Une personne jeûne mais ne prie pas puis meurt...
Fatwa No: 96678

Question

Que peut-on dire d'une personne qui jeûne mais ne prie pas ?
Et si Allah, Soubhanahou wa Taâla, l'appelle vers lui (meurt), doit-on effectuer la salate de la Djanaza ?

Réponse

Louange à Allah.  Paix et Salut sur Son Prophète.

Cher frère,

 

Les musulmans s'accordent à dire que la Salate est une obligation pour tout musulman majeur, capable, qui n'a pas d’excuse valable l’empêchant de l’accomplir, sauf les femmes en période de menstrues ou d’accouchement ou une personne qui n’a pas ses facultés mentales ou une personne évanouie ou d'autres cas encore.

 

Tous les Oulémas considèrent comme mécréant quiconque remet en question le caractère obligatoire de la Salate car il s'agit d’une obligation claire et sans conteste selon le Coran, la Sunna et le consensus des Oulémas.  Il s'agit d'une évidence reconnue par tous les membres de la communauté musulmane.

 

Quant à celui qui n'accomplit pas la Salate par paresse, les Hanafites disent qu'il doit être enfermé et battu jusqu'à ce qu'il prie ou qu'il meurt emprisonné. Selon les avis prédominants des Malékites, des Chaféites et des Hanbalites, il doit en revanche être appelé à se repentir, sinon il doit être tué.

 

Le tuer signifie chez les Malékites et les Chaféites que le Hadd est exécuté et non qu'il est jugé mécréant. Quant aux Hanbalites, la peine capitale est exécutée pour cause de mécréance après que le gouverneur ou son député l'aient appelé à se repentir comme l'a expliqué As-Saffarini le Hanbalite.

 

La plupart des preuves authentiques vont dans le sens du second avis. Le Prophète,  , a en effet dit que l’accomplissement de la Salate est ce qui distingue le croyant du mécréant. De même que le Hadith rapporté par Boreïda selon lequel le Prophète, , a dit que ce qui empêche de considérer les hypocrites comme des mécréants est qu'ils accomplissent la Salate  et quiconque l’abandonne est jugé mécréant et devra être traité comme tel (At-Tirmidhi et An-Nassaï).

 

Un groupe d’Oulémas dit que le fait de ne pas prier est un acte de mécréance majeure.

 

L’avis prédominant est de considérer comme mécréant celui que le gouverneur ou son délégué appelle à se repentir et qui refuse de s'y soumettre. L’exécution de la peine capitale, le cas échéant, sera alors le châtiment réservé à son apostasie, il ne doit être ni lavé ni entouré d’un linceul blanc et la prière mortuaire, Djanaza, ne doit pas être accomplie.

Son jeûne et ses bonnes actions ne lui serviront à rien car la mécréance, qu'Allah nous en préserve, élimine les bonnes actions.

 

Mais si le gouverneur ou son mandataire ne l’appellent pas à se repentir et qu'il meurt sans que le verdict ne soit prononcé, il sera traité comme un musulman normal et sera donc lavé, entouré de linceul blanc et la prière mortuaire, Djanaza,  sera accomplie.  

 

Et Allah sait mieux.

                                                                           

        

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