Puis-je vendre à des restaurants un logiciel de commande par QR code ?
Fatwa No: 536323

Question

As-salâmu alaykum. Je vends aux restaurants un logiciel de commande par QR code (abonnement mensuel fixe, sans commission sur les ventes). Mon client sert majoritairement des plats licites, mais sa carte comporte quelques plats au porc et boissons alcoolisées. C'est lui qui saisit toute sa carte, je n'écris aucun plat. Cette vente est-elle licite, ou est-ce de l'entraide au péché puisque je connais le contenu de sa carte ? Qu'Allah vous récompense.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Il n’y a aucun mal à vendre un tel logiciel à des restaurants dont l’activité est, à l’origine et dans sa majeure partie, licite, dès lors que le vendeur ne sait pas qu’ils l’utiliseront pour vendre des produits interdits, tels que la viande de porc ou autres. Cela ne constitue pas une contribution directe ni intentionnelle à la vente éventuelle de produits interdits par ces restaurants.


Une étude de l’Assemblée des jurisconsultes musulmans d’Amérique distingue quatre formes de contribution au péché et à la transgression :
1. Une contribution directe et intentionnelle, comme le fait de donner du vin à quelqu’un dans l’intention de l’aider à le boire.
2. Une contribution directe, mais non intentionnelle, comme la vente de choses interdites qui n’ont aucun usage licite, même si le vendeur n’a pas l’intention d’aider l’acheteur à en faire un usage interdit.
3. Une contribution intentionnelle, mais indirecte, comme le fait de donner de l’argent à quelqu’un afin qu’il achète du vin ; relève également de cette catégorie le fait de causer indirectement la mort d’une personne.
4. Une contribution qui n’est ni directe ni intentionnelle, comme le fait de vendre une chose susceptible d’être utilisée aussi bien dans un cadre licite qu’illicite, sans avoir l’intention d’aider ses utilisateurs à en faire un usage interdit. Il en va de même de celui qui donne de l’argent à une personne sans que ce soit pour qu’elle achète du vin : si elle s’en sert ensuite pour en acheter et en boire, celui qui lui a donné cet argent ne commet aucun péché, tant qu’il n’avait pas l’intention de l’aider à accomplir cet acte interdit. Relèvent également de cette quatrième catégorie les transactions commerciales, les contrats de location conclus avec des non-musulmans ou des musulmans ouvertement désobéissants, ainsi que les aumônes qui leur sont faites.


L’Assemblée a conclu à l’interdiction des trois premières catégories et à la licéité de la quatrième, qui ne constitue une contribution ni directe ni intentionnelle. Fin de citation.

Et Allah sait mieux.
 

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