J'ai élevé la voix sur mon père et lui ai crié dessus Fatwa No: 526567
- Fatwa Date:19-2-2026
Salem,Aujourd’hui, mon père m’a appelé pour m’occuper de mon frère handicapé. En le prenant, j’ai pris son assiette et j’ai laissé un grain de riz sur la table. Mon père m’a hurlé dessus pour que je le ramasse, en me traitant de “con”.En revenant avec ce grain de riz, j’en avais laissé un autre. Là, il s’est mis à crier et à hurler sans s’arrêter. Moi, je déteste qu’on me crie dessus pour rien, alors j’ai répondu en criant aussi. Il s’est levé en me poussant et en serrant les poings.Ensuite, je suis allé dans ma chambre.Que dois-je faire ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Élever la voix contre votre père et lui crier dessus n’est pas permis. Cela est contraire à la piété filiale, à la bienfaisance, à l’humilité et à la douceur dans la parole qu’Allah, Exalté soit-Il, a ordonnées dans Sa parole : Et comporte-toi avec bonté envers les père et mère : si l’un d’eux ou tous deux atteignent la vieillesse auprès de toi, ne leur dis pas “ouf !”, ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et, par miséricorde, abaisse pour eux l’aile de l’humilité et dis : “Ô mon Seigneur, fais-leur miséricorde comme ils m’ont élevé tout petit.”
Il est mentionné dans le Tafsîr al-Wasît d’al-Wâhidî :
Sa parole : “et ne les brusque pas” signifie : le rabrouer, c’est l’accueillir par des paroles qui le répriment.
Ibn ‘Abbâs a dit : cela signifie répondre avec rudesse.
Az-Zajjâj a dit : ne leur parle pas avec agacement en criant en leur faisant face. Fin de citation.
Il vous incombe donc de vous repentir auprès d’Allah, Exalté soit-Il, de chercher à satisfaire votre père, de lui demander pardon, de vous excuser auprès de lui et de lui témoigner de la bienfaisance.
Souvenez-vous du hadith :
Celui qui a commis une injustice envers son frère, portant atteinte à son honneur ou à autre chose, qu’il lui en demande réparation aujourd’hui, avant qu’il n’y ait ni dinar ni dirham ; s’il possède de bonnes œuvres, on en prendra à la mesure de son injustice, et s’il n’a pas de bonnes œuvres, on prendra des mauvaises actions de son compagnon et on les fera porter sur lui. Rapporté par al-Boukhârî.
Et le hadith rapporté par at-Tirmidhî :
L’agrément d’Allah réside dans l’agrément du père, et la colère d’Allah réside dans la colère du père.
Et Allah sait mieux.