A cause du mauvais comportement de son mari et sa mère elle a renoncé à son mariage et s’est débarrassée de l’embryon qui était dans son ventre
Fatwa No: 89880

Question

J’ai connu l’expérience épouvantable du divorce il y a un an. Mon père est venu me prendre à la maison de mon mari qui était très en colère, remonté par sa mère qui semait toujours la discorde entre nous. Un jour, il m’a mis dehors et a fermé les portes de la maison. J’ai dû alors passer quelques jours chez des proches alors que j’étais enceinte. Après quelques jours, il est venu s’excuser et je suis retourné avec lui parce que je l’aime mais il n’a jamais cessé de me maltraiter à cause de sa mère. Mon père s’est fâché et m’a prise chez lui. J’étais triste et en colère contre mon mari, j’ai renoncé à ce mariage, j’ai divorcé et je me suis débarrassée de l’embryon qui était dans mon ventre. Je médisais de ma belle mère pour soulager mon dépit. Aujourd’hui je me suis repentie sincèrement, je regrette d’avoir tué mon enfant, et je regrette tout ce que j’ai dit sur mon mari et sa mère parce que le Musulman ne doit pas agir ainsi même s’il subit une injustice. Je suis triste à cause de l’échec de ce mariage et j’ai des remords à cause de l’avortement. Je suis très peinée et j’espère qu’Allah, exalté soit-Il, me pardonnera. Que faire ? J’invoque Allah, exalté soit-Il, très souvent, je pleure pour ce qui est arrivé et j’aime mon mari sincèrement ? Pourquoi tout cela a eu lieu ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses companons :

Vous devez savoir que votre repentir pour avoir avorté et pour avoir usé de médisance à l’encontre de votre mari et de sa mère est un pas sur le droit chemin. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Je suis Très Absoluteur pour quiconque se repent, croit, fait le bien puis s’engage sur le droit chemin (ihtadâ).   » (Coran 20/82)

Nous vous conseillons de vous fier à Allah, exalté soit-Il, et de multiplier les bonnes actions. Pour compléter le repentir d’avoir avorté, vous devez, si l’avortement a eu lieu 120 jours après la grossesse, payer le prix du sang qui équivaut au dixième de celui de la mère. Vous devez le payer à votre famille et ne pas en hériter. Il serait plus prudent également pour tenir compte des divergences sur le prix du sang, de jeûner deux mois consécutifs. C’est ce qui est dit dans le Coran. Si vous ne pouvez pas jeûner, certains oulémas ont dit que vous pouvez donner de la nourriture à soixante personnes.

Pour compléter le repentir de la médisance, vous devez demander pardon à ceux à l’encontre de qui vous avez commis la médisance. Vous devez invoquez Allah, exalté soit-Il, en leur faveur et dire du bien d’eux. L’imam Boukhari, qu’Allah lui fasse miséricorde, a rapporté que le Prophète () a dit que quiconque a été injuste envers un de ses frères qu’il lui fasse des excuses.

Nous attirons votre attention sur quelques points :

Le premier : vous n’êtes pas divorcée car le divorce relève de l’autorité du mari. S’il en est ainsi et que le mariage est toujours en vigueur, il faut essayer de remédier à la situation.

Le deuxième : il faut éviter les problèmes et essayer de s’entendre avec son conjoint ; c’est l’objectif le plus majestueux de la Charia (législation musulmane) en ce qui concerne le mariage.

Le troisième : la personne qui médit pour obtenir un conseil ou pour se plaindre d’une injustice et utilise le strict nécessaire en matière de paroles ne commet aucun péché.

Et Allah sait mieux.

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