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Laissez votre marque dans votre société

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Laissez votre marque dans votre société

Parmi les grandes privations et les pertes évidentes pour un être humain, il y a le fait de n’être rien d’autre qu’un numéro, dans la longue chaine des humains, au cours de sa vie et après sa mort, n’ayant aucune importance selon les valeurs morales et n’ayant apporté aucune contribution significative au patrimoine éthique. Une telle contribution est l’empreinte durable que vous laissez derrière vous et la représentation ultime de votre vie. Efforcez-vous donc d’acquérir un mérite [unique], grâce auquel on se souviendra de vous, après votre mort. À quoi ressemblera votre départ ? Qu'allez-vous laisser derrière vous ? Laisserez-vous un héritage qui continuera de porter fruit durablement et un bon souvenir ? Ou laissez-vous [plutôt] un héritage aux répercussions négatives qui continuera à vous nuire après votre mort ainsi qu’un mauvais souvenir ?

Avant de répondre à cette question, il est important de comprendre qu'Allah a créé les êtres humains différents les uns des autres. Tout comme ils se distinguent [physiquement], en ce qui a trait à leurs couleurs et à leurs tailles, ils se distinguent également [moralement], en ce qui concerne leurs qualités, leurs natures, leurs comportements et leurs moralités. Allah, le Très-Haut, n'a cependant pas créé l’être humain rigide et incapable de changement. Tout être humain peut changer ses mauvais caractères, modifier ses mauvais comportements et purifier son âme. Il est étrange qu'une personne quitte ce monde, sans y laisser quelque chose ayant un impact positif que l’on puisse louer et émuler. Il est plus étrange encore qu’une personne y laisse plutôt quelque chose de foncièrement mauvais, comme une mauvaise réputation, comme les insultes, les calomnies et les diffamations qui ont cours sur les réseaux sociaux. Allah peut certes pardonner les péchés, mais seulement si ces péchés ne concernent que des manquements à Ses propres droits. Les péchés qui impliquent des transgressions contre les droits d’autrui seront en attente [de jugement], jusqu'au Jour du Jugement dernier. Il convient que les transgresseurs comprennent bien que ceux qui ont subi leurs mauvais traitements en viendront possiblement à les détester et à faire des invocations contre eux. Il est également possible que leurs impacts négatifs soient propagés et promus par ceux qui les suivent.

Allah, le Très-Haut, dit (selon la traduction du sens du verset) :

« Qu'ils portent donc, le Jour de la Résurrection, les fardeaux de leurs propres œuvres ainsi qu'une partie des fardeaux de ceux qu'ils égarent, sans le savoir. Combien sera mauvais [le fardeau] qu'ils porteront ! » (Coran 16/25)

Contrairement à cela, une noble conduite et un impact positif conduisent à une bonne vie. C’est également un modèle à suivre pour ceux qui en auront bénéficié, car ils auront le désir de l’imiter. Ils imploreront aussi durablement la miséricorde d’Allah en faveur de leur bienfaiteur, après leur mort. Il s’agit, non seulement d’un trésor que leur famille partagera, mais également d’un trésor dont tout le monde bénéficiera. Leur héritage ne sera pas transmis uniquement à leurs héritiers, mais il le sera également à ceux qui ont bénéficié de cet héritage. Les traces de ceux qui auront adopté une noble conduite continuera à dessiner une image mentale pour la société, même lorsque leurs corps seront mis en terre. Ils seront évoqués et suivis. C'est un don continu et un bien permanent qui pousse la société à conserver les bonnes actions et à maintenir les nobles qualités.

Allah, le Très-Haut, dit (selon la traduction du sens du verset) :

« À quiconque, homme ou femme, accomplira une bonne œuvre, tout en étant croyant, Nous ferons vivre une bonne vie, et Nous les récompenserons en fonction des meilleures de leurs actions. » (Coran 16/97)

La vie humaine ne possède aucune valeur, si elle ne laisse pas un héritage positif après son départ. Contrairement à ceux qui réussissent en ayant su comment créer une grande gloire et une riche histoire qui leur est propre.

L'un des personnages marquants de notre époque est le Cheikh Abdul Rahman Al-Sumait, né au Koweït, en 1947. Dès son plus jeune âge, il a fait montre de persévérance dans l’accomplissement de la prière. Il aimait également la lecture et il a lu la Sira (biographie) du Prophète () ainsi que les biographies de ses grands Compagnons et de nombreux Pieux prédécesseurs. Il a grandi en aimant cette religion. Ceci l’a amené à aimer les grands hommes [de l’islam] qui n’ont pas eu d’équivalent dans l'Histoire.

