Statut du prélèvement d'un pourcentage financier sur le prix d'appareils pour faire bénéficier l'adhérent d'un certain nombre d’avantages
Fatwa No: 534988

Question

Je travaille dans un magasin de téléphones qui propose une adhésion payante équivalant à 10 % du prix du téléphone vendu. Cette adhésion couvre la garantie contre les défauts d'utilisation et les frais de réparation, le client ne supportant que 10 % du coût. De plus, s'il souhaite échanger son téléphone, nous le lui rachetons à un prix supérieur au tarif normal du fait de son adhésion à ce service — soit 70 % du prix initial du téléphone la première année, et 60 % la deuxième année. Le client reçoit également un coupon mensuel — pendant 12 mois à compter de la date d'achat — lui permettant d'acheter des accessoires de téléphone dans mon magasin, et bénéficie d'un remboursement (cashback) de 2 % sur le montant de sa facture après 14 jours ; tout cela en raison de l'adhésion souscrite en sus du prix du téléphone. Sachant qu'il m'est parvenu que la garantie commerciale est illicite, cette adhésion est-elle illicite ?

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


La vente de cette adhésion s'apparente à la vente des cartes de réduction, en ce qu'elle comporte un aléa majeur (gharar) et un risque oscillant entre le gain et la perte. Or, le Prophète () a prohibé la vente comportant un aléa. (Rapporté par Mouslim).


C'est pourquoi la majorité des savants contemporains l'ont déclarée illicite, en raison de l'aléa et du risque d'aléa/spéculation entre gain et perte qu'elle englobe. Il est énoncé dans la résolution de l'Académie Internationale du Fiqh Islamique relative aux cartes de réduction : Après examen des recherches présentées sur le sujet et des débats approfondis, il a été décidé ce qui suit :
Premièrement : L'illicéité de l'émission ou de l'achat des cartes de réduction susmentionnées lorsqu'elles sont octroyées moyennant une somme forfaitaire ou une cotisation annuelle ; cela en raison de l'aléa qu'elles comportent. En effet, l'acheteur de la carte verse une somme d'argent sans savoir ce qu'il obtiendra en contrepartie ; la perte y est donc certaine, face à un gain hypothétique. Or, le Messager d'Allah () a interdit la vente à caractère aléatoire (bay‘ al-gharar), comme le rapporte le ḥadith rapporté par Mouslim dans son Sahîh... Fin de citation.


Pour plus d'informations, il est possible de consulter la fatwa n° 51794 .


Et Allah sait mieux.
 

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