Je dois une somme d'argent à mon père en fin de vie et je ne peux honorer cette dette pour le moment, puis-je la donner en aumône en son nom après sa mort ?
Fatwa No: 536893

Question

As-salamou aleykom wa rahmatoullah, Voilà, j’ai emprunté de l’argent auprès de mon père et malgré ma situation économique, je suis dans l’incapacité d’honorer cette dette pour l’instant.Mon papa est en fin de vie et s’il quitte ce monde, comment pourrais-je me dégager de cette dette ? Puis-je la donner en sadaqa ? Dans l’attente de votre réponse. Barak Allahou fikom.

Réponse

Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :

Si ton père est décédé avant que tu ne lui aies remboursé la dette, celle-ci demeure sous ta responsabilité, et sa propriété est transférée aux héritiers, y compris toi-même. Tu dois donc t'en acquitter et vous devez la partager entre vous selon la répartition successorale légale, après le règlement des dettes du défunt et l'exécution de ses testaments dans la limite du tiers ; Allah le Très-Haut dit :
[...] après exécution de tout legs qu'il aurait fait, ou paiement d'une dette [...] (Coran 4/11).
À moins qu'ils ne te fassent grâce de leur part dans cette dette, sous réserve qu'ils soient pubères et jouissent de leur pleine capacité juridique et dotés de discernement.
Il n'est pas valide non plus de faire l'aumône de cette somme au nom du défunt sans l'autorisation et le plein consentement des héritiers pubères et dotés de discernement. En effet, selon Abou Hourrah ar-Raqachi, d'après son oncle paternel, celui-ci a dit :
Je tenais la bride de la chamelle du Messager d'Allah () au milieu des jours de Tachriq, écartant les gens de son chemin, lorsqu'il a dit : "Ô gens ! Savez-vous en quel jour vous êtes ? En quel mois vous êtes ? Et en quelle contrée vous êtes ?" Ils répondirent : "En un jour sacré, un mois sacré et une contrée sacrée." Il dit : "Alors vos sangs, vos biens et votre honneur vous sont sacrés, tout comme la sacralité de ce jour-ci, en ce mois-ci, dans cette contrée-ci, jusqu'au jour où vous Le rencontrerez." Puis il ajouta : "Écoutez-moi et vous vivrez heureux : Ne commettez pas d'injustice ! Ne commettez pas d'injustice ! Ne commettez pas d'injustice ! Car les biens d'une personne ne sont licites qu'avec son plein consentement." Rapporté par l'imam Ahmad dans son Musnad.

Et Allah sait mieux.

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