Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
L’attribution de la récompense des actes d’adoration aux vivants fait l’objet d’une divergence entre les savants. Les hanbalites l’ont autorisée selon l’avis le plus répandu chez eux, tandis que beaucoup, voire la majorité des savants, l’ont interdite. Selon l’école hanbalite, il est donc permis de faire don de la récompense de l’aumône au voisin malade — qu’Allah lui accorde la guérison.
Pour notre part, nous penchons vers l’avis majoritaire qui ne l’autorise pas. Toutefois, il convient de conseiller à ce malade de multiplier les actes d’adoration qu’il est en mesure d’accomplir, parmi lesquels l’aumône, s’il le peut.
Quant à celui qui souhaite donner une aumône avec l’intention qu’Allah accorde la guérison à ce malade, cela constitue une bonne action. Cela relève du fait de se rapprocher d’Allah par les bonnes œuvres, ce qui est légiféré, comme l’indiquent de nombreux textes.
Il est rapporté dans un hadith : « Soignez vos malades par l’aumône ». Ce hadith comporte toutefois une faiblesse. Néanmoins, le principe général de la légitimité de se rapprocher d’Allah par les bonnes œuvres vient en appui de ce sens.
Al-Munâwî a dit dans Fayd al-Qadîr : « Soignez vos malades par l’aumône », c’est-à-dire en nourrissant l’affamé, en accomplissant des actes de bienfaisance envers les personnes affligées, et en réconfortant les cœurs brisés, comme ceux des malades parmi les étrangers, les pauvres, les veuves et les nécessiteux délaissés. Car cela repousse les maladies et les afflictions.
Il est mentionné dans Safar as-Sa‘âda que le Prophète (
) traitait les maladies par trois types de remèdes : les remèdes naturels, les remèdes spirituels — dont celui-ci fait partie — et les remèdes combinant les deux.
Il est également dit dans Silk al-Jawâhir : « L’aumône avant un besoin est une Sunna fortement recommandée, et les gens pieux la pratiquent en amont de leurs besoins, notamment pour la guérison de leurs malades. »
Et Allah sait mieux.