Réciter des versets coraniques ou des invocations sur certaines plantes à des fins curatives Fatwa No: 524512
- Fatwa Date:8-1-2026
Salam, Est-il permis en Islam de prendre, par exemple, certaines plantes ou même un nid d’oiseau, de réciter des dou’as ou des versets du Coran dessus, puis de les mettre dans de l’eau pour ensuite se laver avec cette eau pendant deux semaines ? Baraka'Allahu fikoum pour votre réponse.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Une question de ce type fait l’objet de divergences entre les savants. Ce qui nous apparaît comme étant le plus juste est que tout ce par quoi l’on recherche la guérison — qu’il s’agisse de remèdes ou d’invocations — relève, en principe, de la permission. Rien parmi cela ne peut être déclaré interdit, sauf ce dont l’interdiction est établie par une preuve.
S’agissant des remèdes, ils reposent sur la réalité et l’expérimentation. Ainsi, tout ce dont l’efficacité a été établie par l’expérience, et dont l’usage ou l’efficacité est attesté par une personne digne de confiance du point de vue de sa religion et véridique dans ses propos, ne présente aucun mal.
Quant aux invocations, elles sont permises en vertu de la parole du Prophète () :
Il n’y a pas de mal dans les formules de protection tant qu’elles ne comportent pas de polythéisme.
Toutefois, les savants ont précisé que leur validité est conditionnée par la réunion de trois conditions :
1. qu’elles soient formulées à partir de la Parole d’Allah, exalté soit-Il, ou de Ses noms et attributs ;
2. qu’elles soient prononcées en langue arabe, ou dans une autre langue dont le sens est compris, afin de s’assurer de l’absence de polythéisme, de magie ou de charlatanisme ;
3. que la personne ait la conviction que la formule de protection n’agit pas par elle-même, mais uniquement par l’ordre et la volonté d’Allah, exalté soit-Il.
Lorsqu’un doute entoure l’un de ces éléments, il est préférable de s’en écarter, par précaution et pour préserver l’intégrité de sa responsabilité religieuse, en particulier lorsque la pratique se rapproche des agissements des imposteurs ou des adeptes de superstitions. Les moyens licites de guérison sont, par ailleurs, suffisamment nombreux et empreints de bénédiction.
Sur cette base, l’utilisation d’une plante particulière ou d’un nid d’oiseau entre dans le cadre des moyens de traitement, et dépend de l’établissement de son efficacité par des personnes dignes de confiance, compétentes et expérimentées. À défaut d’une telle preuve, son utilisation revient à adopter des causes qu’Allah n’a pas instituées comme telles, ce qui relève de la même catégorie que ce que la Loi religieuse a interdit concernant le port d’amulettes, de perles ou de coquillages.
Et Allah sait mieux.