Il a souscrit, par ignorance, une police d’assurance fondée sur l’intérêt, payable par mensualités, et sa résiliation entraîne une lourde perte financière Fatwa No: 524935
- Fatwa Date:25-1-2026
Lors de ma demande d’obtention d’un titre de séjour légal dans l’un des pays, j’ai été contraint de souscrire une police d’assurance à caractère investissement, car le conseiller à l’époque l’avait recommandée comme l’une des conditions requises pour l’acceptation de la demande de résidence.
Cette police prévoit l’obligation de verser des cotisations pendant dix ans, et stipule que si je cesse les paiements à n’importe quel moment avant l’échéance, je perdrai l’intégralité des sommes déjà versées.
Après deux années de souscription, j’ai appris de la part des gens de science que cette police repose sur des investissements usuraires (ribâ), et que les bénéfices qui en résultent sont interdits en droit islamique.
Si je cesse aujourd’hui de payer les cotisations, je perdrai une somme importante de mon argent. Quel est donc le jugement religieux concernant la poursuite du paiement des cotisations ? Quel est le statut des bénéfices générés ? Suis-je tenu de résilier immédiatement le contrat, même si cela entraîne une perte financière considérable ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Dès lors que vous avez pris connaissance du caractère illicite de cette transaction, et qu’elle repose sur l’investissement usuraire, en plus de comporter des éléments assimilables au jeu de hasard (maysir), il vous incombe d’y mettre fin et d’en sortir immédiatement. Il ne vous est donc pas permis de continuer à verser les cotisations prévues.
Toutefois, s’il s’avère que l’interruption des paiements vous ferait perdre de manière excessive les sommes déjà versées, et qu’y renoncer entraînerait pour vous un préjudice manifeste, il vous est alors permis de continuer à régler ces cotisations afin de récupérer votre capital, en vertu du principe consistant à choisir le moindre des deux maux.
Quant aux bénéfices réalisés, vous devez vous en débarrasser en les affectant à l’intérêt général, car il s’agit d’un argent impur dont la possession n’est pas licite. Le fait de poursuivre le paiement des cotisations par nécessité, après avoir eu connaissance de leur interdiction, est comparable à la situation de celui qui, contraint, dépose son argent dans une banque usuraire : il récupère son capital et se défait de tout surplus.
Et Allah sait mieux.