L’expérience d’une Canadienne

04/05/2009| IslamWeb

L’expérience d’une Canadienne

 
 
Beaucoup de canadiens se demandent comment et pourquoi une jeune parmi eux peut vouloir embrasser une religion qui a la réputation d’oppresser les femmes, va lui supprimer toutes formes de libertés et la traiter comme une citoyenne de seconde zone.
 
Je rejette en bloc toutes ces accusations et pose la question suivante : ‘’ Pourquoi tant de femmes qui sont nées et ont grandi dans ce que l’on appelle les sociétés civilisées, que ce soit au Canada, aux USA ou en Europe sont prêtes à rejeter leur ‘’liberté’’ et ‘’indépendance’’ pour embrasser une religion qui va les oppresser et leur être préjudiciable ?’’  
 
En tant que convertie canadienne, je ne peux que présenter mon expérience et les raisons personnelles qui m’ont poussées à rejeter cette ‘’liberté’’, liberté que tant de femmes clament avoir dans ces sociétés, en faveur de la seule et unique religion qui a réellement libéré la femme : lui donnant un statut unique sans comparaison possible avec celui des non-musulmanes.
 
En tant qu’enfant ayant grandi dans un environnement non-religieux, j’ai souvent demandé à mes parents si Dieu existait, et si oui qui Il était et d’où venait-Il ? Leur réponse a toujours été la même : ‘’Crois en ce que tu veux croire.’’. Ceci ne m’a apporté que confusions car beaucoup de mes amis avaient une religion et je ne comprenais pas pourquoi moi je n’en avais pas.
 
Je souviens lorsque j’avais 6 ou 7 ans, je suis allée plusieurs fois au catéchisme avec des amis. Je me suis ennuyée très profondément. Je ne me sentais pas à l’aise avec les autres enfants et je ressentais une certaine pression de la part de l’instructeur et des autres enfants car je ne savais rien au sujet de Jésus-Christ. A cause de ces sentiments, j’ai arrêté de m’y rendre et j’ai donc continué de grandir sans religion, sans aucune notion de Dieu, ce qui me rendait vraiment seul.
 
Lorsque j’ai rejoint le lycée, notre professeur de sciences-humaines nous enseigna que l’Islam était une religion qui ne donnait aucun droit à la femme, qu’elles n’avaient pas droit à l’éducation, devaient être excisées, soumises aux hommes sinon ces derniers pouvaient les battre.
 
Ceci m’a fait réfléchir
 
Peu importe ce que ce professeur disait, quelque chose en moi me disait que ceci ne pouvait être vrai. Ironie du sort, en même que je suivais ce cours, j’ai rencontré sur mon lieu de travail un musulman, Khaled (il est maintenant mon mari). Je lui ai donc demandé si les dires de mon professeur étaient vrais. Il fut choqué d’apprendre ce que l’on nous enseigné et démentit leur propos. Lorsque j’en informa mon professeur devant la classe, celui-ci affirma que mes sources étaient fausses, que lui prenait les siennes dans son livre car sinon il ne se permettrait pas de nous les enseigner.
 
Je suis passée pour une idiote, mais peu importe certain de mes amis me croyaient. J’ai donc continué des conversations au sujet de la femme musulmane avec Khaled et j’étais vraiment très curieuse de savoir quel était son rôle. Je dois admettre que je n’étais pas tout le temps d’accord avec ce qu’il disait, mais je n’étais pas croyante à cette époque et je ne comprenais pas complètement ce qu’était l’Islam. J’étais (je suis toujours) fascinée par ces femmes musulmanes qui se couvrent et dont la paix se lit sur leur visages. Je ne pouvais imaginer qu’un jour je serai l’une d’elles.
 
Deux ans plus tard, nous nous sommes mariés et peu de temps après nous avons eu notre premier enfant, Al-Hamdoulillah. Une petite année plus tard notre second enfant voyait le jour, Al-Hamdoulillah, j’ai alors commencé à déprimer et avoir le sentiment de vide spirituel, d’être à la dérive. Je ressentais comme si une partie essentielle de ma vie était manquante. J’ai alors commencé à m’intéresser de plus près aux différentes religions. Mais ce n’est que lorsque j’ai lu une traduction du Noble Coran que j’ai finalement trouvé le véritable sens de la vie et compris qu’il n’y avait qu’Allah qui était digne d’être adoré. Le Noble Coran répondait aux questions que je me posais et même plus.
 
Une semaine avant le mois de Ramadan, j’ai débuté la prière, mémorisais deux sourates et prononçait la chahada. Mes sentiments de dérive et de vide ont disparu avec la croyance en Allah.
 
Porter le foulard pour la première fois m’a donné un sentiment de plus grande paix, d’être quelqu’un, pas seulement quelqu’un mais une musulmane. Je me sentais protéger du mal. Je me sentais plus proche d’Allah par le fait d’obéir à l’un de ses commandements.
 
Je sais au plus profond de moi que cela irrité mon mari d’avoir une femme qui non seulement avait embrassé l’Islam mais aussi était pratiquante quand lui ne l’était pas. Mon mari et moi n’avons pas de divergences en termes d’éducation des enfants (en tant que musulmans) et nous n’avons jamais étaient si heureux que depuis que j’ai commencé à pratiquer l’Islam.
 
Ma vie a énormément changé (en positif) depuis que j’ai embrassé l’Islam et maintenant j’apprécie chacune de ses minutes. Je recommande et j’encourage vivement qui que soit : un musulman, un chrétien, un juif, un hindou à prendre une copie du Noble Coran et à la lire, pas seulement une ou deux parties, mais de la lire dans son intégralité.
 
Puisse Allah donner à chacun la force et le courage qu’Il m’a donné dans le passé.

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