Une fille a du mal à respecter sa mère après l'avoir surprise en train de tromper son père

7-9-2026 | IslamWeb

Question:

Une fille a pris sa mère en train de tromper son père, quand la fille a grandit, elle n’a pas pu dire la vérité à son père par la peur de sa mère . Aujourd’hui, cette fille crie sur sa mère et quand elle repense à cela, elle ressent de la haine envers sa mère. Est-ce un péché ?
Merci

Réponse:

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Le comportement de la jeune fille en question envers sa mère appelle les précisions suivantes : le simple fait qu’elle éprouve de l’aversion pour sa mère en raison du comportement répréhensible et de la trahison qu’elle a commis ne lui est pas reproché, car les sentiments du cœur ne relèvent pas de la volonté de la personne. Or, celle-ci n’est pas tenue responsable de ce qui échappe à sa volonté, comme ce qu’elle fait par erreur, par oubli ou sous la contrainte, ainsi que de tout ce qu’elle ne peut maîtriser. Le Prophète () a dit : « Il a été pardonné aux membres de ma communauté ce qu’ils commettent par erreur, par oubli ou sous la contrainte. » Rapporté par Ibn Mâjah.

Quant au fait qu’elle ait crié au visage de sa mère, il s’agit d’un acte gravement répréhensible, car cela relève de la désobéissance filiale, laquelle est une cause de la colère d’Allah et de Son douloureux châtiment. Elle doit donc se repentir, présenter ses excuses à sa mère et lui demander pardon. Elle devra désormais mieux se comporter et savoir que le manque de droiture de sa mère, ses manquements dans l’obéissance à son Seigneur ou son infidélité envers son mari ne dispensent pas ses enfants de leur devoir de bienfaisance envers elle. En effet, cette bienfaisance n’est pas conditionnée par la droiture des parents ni par l’accomplissement de leurs devoirs.

Au contraire, se montrer bienfaisant envers ses parents et les traiter avec bonté est un droit qui leur revient du seul fait qu’ils sont les parents. Si même leur mécréance en Allah et leurs efforts pour amener leur enfant à Lui associer quelque chose ne les privent pas de leur droit à la bienfaisance et à une compagnie convenable, comme Allah le Très-Haut le dit : « Et s’ils s’efforcent de te pousser à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas, mais accompagne-les ici-bas de façon convenable » (Coran 31/15), alors, à plus forte raison, le fait qu’ils commettent un péché moins grave que la mécréance et le polythéisme ne les prive pas de ce droit.

Préserver la mère du scandale fait partie de la bienfaisance envers elle. Il convient parallèlement de la conseiller, de la détourner de ce qui est répréhensible avec douceur et par de bonnes paroles, et de lui rappeler Allah ainsi que les droits de son mari sur elle. Peut-être se repentira-t-elle et l’affaire en restera-t-elle là.

Puisque ces faits remontent à un certain temps, nous conseillons à cette jeune fille de ne plus y penser, de se consacrer désormais à sa propre réforme ainsi qu’à celle de sa mère, et de s’efforcer d’oublier ce qui s’est passé.

Et Allah sait mieux.

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