L’interdiction de la médisance et de la discorde entre les gens Fatwa No: 524578
- Fatwa Date:18-1-2026
Il existe un jeune homme et une jeune fille appartenant à la même famille. Il y a eu entre eux, par le passé, uniquement des échanges de messages, sans relation illicite apparente. La jeune fille pense que cela est resté secret et n’en a informé personne.
Dans ces mêmes deux familles, il y a eu également une correspondance entre la sœur de la jeune fille et le frère du jeune homme, puis leurs fiançailles ont été officiellement conclues. Après un certain temps, les fiançailles ont été rompues à l’initiative du jeune homme, ce qui a entraîné un grave conflit et une rupture des liens familiaux entre les deux familles.
Après ce différend, la mère du jeune homme, ainsi que le jeune homme lui-même, ont informé plusieurs personnes de la relation passée entre ce dernier et l’autre jeune fille. Ainsi, certains proches (tels que mes parents, ma sœur et moi-même) sont désormais au courant, alors que la jeune fille, quant à elle, ignore que son affaire s’est répandue, et je ne sais pas si elle éprouve encore des sentiments pour lui ou non.
M’est-il permis, d’un point de vue religieux, d’informer la jeune fille que sa correspondance a été divulguée et circule parmi certaines personnes, dans le but de la protéger, de préserver son honneur ou de prévenir de mauvais soupçons et une éventuelle tentation ? Ou dois-je me taire et ne pas intervenir, par crainte de tomber dans la transmission de propos et d’aggraver la discorde ?
Qu’Allah vous récompense par le bien.
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Il ne t’est pas permis d’informer la jeune fille du fait que certains proches parlent de sa relation avec ce jeune homme, car cela relève de la médisance (namîma) interdite et constitue une source de discorde entre les gens, sans qu’il n’y ait d’intérêt religieux valable.
Ce qu’il convient de faire, au contraire, est de conseiller aux proches de s’abstenir de médire de la jeune fille et de la diffamer. En effet, ce que la loi islamique exige est de couvrir les fautes des pécheurs non ostentatoires. À ce sujet, il est rapporté dans les Sunan d’Ibn Mâjah, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Prophète () a dit :
Celui qui couvre la faute de son frère musulman, Allah couvrira ses fautes au Jour de la Résurrection. Et celui qui dévoile la faute de son frère musulman, Allah dévoilera ses fautes au point de le déshonorer jusque dans sa propre maison.
Et Allah sait mieux.