Comment gérer les confidences sans tomber dans la médisance Fatwa No: 524701
- Fatwa Date:13-1-2026
As-Selam Aleykoum,
Je sais qu’une personne qui médit et une personne qui écoute sont pareilles. Lorsqu’on entend de la médisance, il faut y mettre fin ou changer de lieu.
Le souci, c’est que des sœurs viennent me voir pour se confier. L’une parle de ses problèmes avec son mari, l’autre avec sa belle-famille. J’écoute, conseille et essaie de mettre en avant les qualités de la personne concernée, mais je ne veux pas être perçue comme une médisante.
Dois-je leur dire de ne pas me raconter leurs problèmes ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Le fait que ces femmes mentionnent en mal certaines personnes, comme leurs époux ou d'autres, lorsqu'elles vous exposent leurs problèmes dans le but de solliciter un conseil, n'est pas considéré comme de la médisance (Ghiba) interdite, à condition que cela se limite au strict nécessaire.
Ibn Kathîr — qu'Allah lui fasse miséricorde — a dit dans son exégèse (Tafsir) : "La médisance est interdite par consensus, et il n'y a d'exception à cela que lorsque l'intérêt l'emporte, comme dans la critique et l'agrément (science du Hadith) ou le conseil." Fin de citation.
En revanche, si cela dépasse la mesure nécessaire à la consultation et à la demande de conseil, vous devez, dans ce cas, leur interdire de pratiquer la médisance.
Et Allah sait mieux.