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L’âme sœur, critères de choix

L’âme sœur, critères de choix
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Comment choisir son âme sœur ? Une question simple et fréquemment posée dans notre quotidien, une centaine, voire un millier de fois. Malgré sa simplicité, nombreux sont ceux qui ne savent pas y répondre que ce soit sur le plan théorique ou pratique.

Avant de répondre à cette question, on en posera une autre qui surprend d’habitude les gens quand elle leur est adressée : « Pourquoi vous mariez-vous ? » Lorsqu’on pose cette question à quelqu’un, il est surpris et n’y répond souvent que de manière inintelligible : « Je marie comme tout le monde… » ou « Pourquoi pensez-vous que les gens se marient ? ».

Ainsi, la question reste-t-elle sans réponse claire dans l’esprit du candidat au mariage alors que la réponse est d’une importance capitale dans le choix de son conjoint. Car le choix du conjoint dépendra beaucoup des objectifs et des intentions que l’on se fixe et de leur clarté dans l’esprit de chacun.

L’intéressé doit se poser les questions suivantes : « Est-ce que je me marie pour assurer une jouissance ? » « Ou pour fonder une famille ? » « Ou pour avoir beaucoup d’enfants et en tirer une fierté ? » « Ou par obéissance à Allah ? » « Ou par volonté de peupler et de construire cette terre et de réaliser la volonté de Dieu au plan du vicariat de l’homme sur terre ? » « Ou bien pour tout ce qui précède dans un cadre plus général où l’obéissance à Allah et la réalisation de Sa volonté sont l’objectif sublime et où le plaisir et la joie d’avoir une femme et des enfants sont des objectifs complémentaires ? »

Il y a là diverses formes de réponses et différentes motivations au mariage. Il existe, par conséquent, des visions différentes quant à la manière de choisir son conjoint. C’est en fonction de notre vision sur l’objectif du mariage, que variera notre appréciation de la performance de notre conjoint dans l’accomplissement de son rôle qui, à son tour, varie en fonction de l’objectif du mariage.

Choix de la raison ou du cœur ?

Avant de se demander « comment choisir ? », on devrait se demander « pourquoi je me marie ? » et « quel rôle aurai-je à jouer ? » et, par conséquent, « quel est le rôle attendu de mon conjoint ? » C’est à ce moment que la question de la manière de choisir devient logique et normale et qu’une autre question se pose à savoir, « Le choix doit-il être rationnel ou affectif ? ». Parfois, la question est formulée autrement : « Est-ce que j’opte pour un mariage traditionnel par l’intermédiaire de la famille fondé sur des critères rationnels ou bien est-ce que je choisis mon conjoint moi-même c’est-à-dire sur la base d’un attachement affectif ? »

Ainsi formulées ces questions suggèrent l’existence d’une contradiction entre le choix de la raison et celui du cœur. Elles supposent que le mariage traditionnel, la famille aidant, ou le « mariage arrangé » comme on l’appelle, est dépourvu de toute émotion, et que l’individu ne peut pas recourir à sa raison lorsqu’il décide par amour de se lier à une collègue de travail, d’études ou à une voisine... etc.

Mais il n’en est rien. Car la méthode avec laquelle on se marie ne détermine pas notre manière de choisir. C’est plutôt le fait d’être conscient de « comment choisir » qui permet d’adapter les différentes méthodes de mariage aux préférences de la personne de manière à ce qu’elle trouve, autant que faire se peut, ce qu’elle recherche dans son compagnon de vie.

Un oiseau à deux ailes

Dans leur équilibre délicat, la raison et le cœur sont au mariage ce que sont les ailes pour un oiseau. Celui-ci ne volera pas à moins que ses deux ailes soient saines et parfaitement équilibrées. Au moment du choix, le minimum affectif est l’acceptation et la non-répugnance. Progressivement, les sentiments se développent en une affinité puis en une volonté de s’unir et se transforme éventuellement en un amour réciproque entre les deux parties. Quant au choix de la raison, il veille à la compatibilité des deux parties sur les plans psychologique, social, économique, scientifique, de l’apparence et de la religion.

La rationalisation du choix

Au moment de dresser la liste des qualités souhaitées chez son conjoint, il faut garder à l’esprit que la personne parfaite n’existe pas et qu’il est indispensable de se fixer des priorités et de les classer en fonction de ce que l’on voudrait obtenir de son conjoint. Ainsi sera-t-on à même de déterminer les choses sur lesquelles on pourrait transiger. Si, à titre d’exemple, on accorde une priorité au critère de l’apparence et de la beauté, on devra envisager que cela puisse être au détriment du niveau social ou économique de son conjoint, etc.

Si le candidat au mariage ne définit pas ses priorités, il ne verra que les défauts de chaque conjoint potentiel et leur accordera la priorité. Il finira par ne jamais pouvoir choisir car, à chaque fois, il trouvera un défaut qui le mènera au refus ou à l’indécision. Car, en définitive, la personne parfaite possédant toutes les qualités espérées n’existe pas.

Classer ses priorités

Il convient donc de classer par ordre décroissant de priorité les qualités recherchées chez le conjoint, lequel classement varie d’une personne à l’autre et donner à chaque critère un poids approximatif. Ensuite, il s’agit d’évaluer chacun de critères chez le conjoint potentiel et de lui donner une note jusqu’à ce que tous les critères identifiés et classés précédemment aient reçu une note. Après ce classement et cette évaluation, il faut porter un regard d’ensemble sur la personne en question. Il sera alors possible de décider si ce conjoint est convenable et dans quelle mesure on pourra s’adapter à ses défauts et carences de manière à ce qu’ils n’empoisonnent pas notre vie.

À cette étape, on doit être honnête avec soi-même. Il n’est pas question de se voiler la face lorsqu’on choisit son conjoint, car il s’agit d’une personne qu’on devra supporter à vie. On doit très bien savoir les suites de notre engagement et regarder le conjoint potentiel tel qu’il est, sans s’attendre à ce qu’il change par la suite que ce soit du point de vue de l’apparence ou du caractère, etc. Car à ce stade, on est encore libre de choisir. Mais, plus tard, on sera responsable de ce choix et on devra en assumer les conséquences.

 

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