La femme

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Baraka : Mère du Prophète après sa véritable mère 2

Baraka : Mère du Prophète après sa véritable mère 2
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Baraka : Mère du Prophète après sa véritable mère

 
Lorsque Mohammed, , est né, Baraka - que Dieu l’agrée – a été la première à le tenir dans ses bras. Son grand-père est venu et l’a emmené à la Kaâba. La Mecque toute entière a célébré sa naissance.
Baraka - qu’Allah l’agrée – est demeurée auprès d’Amina tandis que Mohammed, , a été envoyé à la campagne, sous l’atmosphère vivifiante du désert, confié aux bons soins de la dame Halima. Au bout de cinq ans révolus, il a été ramené à la Mecque et sa mère l’a reçu avec tendresse et amour. Baraka - qu’Allah l’agrée - l’a accueilli avec une grande joie, une impatience comblée et beaucoup d’admiration.
Lorsque Mohammed, , a atteint 6 ans, sa mère a décidé de se rendre sur la tombe de son mari, Abdallah, à Yathrib. A la fois Baraka - qu’Allah l’agrée - et Abdalmouttaleb tentèrent de l’en dissuader. Toutefois Amina était déterminée. Un matin, ils se sont mis en route - Amina, Baraka - qu’Allah l’agrée - et Mohammed, , tous trois installés sur un palanquin monté sur un grand chameau faisant partie d’une imposante caravane en partance pour la Syrie. Afin de protéger le tendre enfant de toute tristesse et de toute inquiétude, Amina a dissimulé à Mohammed, , le fait qu’ils faisaient ce voyage pour voir la tombe de son père Abdallah.
La caravane s’est déplacée à vive allure. Baraka - qu’Allah l’agrée –tentait de consoler Amina dans l’intérêt de son fils. La plupart du temps durant le voyage, l’enfant dormait ses bras autour du cou de Baraka.
La caravane a mis dix jours à atteindre Yathrib. Le jeune Mohammed, , a été confié à ses oncles maternels du clan des Banou Nadjar le temps qu’Amina puisse se rendre sur la tombe d’Abdallah. Chaque jour durant quelques semaines, elle se recueillait ainsi sur la tombe de son défunt mari. Elle était inconsolable, consumée de tristesse.
Sur le chemin de retour vers la Mecque, Amina est tombée sérieusement malade. A mi-chemin entre Yathrib et la Mecque, à un endroit appelé Al Abwaa, ils se sont arrêté. La santé d’Amina s’est détériorée rapidement. Une nuit très sombre, une très forte fièvre l’a gagnée. Elle a appelée Baraka d’une voix étouffée.
Baraka - qu’Allah l’agrée - raconte : « Elle a murmuré à mon oreille : « Ô Baraka , je vais bientôt quitter ce monde ! Je te confie mon fils Mohammed. Il a perdu son père alors qu’il était encore dans mon ventre. Le voici qui perd sa mère sous ses propres yeux. Sois une mère pour lui, Baraka et ne le quitte jamais. »
« Mon cœur s’est brisé à ces mots et je n’ai pu contenir mes sanglots et mes gémissements. L’enfant a été affligé par mes cris et s’est mis à pleurer. Il s’est jeté dans les bras de sa mère et s’est cramponné à son cou. Elle a rendu son dernier soupir puis est devenue silencieuse à jamais. »
Baraka - qu’Allah l’agrée – a pleuré amèrement. Elle a creusé de ses propres mains une tombe dans le sable. Elle y a enterré Amina et l’a mouillée de toutes les larmes que son cœur pouvait encore contenir.
Baraka est retourné à la Mecque avec l’enfant désormais orphelin et l’a confié à la protection de son grand-père. Elle est demeurée à ses côtés dans cette demeure afin de s’occuper de lui. Lorsque Abdalmouttaleb est mort deux ans plus tard, elle s’est rendu avec l’enfant à la maison de son oncle Abou Talib et a continué à veiller au moindre de ses besoins jusqu’à qu’il ait atteint l’âge adulte et qu’il épouse la dame Khadidja qu’Allah l’agrée.
Baraka est resté ensuite avec Mohammed, , et Khadidja - qu’Allah l’agrée - dans une maison appartenant à Khadidja. « Je ne l’ai jamais quitté et il ne m’a jamais quittée » a-t-elle dit.
Un jour, Mohammed, , l’appela ainsi : « Ya Oummah ! » (il l’appelait toujours « Mère »). « Je suis maintenant un homme marié et tu es toujours célibataire. Que dirais-tu d’une personne qui viendrait te demander en mariage ? » Baraka l’a regardé et lui a dit : « Je ne te quitterai jamais. Est-ce qu’une mère abandonne son enfant ? » Mohammed a souri et a embrassé sa tête. Il a regardé sa femme Khadidja et lui a dit : « C’est Baraka. C’est ma mère après ma véritable mère. Elle est tout ce qui reste de ma famille. »
Baraka a observé la dame Khadija qui lui a dit : « Baraka, tu as sacrifié ta jeunesse pour le bonheur de Mohammed. Maintenant il veut rembourser une partie de la dette qu’il a envers toi. Pour moi et pour lui, accepte de te marier avant que tu ne sois trop âgée. »
« Qui dois-je épouser, ma Dame ? » a demandé Baraka.
« Oubeid Ibn Zayd de la tribu de Khazradj de Yathrib. Il est venu pour demander ta main. Je t’en prie, ne refuse pas. »
Baraka - qu’Allah l’agrée - a accepté. Elle a épousé Oubeid Ibn Zayd et est allé avec lui à Yathrib. Là elle donna naissance à un fils qu’elle appela Aymane et depuis lors les gens l’appelèrent « Oum Aymane » (la mère de Aymane).
Son mariage toutefois n’a pas duré très longtemps. Son mari est mort et elle est retournée à nouveau à la Mecque pour vivre avec son « fils »Mohammed dans la maison de la dame Khadidja. A cette époque vivaient sous ce même toit Ali Ibn Abi Talib, Hind (la fille de Khadidja de son premier mariage), et Zayd ibn Haritha qu’Allah les agrées.

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