Je m’inquiète de l'état spirituel de mon qui mari est attiré par des pratiques sexuelles interdite Fatwa No: 536614
- Fatwa Date:7-9-2026
As-salamu alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh, Je suis une femme mariée et j’ai une question religieuse concernant mon couple. Mon mari est attiré par des pratiques sexuelles que je considère haram en islam et qu’il m’a déjà proposées. J’ai toujours refusé. Je m’inquiète de son état spirituel et de mon rôle d’épouse.1. Les pensées ou attirances sont-elles un péché si elles ne sont pas réalisées ?2. Quand cela devient-il problématique religieusement ? 3. Dois-je m’inquiéter pour sa foi ?
Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
Si votre mari vous demande effectivement une forme de jouissance conjugale interdite par la religion, vous avez raison d’opposer un refus et agissez correctement en ne lui obéissant pas. En effet, aucune créature ne doit être obéie lorsqu’il s’agit de désobéir à Allah ; l’obéissance n’est due que dans ce qui est convenable, comme l’énonce un hadith rapporté par al-Boukhârî et Mouslim.
Quant à savoir si une personne commet un péché en raison de simples pensées et inclinations, ou seulement lorsqu’elle passe à l’acte, le principe est qu’elle n’est pas tenue responsable des pensées qui lui viennent à l’esprit ou de ce qu’elle se dit intérieurement, tant qu’elle ne les met pas à exécution et ne prend pas la ferme résolution d’agir. Abû Hurayra — qu’Allah soit satisfait de lui — rapporte que le Messager d’Allah () a dit : Allah a pardonné aux membres de ma communauté ce qu’ils se disent intérieurement, tant qu’ils ne l’expriment pas par la parole et ne le mettent pas en pratique. Rapporté par al-Boukhârî et Mouslim.
Ainsi, le simple fait de penser à un péché ou d’éprouver intérieurement une inclination pour celui-ci n’est pas répréhensible tant que cela ne se traduit pas dans les faits. La personne religieusement responsable n’est tenue pour fautive que lorsqu’elle commet le péché ou prend la ferme résolution de le commettre, conformément à cette parole du Prophète () : Il était fermement résolu à tuer son compagnon.
Par ailleurs, le simple fait que votre mari vous ait proposé et demandé une chose interdite n’implique pas nécessairement qu’il soit une mauvaise personne. Il se peut qu’il ignore le jugement religieux en la matière et qu’après en avoir pris connaissance, il y renonce et cesse de vous le demander. Dans ce cas, il n’y aurait plus lieu de s’inquiéter.
En conclusion, si cet homme paraît avoir un comportement satisfaisant, accomplit la prière, ne persiste pas dans les péchés majeurs et renonce à ce qu’il vous demandait d’interdit, il n’y a aucune raison de vous inquiéter.
Quoi qu’il en soit, il convient que vous le conseilliez, que vous lui rappeliez Allah — exalté soit-Il —, que vous l’orientiez vers de bonnes fréquentations et que vous invoquiez fréquemment Allah afin qu’Il améliore son état. Notre Seigneur est proche et exauce les invocations. Allah le Très-Haut dit : Votre Seigneur a dit : “Invoquez-Moi, Je vous exaucerai. Ceux qui, par orgueil, refusent de M’adorer entreront bientôt en Enfer, humiliés.” (Coran 40/60).
Et Allah sait mieux.