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Les biens que nous possédons ne nous appartiennent pas en propre

Les biens que nous possédons ne nous appartiennent pas en propre
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Les biens que nous possédons ne nous appartiennent pas en propre, nous n’en sommes que les gestionnaires par procuration. Allah dit : «S'Il vous les demandait importunément, vous deviendriez avares et Il ferait apparaître vos haines. Vous voilà appelés à faire des dépenses dans le chemin d'Allah. Certains parmi vous se montrent avares. Quiconque cependant est avare, l'est à son détriment. Allah est le Suffisant à Soi-même alors que vous êtes les besogneux. Et si vous vous détournez, Il vous remplacera par un peuple autre que vous, et ils ne seront pas comme vous.» (Coran 47/36-37). Bien plus, Il a ajouté à cet examen celui de la foi : « Croyez en Allah et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance.» [Coran 59/7).
On trouve dans le verset suivant une allusion merveilleuse ! En effet, Allah y révèle que tout ce qu’il y a dans ce monde de biens et d’avantages fait partie des créatures qu’Allah a créées dans les premiers jours de la création du monde. Ainsi, le Tout-Puissant dit : «Dis : “Renierez-vous [l'existence] de celui qui a créé la terre en deux jours, et Lui donnerez-vous des égaux ? Tel est le Seigneur de l'univers C'est Lui qui a fermement fixé des montagnes au-dessus d'elle, l'a bénie, et lui assigna ses ressources alimentaires en quatre jours d'égale durée. [Telle est la réponse] à ceux qui t'interrogent. » (Coran 41/9-10).
En conséquence, tous les moyens de subsistance ont pour origine la terre, de même que tout ce que celle-ci renferme de biens et d’avantages a été créé dans les premiers jours de la création du monde. Et il n’a pas diminué depuis lors. Ce que les gens mangent provient de la terre et, à chaque fois, Allah le fait remplacer par ce qui reste enfoui dans le sous-sol « N'avons-Nous pas fait de la terre un endroit les contenant tous, les vivants ainsi que les morts ? Et n'y avons-Nous pas placé fermement de hautes montagnes ? Et ne vous avons-Nous pas abreuvés d'eau douce ?» (Coran 77/25-27).
La réalité est que ces biens ne cessent de circuler et de passer de mains en mains en vertu d’opérations de vente, ou comme résultat de banqueroute, de vol, d’usurpation ou d’héritage. C’est le cas, par exemple, des logements sur cette terre où il n’y a, parmi eux, aucun qui soit habité aujourd'hui et qui ne l’ait pas été par d’autres bien avant et qui le sera aussi dans l’avenir par d’autres encore. C’est ainsi le cas du monde entier. Il est donc impératif, à plus d’un titre, que nous comprenions que ce que nous possédons ne nous appartient, en propre, en vertu du verset « […] et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance.» (Coran 59/7) nous n’en sommes que les héritiers de ceux qui nous ont précédés et les prédécesseurs de ceux qui viendront après nous et auxquels on remettra, de gré ou de force, ce que nous possédons. De là on réalise qu’Allah ne nous a pas fait posséder les biens « Ils t'interrogent au sujet du butin. Dis : “Le butin est à Allah et à Son messager.” Craignez Allah, maintenez la concorde entre vous» (Coran 8/1), mais plutôt nous les a confiés en les mettant sous notre responsabilité pour que nous y agissions en tant que mandataires seulement et, en tant que tels, nous sommes au service de Celui Qui nous a mandatés et Qui, à Sa guise, peut, à tout moment, nous révoquer soit par la mort, soit par la mise en quarantaine, soit encore par la pauvreté. Le résultat est en tout cas le même : il s’agit toujours d’une révocation qui empêche l'homme d'agir et de disposer des biens qui lui étaient, jusque-là, confiés. C’est une situation qui peut arriver à tout moment et à n’importe qui. C’est pourquoi il n’est pas rare d’assister à des revers de fortune qui rendent le pauvre riche et le riche pauvre.
 

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