Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Nous conseillons que votre époux s’adresse directement à l’un des savants, ou qu’il se rende dans l’un des centres islamiques, afin d’exposer précisément les paroles qu’il a prononcées, qu’ils puissent l’interroger sur les points nécessitant éclaircissement et lui donner une fatwa conforme à sa situation.
À titre général, nous pouvons toutefois vous indiquer ce qui suit :
Le fait pour le mari de dire à son épouse : « Voilà, tu es divorcée » (ou « Voilà, tu es répudiée ») est considéré comme une formule explicite de divorce ; le divorce prend donc effet par cette parole, même si le mari n’en avait pas l’intention. En effet, l’intention n’est pas prise en considération lorsque la formulation est explicite.
La colère n’empêche pas la validité du divorce tant que celui qui le prononce est conscient de ce qu’il dit. Tel est l’avis de la majorité des juristes, et c’est sur cet avis que repose la fatwa retenue chez nous.
Certains juristes estiment toutefois que si la colère est extrême, le divorce ne prend pas effet, même si la personne a conscience de ses paroles. C’est l’avis retenu par Ibn Taymiyya.
Nous attirons également l’attention sur le fait que la relation entre les époux doit être fondée sur l’accomplissement des droits, le respect mutuel et le dialogue face aux différends qui peuvent survenir entre eux.
Il convient aussi d’éviter de recourir au divorce comme moyen de résolution des conflits, car cela peut entraîner de graves conséquences.
Le musulman doit se prémunir contre la colère et veiller à la traiter par les moyens légiférés, tels que la demande de protection auprès d’Allah contre Satan le maudit, les ablutions, et autres moyens semblables.
Et Allah sait mieux.