La recommandation du bien et l’interdiction du mal

La recommandation du bien et l’interdiction du mal
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Allah (exalté soit-Il) dit (sens du verset): « Vous formez la meilleur communauté suscités pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. » (Coran 3/110)

Nombreux sont les versets coraniques et les hadiths authentiques qui montrent l’importance et la valeur de l’ordonnance du bien et l’interdiction du blâmable. On pourrait dire de l’ordonnance du bien et l’interdiction du blâmable, qu’elle est le sang qui coule dans les veines de la législation islamique, assurant la vie de l’organisme et son maintien en vie.
Du point de vue de la législation islamique, ordonner le bien et interdire le mal est une obligation communautaire. Si certains l’acquittent, les autres en sont dispensés. Si personne ne l’acquitte, tout ceux qui s’en abstiennent, sans excuse valable, tombent dans le péché…
Elle  peut devenir une obligation personnelle pour celui qui se trouve dans un endroit où il est le seul à connaître le mal ou à être capable de l’éradiquer. C’est le cas de celui qui voit son épouse, son enfant ou son domestique entrain de faire un acte blâmable  ou de négliger le bien.
Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal fait partie des plus sublimes rôles qu’un musulman peut jouer dans sa communauté. Mieux, il est l’un des plus nobles actes d’adoration et l’un des mieux rétribué dans cette vie comme dans celle de l’au-delà. C’est la mission des Prophètes et Messagers (que la paix soit sur eux) d’après les propos du Tout-Puissant, exalté soit-il (sens du verset): «… en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu'après la venue des messagers il n'y eût pour les gens point d'argument devant Allah. Allah est Puissant et Sage. » (Coran : 4/165).
Allah a fait de la Communauté musulmane la meilleure communauté humaine à cause de son acceptation d’assumer cette grande tâche. A ce propos, Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :   « Vous formez la meilleur communauté suscités pour les hommes : vous ordonnez ce qui est convenable, vous interdisez ce qui est blâmable et vous croyez en Allah. »
Si la communauté musulmane abandonnait la pratique de la recommandation du bien et de l’interdiction du mal, l’injustice et la corruption se généraliseraient en son sein et elle mériterait alors la malédiction divine à l’instar des mécréants issus des fils d’Israël qui avaient délaissé cette pratique. Allah, exalté soit-Il, dit à propos d’eux (sens des versets) : « Les mécréants parmi des fils d’Israël ont été maudits par la bouche de David et de Jésus fils de Marie, pour avoir été rebelles et transgresseurs. Ils ne s’interdisaient guère le mal qu’ils faisaient. Honnie soit leur façon de faire.» (Coran : 5/78-79).
Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal fait partie des fondements de la religion. Sa conduite est un combat dans le chemin d’Allah. Or, dans un tel combat, on doit endurer des peines et rester ferme devant les nuisances, conformément aux propos de Loqman adressés à son fils (sens du verset): « Ô mon enfant accomplis la Salât, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise! » (Coran : 31/17).
Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal est une grande mission. Celui qui l’assume doit avoir acquis de nobles mœurs, connaître les objectifs de la législation, appeler les gens à la religion avec sagesse et belles paroles et les traiter très doucement dans l’espoir qu’Allah guidera grâce à cette action celui qui lui plaira. A ce propos le Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset): « Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. Car c'est ton Seigneur qui connaît le mieux celui qui s'égare de son sentier et c'est lui qui connaît le mieux ceux qui sont bien guidés. » (Coran : 17/125).
La communauté qui applique les préceptes de l’Islam en ordonnant le bien et en interdisant le mal, atteint le bonheur d’ici-bas et celui de l’au-delà et reçoit le soutien d’Allah et Son appui en vertu des propos d’Allah, exalté soit-Il (sens du verset) : « Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant, ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salât, acquittent la Zakât, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Allah. » (Coran : 22/40-41).
Le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal est une mission qui continuera jusqu’à l’avènement de l’Heure. Il constitue une obligation qui incombe à tous les membres de la communauté musulmane ; gouvernants comme gouvernés, hommes et femmes, chacun selon ses possibilités. A ce propos, le Prophète () dit : « Quiconque constate un fait blâmable doit intervenir pour le corriger par la main, s’il n’est pas capable qu’il le fasse par la langue, s’il n’en est pas capable qu’il le désapprouve dans son for intérieur, c’est là le degré le plus faible de la foi. ». (Rapporté par Mouslim).
La communauté musulmane est une seule entité. Si la corruption s’y développe et aboutit à sa dégradation, il incombe à tous les musulmans de se soulever pour engager la réforme, éradiquer les maux, enraciner le bien, interdire le mal et prodiguer de bons conseils à tout le monde. Pour monter l’importance d’ordonner le bien et d’interdire le mal pour la survie de notre communauté, le Prophète () nous donne cet exemple : 
« L’exemple de celui qui ordonne le bien et de celui qui commet le mal est à l’image d’un groupe de gens sur un bateau en train de fendre les flots, chacun a une place précise. Soudain, l’un d’eux commence à percer un trou à la place où il se trouve, prétextant que cette place lui est particulière et qu’il peut en faire ce qu’il veut. Si les autres le laissent faire ils périront et de périront tous et s’ils interviennent pour l’empêcher tout le monde qui se trouve sur le bateau sera sauvé y compris le pauvre malheureux.» (Rapporté par Boukhari)
Ordonner le bien et interdire le mal relève de l’échange de bons conseils recommandé par notre religion. En effet, le Prophète () a dit : «La religion c’est la le bon conseil.
- Envers qui, lui avons-nous dis ?
- Envers Allah, envers Son livre, envers Son messager, envers les dirigeants des musulmans et envers l’ensemble des musulmans ».  (Rapporté par Mouslim).
Quand un musulman émet un ordre, il doit être le premier à l’appliquer. Quand il interdit une chose, il doit être le premier à s’en écarter. Allah a proféré des menaces à l’encontre de celui qui fait le contraire de ce qu’il ordonne (sens des versets):
«Ordonneriez-vous aux gens de faire le ben tout en oubliant vous-mêmes de le faire, alors que vous récitez le Livre ? Etes-vous dons dépourvus de raison ? » (Coran : 2/44)
 «Ô vous qui avez cru! Pourquoi dites- vous ce que vous ne faites pas? C'est une grande abomination auprès d'Allah que de dire ce que vous ne faites pas.» (Coran, 61:2-3).
Quelles que soient les qualités d’un être humain, il a toujours besoin de conseils, d’orientations et de rappel eclairés par le livre et la Sunna. A ce propos, Allah a dit à Son Messager () qui est le plus parfait de tous les humains : «Ô Prophète! Crains Allah et n'obéis pas aux infidèles et aux hypocrites, car Allah demeure Omniscient et Sage.»   (Coran : 33/1).

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