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Les dépenses en temps de prospérité et en période de grande difficulté

Les dépenses en temps de prospérité et en période de grande difficulté
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Celui qui dépense en temps de prospérité ne saurait être comparé avec celui qui dépense en temps de détresse. C’est pourquoi Allah dit (sens du verset): « On ne peut comparer cependant celui d'entre vous qui a donné ses biens et combattu avant la conquête… ces derniers sont plus hauts en hiérarchie que ceux qui ont dépensé et ont combattu après. Or, à chacun, Allah a promis la plus belle récompense » (Coran 59/10). Rien n’exprime mieux la situation de ceux qui dépensent dans les moments difficiles que la formule utilisée par le Prophète () pour décrire leur cas : « Un dirham qui vaut cent mille dirhams ». Le contexte, c’est l’histoire de l’arrivé de quelques Arabes du désert, essentiellement de la tribu de Moudar. A leur vue le Messager d'Allah () - qui est plus indulgent envers les croyants qu’ils ne le sont envers eux- mêmes – devient extrêmement crispé et soucieux puis il dit : «Que les hommes viennent et que chacun donne ce qu’il peut ; que l’homme donne de ses dattes, de ses froments, de son orge, de ses dirhams ou de ses dinars ». C’est alors qu’un homme des Ansars est venu et a donné un seul dirham. En réaction le Messager d'Allah () dit : «(Voila) un dirham qui vaut cent mille dirhams ». Cela veut dire tout simplement que le dirham donné par cet homme est plus important, plus valeureux aux yeux d’Allah que cent mille dirhams donnés par d’autres, parce l’auteur du geste, en pn plus du fait qu'il n'a pas tenu compte de son propre besoin, a agi en précurseur et, de ce fait, son exemple sera suivi par les autres ce qui lui fera gagner une récompense équivalente à leurs bonnes actions sans que cela ne diminue, le moins du monde, celle que ceux-ci recevront eux-mêmes.
 

Les dépenses présentent des avantages autres que ceux prévus dans l’autre monde où le poids des bonnes œuvres fait pencher la balance. Déjà, dans ce monde, elles font ennoblir ceux qui les donnent. Il est rapporté, de sources authentiques, que le Prophète () a dit : « La main supérieure est meilleure que la main inférieure (la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit)». Celui qui fait la dépense est meilleur que celui à qui on la fait. De plus, donner est un motif qui conduit à la richesse. Il a été rapporté, de sources authentiques que le Prophète () a dit qu’Allah dit : « Ô fils d'Adam donne et Je te donne ». Le Prophète () a dit également : « Il y a, chaque jour où le soleil se lève, deux anges qui descendent du ciel dont l’un dit : O seigneur donne à celui qui donne et l’autre dit : apporte destruction à celui qui retient ». Cela arrive donc tous les jours, car ces deux anges qui descendent sont envoyés par le Tout-Puissant et ils ne peuvent faire qu’une invocation qui leurs a été indiquée tout comme ils ne peuvent pas faire une intercession sans en avoir la permission : «Et Ils n'intercèdent qu'en faveur de ceux qu'Il a agréés [tout en étant] pénétrés de Sa crainte.» (Coran 21/28). Donc l’ange ne peut faire qu’une invocation dont il en a reçue la permission.
 

Parmi les avantages que reçoit celui qui donne pendant qu’il est encore dans ce monde il y a le fait que son acte écarte de lui, par la grâce d’Allah, les fléaux et les désastres. En effet, la charité entre en combat, au ciel, avec les fléaux pour les empêcher de toucher les membres de la famille de celui fait la charité. C’est pourquoi Allah a prévu pour le fils d'Adam, chaque jour où le soleil se lève, trois cent soixante charités destinées à correspondre au nombre de ses articulations, comme l’a dit le Prophète () : « Chaque phalange du fils d’Adam doit, chaque jour où le soleil se lève, s’acquitter d’une charité [...] ». Dans le Sahîh de Mouslim, Aïcha rapporte que le Prophète () a dit : « Allah, en créant le fils d’Adam, l’a formé en trois cents soixante articulations et a fait que chacune doit, chaque jour où le soleil se lève s’acquitter d’une charité », peu importe que celles-ci soient connues par les médecins, décelables par l'autopsie ou inaccessibles à l’œil nu. Toujours est-il qu’elles sont toutes – petites ou grandes – assujetties par Allah à l’obligation de faire une charité chaque jour où le soleil se lève. Mais il suffira, pour le croyant, de faire deux rak’a-s avant midi pour compenser ces 360 charités.


Il ne fait aucun doute que ces dispositions sont promulguées dans le but de mieux guider le fidèle, de lui apporter du bien et de fortifier ses membres afin qu’il puisse en profiter et en jouir plus longtemps tout en étant à l’abri des maladies. C’est dire combien l’homme a besoin de ces charités pour endiguer les fléaux qui guettent sa famille dans ce monde, pour revaloriser son statut et pour atténuer le courroux du Tout-Puissant, sans parler du fait qu’elles garantissent la croissance des biens. En effet, selon le Prophète () : « Jamais la charité n’a diminué les biens dont elle est déduite ». Cela veut dire que ce que le fidèle donne de ses biens pour plaire au Tout-Puissant lui sera certainement remboursé aussi bien dans ce monde que dans l’autre. D’ailleurs comment ne pas être ainsi, car Allah n’a nullement besoin de l’argent de Ses créatures, ni de leurs dons, ni encore moins de leurs appuis. Il ne cherche, exalté soit-Il, qu’à les mettre à l’épreuve pour identifier ceux qui privilégient la vie future et qui, en conséquence s’efforcent de se rapprocher de Lui en dépensant de ce qu’Il leur a donné.
 

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