Lors de ses études au lycée, le cheikh Abdul Rahman a remarqué que les ouvriers attendaient les transports en commun sous le soleil brûlant du Koweït. Lui et ses collègues ont alors décidé de ramasser des fonds pour acheter une voiture, afin de transporter gratuitement les travailleurs, de leur lieu de travail jusqu’à leur domicile, uniquement pour l'amour d'Allah. Il a par la suite entamé ses études universitaires. Il a obtenu son baccalauréat en médecine en Irak, sa maitrise en Grande-Bretagne et son doctorat au Canada. Il a finalement décidé de retourner au Koweït pour y travailler comme médecin, mais son épouse vertueuse lui a suggéré de travailler plutôt dans la voie de la Da’wa (propagation de l'islam) en Asie de l'Est. C'était la volonté d'Allah qu'il s'installe en Afrique, plus spécifiquement au Malawi. Il y était allé pour satisfaire la demande d’une femme vertueuse qui voulait construire une mosquée, en dehors du Koweït. Il a alors été choqué par ce qu'il a vu. De nombreux musulmans, vivant là-bas, ne savaient même pas comment faire les ablutions. Ils ne connaissaient rien non plus aux enseignements de l'islam. À ce moment, le cheikh a constaté le succès de l'activité de prosélytisme des chrétiens européens qui réussissaient à les christianiser. Le cheikh Al-Sumait et sa femme ont alors décidé d'y rester pour y faire la Da’wa. Ils ont abandonné tous deux la vie de luxe qu’ils menaient. Ils se sont installés dans une maison modeste d’un village reculé, plus précisément au village de Madikeri, sur l'ile de Madagascar. Il a mis en place une équipe de prédicateurs islamiques et d'imams, afin de répandre l'islam dans les pays africains, après les avoir formés sur les sages méthodes de propagation de l'islam et sur la manière d’entrer en interaction avec des cultures différentes. Il a réparti ses étudiants partout sur le continent africain. Il a ainsi créé un réseau intégré de jeunes fidèles qui se déplaçaient d'un village à l'autre, marchant à pied pour propager l'Islam parmi ses habitants.

Il a aidé un grand nombre de personnes à se convertir à l'islam [estimé à plus de 5 millions]. Il a également contribué à la construction d'environ 5700 mosquées. Il a soigné et accueilli 15 000 orphelins. Il a foré plus de 9 500 puits artésiens. Enfin, il a construit 860 écoles, établi 4 universités et 204 centres islamiques.

Il a formé une association et il l’a nommée Direct Aid Association (Association d’aide directe) au profit de tous, musulmans, chrétiens ou païens. Puisse Allah vous faire miséricorde, Abu Suhaib et vous faire résider au Paradis !

Allah, le Très-Haut, dit (selon la traduction du sens du verset) :

« C'est Nous qui ressuscitons les morts et écrivons ce qu'ils ont fait [pour l'au-delà] ainsi que leurs traces. Et Nous avons dénombré toute chose dans un registre explicite. » (Coran 36/12)

Quand laisserez-vous votre marque, tandis qu’Allah vous a accordé la grâce de l'Islam ? Quelle grande bénédiction également avez-vous d'être un descendant de grands ancêtres ! Des personnes qui ont éclairé le monde en dissipant ses ténèbres et qui ont créé une civilisation que l’Histoire a écrite. N’êtes-vous pas inquiets de l'état de votre Umma (la communauté musulmane) ? N'êtes-vous pas préoccupé que la Dounia (la vie de ce monde) soit une arme, parmi d'autres qui menace votre Umma ? N'est-ce pas digne pour vous de participer à la construction de cette histoire ? Levez-vous et ne vous laissez pas aller à votre paresse. Découvrez qui vous êtes et regardez le passé de votre Umma, pour vous en inspirer, comme une torche qui éclaire votre chemin. Mettez-vous au travail sans tarder et laissez votre marque dans la vie, car elle est courte et vous ne savez pas quand elle se terminera. Lorsqu’elle prendra fin, seul votre héritage restera et vous aurez une mention honorable dans les générations futures. Sinon, vous n'aurez pas d'héritage, et l'Histoire vous oubliera.

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