie
Fatwa No: 88164

Question

Le port de l’or blanc est-il permis pour les hommes ?Est-il permis aux médecins de débrancher les appareils reliés au malade s’il est dans le coma sous prétexte qu’il est en état de mort cérébrale ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses compagnons :

Il est interdit aux hommes de porter de l’or qu’il soit blanc ou rouge conformément au sens général de cette parole du Prophète () qui a dit : « L’or est licite pour les femmes de ma nation et interdit aux hommes. » [(Al-Tirmîdhi : Sahîh, al-Nasâ’i)]

Quant au débranchement des appareils reliés au malade que les médecins ont déclaré en état de mort cérébrale avec un cœur qui bat, les savants ont divergé à ce sujet. Certains ont considéré que la mort cérébrale était considérée comme une mort, et ont permis le débranchement des appareils médicaux, à condition que des médecins spécialistes déclarent que cette mort est irrémédiable et que les fonctions du cerveau se sont complètement arrêtées. L’Académie islamique de Fiqh a adopté cet avis.

D’autres l’ont interdit tant que le cœur bat et que la respiration fonctionne même s’il y a mort cérébrale.

Nous avons déjà publié une fatwa à ce sujet en approuvant ce dernier avis parce qu’il y a eu beaucoup de cas de gens diagnostiqués comme étant cérébralement morts et qui ont pu survivre à la suite et en voici des exemples :

1) Le journal al-Charq al-Awsat a mentionné dans son numéro électronique du 30/6/2001 qu’un savant britannique spécialisé dans l’étude des crises cardiaques est parvenu à prouver qu’une personne peut être toujours consciente même après l’arrêt du fonctionnement de son cerveau. Il a mentionné qu’il a étudié des cas de personnes considérées en état de mort clinique et qui sont revenues à la vie.

2) Cheikh Muhammad Muhammad Mukhtâr al-Chanqity a mentionné dans son livre Ahkâm al-Djirâha al-Tibbiya  que le savant Bakr Abû Zayd dit : « Un groupe de médecins ont affirmé le décès d’une personnalité éminente suite à la mort de son tronc cérébral, et ils étaient sur le point de prélever certains organes de son corps, mais ses héritiers les en empêchèrent. Puis Allah lui permit de vivre et il est toujours vivant jusqu’à présent. »

3) Le journal al-Muslimûn a publié dans son numéro 232 du 11/12/1409 H. une histoire pareille et il y a beaucoup d’autres exemples.

Le Coran et la Sunna ne se basent, concernant les prescriptions relatives à la mort, que sur la mort finale parce que la règle de base est la pérennité de la vie et que celle-ci ne cesse qu’en se fondant sur une certitude.

 

Et Allah sait mieux.

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