Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Si la situation est bien telle que vous l’avez décrite, à savoir que le divorce religieux a effectivement été prononcé et qu’il est intervenu avant la consommation du mariage, le lien conjugal entre vous a pris fin dès que le mari a prononcé le divorce. En effet, le divorce prononcé avant la consommation du mariage entraîne une séparation irrévocable, et la femme n’est tenue d’observer aucun délai de viduité. Allah, exalté soit-Il, dit :
« Ô vous qui avez cru ! Lorsque vous épousez des croyantes puis divorcez d’avec elles avant de les avoir touchées, vous ne pouvez leur imposer aucun délai de viduité. » (Coran 33/49)
Par conséquent, vous n’êtes actuellement plus l’épouse de cet homme. Quant au divorce civil intervenant après le divorce religieux, il ne constitue qu’une officialisation de celui-ci. En principe, cette démarche n’est pas obligatoire, de sorte qu’il n’y aurait aucun péché à ne pas l’accomplir. Toutefois, son importance et sa nécessité ne font aucun doute, particulièrement à notre époque, car elle permet de préserver les droits et de prévenir les causes de litiges.
Nous attirons également l’attention sur l’importance de respecter le principe de véracité ainsi que les conditions légales relatives à l’immigration et au séjour qui ne contreviennent pas à la Charia. Si ces dispositions exigent l’existence effective d’une relation conjugale, il n’est pas permis de recourir à la tromperie ni de prétendre que le mariage subsiste alors que ce n’est pas le cas. Le Prophète (
) a dit : « Les musulmans sont tenus de respecter leurs conditions. » (Rapporté par Abû Dâwûd)
Et Allah sait mieux.