L’impact du mauvais œil et le traitement de la personne atteinte
Fatwa No: 535930

Question

Je souhaiterais poser une question concernant le mauvais œil : est-il possible que j’en sois atteint ? Comment en guérir ? Et si j'ignore qui est l'envieux (al-hasid), que dois-je faire ?
J'ai intégré la faculté de médecine dentaire au début de l'année universitaire. Moins d'un mois plus tard, je me suis rendu chez le dentiste pour un contrôle de routine et un détartrage. Lors de l'examen, j'ai découvert que j'avais huit molaires cariées nécessitant des soins (fraisage et obturation).
Puis, environ huit mois après mon entrée à la faculté, ma mère a remarqué un changement dans l'aspect de mes dents. Je suis donc retourné chez le dentiste, qui m'a informé de la nécessité d'extraire chirurgicalement mes quatre dents de sagesse. Il est à noter que je n'avais jamais souffert du moindre problème dentaire avant cette année, et que ces soucis ne sont apparus qu'après avoir rejoint la faculté.
Qu'Allah vous récompense par le bien.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :


Nous implorons Allah de vous accorder la guérison, le bien-être et d'apaiser vos souffrances.


Nous vous informons que nous ne disposons d'aucun élément permettant d'affirmer avec certitude si vous êtes atteint par le mauvais œil ou non. Toutefois, nous attirons votre attention sur le fait que le mauvais œil est une réalité tangible et qu'il produit des effets. Il est légiféré pour le musulman de le traiter au moyen de la Ruqya conforme à la tradition prophétique, même s'il n'en est pas atteint. Il lui est également légiféré de se prémunir contre son mal en cherchant refuge auprès d'Allah par le biais des invocations et des sourates protectrices (al-Mu‘awwidhat). L'une des plus éminentes formes de Ruqya demeure la récitation de la sourate Al-Fâtiha.


Ibn al-Qayyim a rapporté dans Madârij al-Sâlikîn :
J'étais parfois sujet à des douleurs aiguës au point d'entraver presque mes mouvements, notamment pendant le Tawâf (les circonvolutions rituelles) ou à d'autres moments. Je m'empressais alors de réciter la Fâtiha et d'en essuyer l'endroit douloureux, et c'était comme si la douleur s'évanouissait aussitôt, tel un caillou qui tombe. J'ai expérimenté cela à de très nombreuses reprises. Il m'arrivait aussi de prendre une coupe d'eau de Zamzam, d'y réciter la Fâtiha à plusieurs reprises, puis de la boire ; j'y trouvais alors un bienfait et une vigueur sans égal parmi les remèdes connus. (Fin de citation).


Pour de plus amples détails à ce sujet, veuillez consulter les fatwas n° 420499 et n° 511789 ​​​​​​​.
Et Allah sait mieux.

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