Formuler le vœu de faire un I’tikaaf (retraite spirituelle)

21/07/2010| IslamWeb

Un jour, ‘Omar Ibn Al-Khattaab, qu’Allah soit satisfait de lui, demanda au Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) : « Ô Messager d’Allah, pendant la Djaahiliyah, j’ai formulé le vœu d’accomplir l’I’tikaaf d’une nuit dans la Mosquée sacrée ». Le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) lui répondit : « Respecte ton vœu par l’accomplissent d’un I’tikaaf pendant une nuit » (Boukhari et Mouslim).

Dans la narration de Mouslim, ‘Omar Ibn Al-Khattaab, qu’Allah soit satisfait de lui, demanda au Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) à Al-Dji’raanah alors qu’ils étaient de retour de Taa-if: « Ô Messager d’Allah, pendant la Djaahiliyah, j’ai formulé le vœu d’accomplir l’ I’tikaaf d’une nuit dans la Mosquée sacrée. Que me conseilles-tu de faire ? ». Le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) lui répondit: « Va et accomplis l’I’tikaaf pendant une nuit » (Boukhari et Mouslim).
Dans une autre narration, ‘Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, a dit : « Quand j’ai embrassé l’Islam, j’ai interrogé le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) à ce propos, alors il m’a dit : ‹Respecte ton vœu› » (Al-Bazzaar et Al-Bayhaqi).
 
Règles et enseignements à tirer :
Premièrement, les vœux, ainsi que l’I’tikaaf, étaient connus chez les gens de la Djaahiliyah.
Deuxièmement, il est licite de respecter un vœu, formulé avant la conversion à l’Islam, et certains oulémas ont même estimé qu’il était obligatoire de le respecter.
Troisièmement, ‘Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, était soucieux de s’acquitter d’un vœu qu’il a formulé au temps de la Djaahiliyah, ce qui démontre sa piété et sa dévotion.
Quatrièmement, le hadith souligne la nécessité de respecter les vœux, puisque le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) a ordonné à ‘Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, de respecter un vœu qu’il avait formulé au temps de la Djaahiliyah.
Cinquièmement, il est possible d’accomplir un I’tikaaf ne serait ce qu’un seul jour ou une seule nuit, comme le montre le hadith.
Sixièmement, certains ce sont servi de ce hadith pour prouver que l’I’tikaaf peut se faire séparément du jeûne, puisqu’il n’y a pas de jeûne pendant la nuit.
Septièmement, l’avis selon lequel l’I’tikaaf peut se faire séparément du jeûne est irréfutable, puisque cette retraite spirituelle est licite pour le jeûneur qui abandonne le jeûne du mois de Ramadan, en raison d’une maladie.
Huitièmement, les gens doivent s’enquérir auprès des oulémas des questions qu’ils ignorent, car ‘Omar, qu’Allah soit satisfait de lui, interrogea le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) au sujet de son vœu. Par ailleurs, celui qui est interrogé ne doit pas cacher son savoir.
Neuvièmement, un vœu relatif à un I’tikaaf dans une mosquée est annulé si, pour se rendre à cette mosquée, cela implique un voyage, hormis les trois mosquées indiquées par le Prophète (Salla Allahou ‘Alaihi wa Sallam) dans le hadith suivant :
«On ne doit voyager que pour se rendre à trois mosquées : la Mosquée Sacrée, ma Mosquée que voici et la mosquée Al-Aqsâ».
S’il n’y a pas besoin de voyager, alors le vœu doit être respecté.

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