Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Le port de la bague de fiançailles ou de mariage n’était pas connu des pieux prédécesseurs et n’était pas pratiqué par les musulmans. Il s’agit plutôt de traditions étrangères introduites dans les sociétés musulmanes, et qui étaient accompagnées de certaines croyances erronées, telles que l’idée qu’elle susciterait l’amour entre les époux ou assurerait la pérennité de leur relation.
Le fait de la porter dans le but de signaler et d’indiquer qu’une femme est fiancée ou mariée fait l’objet d’une divergence d’avis parmi les oulémas contemporains, entre ceux qui l’interdisent et ceux qui l’autorisent.
L’avis qui paraît le plus prépondérant est que le port de la bague de mariage est permis lorsqu’il vise simplement à indiquer que la femme est mariée, à condition qu’il soit totalement exempt de toute croyance erronée liée à son port. En effet, ce port relève des usages et des coutumes, dont le principe de base est la permission, et sa large diffusion et sa généralisation font disparaître toute assimilation spécifique aux non-musulmans.
Quant à l’imitation des non-musulmans dans leurs usages et coutumes ordinaires qui ne sont pas liés à un acte cultuel, elle n’a aucun lien avec une mécréance faisant sortir de l’islam. L’interdiction de leur ressembler en dehors des actes d’adoration concerne uniquement ce qui relève de leurs particularités distinctives par lesquelles ils se différencient des autres ; cela est alors interdit, mais ne constitue pas une cause de sortie de la religion islamique.
Et Allah sait mieux.