Deux fois seulement en quatre-vingt-dix ans

Deux fois seulement en quatre-vingt-dix ans
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Quelles sont ces deux fois ? Et quelle est l’histoire de ces quatre-vingt-dix ans ?
Lisez ce qui suit et vous allez comprendre de quoi s’agit-il.

Le plus grand juge de la Grande Syrie Sulaymân ibn Hamza al-Maqdisî (qu’Allah lui fasse miséricorde) qui est issu de la famille d’Ibn Qudâma l’auteur de Al-Mughnî, a dit : « Je n’ai accompli la prière obligatoire seul que deux fois seulement et ces deux fois-là, c’était comme si je n’ai pas prié».
Savez-vous quel âge avait Sulaymân al-Maqdisî lorsqu’il a tenu ces propos ? Il était âgé de presque quatre-vingt-dix ans !
J'imagine maintenant votre visage. Vous êtes ébahi et bouche bée. Vous vous dites à voix basse, car vous éprouvez un sentiment de honte : « Quatre-vingt-dix ans sans délaisser la prière en commun sauf deux fois seulement alors que je suis encore jeune et que pas une semaine ne passe sans que je ne rate la prière en commun au moins deux fois».
Ici une question se pose : pourquoi les pieux prédécesseurs et les Compagnons du Messager d'Allah () étaient-ils si assidus à la prière en commun, au point que l’un d’eux dit après l’avoir délaissée deux fois : « C’était comme si je n’avais pas accompli ces deux prières ?».
La réponse est très simple, chers bien-aimés, c’est que ces hommes étaient parfaitement conscients de l’importance de la prière et suivaient à la lettre tous les conseils du Messager d'Allah () et particulièrement ceux à travers lesquels il les exhortait à accomplir la prière en commun. A titre d’exemple, le Messager d'Allah () a dit :

«Celui qui fait ses ablutions chez lui, puis se dirige vers l'une des maisons d’Allah (les mosquées) pour y accomplir l'une des prières obligatoires, chacun de ses pas le décharge d'un péché tandis que l'autre l'élève d’un degré ».

Le Messager () a dit également :
« Celui qui va à la mosquée le matin et le soir, Allah lui prépare une place dans le Paradis pour chacun de ses déplacements ».

Le Messager () a dit de même :

« Celui qui a la plus grande rétribution pour ses prières en commun est celui qui parcourt la plus grande distance pour se rendre à la mosquée. Celui qui attend l'heure de la prière jusqu'à ce qu'il l’accomplisse avec l'Imam a une plus grande rétribution que celui qui accomplit sa prière puis s'endort ».

Avez-vous vu, chers coreligionnaires la grande importance qu’accordait le Messager d'Allah () à la prière en commun. C’est pour cette raison que nous n’avons jamais entendu dire que l’un de nos pieux prédécesseurs avait fait preuve de négligence quant à la prière en commun sous prétexte que les oulémas avaient des avis divergents sur l’obligation d’accomplir la prière en commun. A notre époque, nous avons d’autant plus besoin de la grande rétribution de la prière en commun.

Il vous appartient de savoir, chers coreligionnaires, que la prière en commun a beaucoup d’avantages, outre la grande rétribution que nous obtenons en l’accomplissant. Si vous voulez prier avec recueillement et goûter au plaisir de la prière, il vous incombe de l’accomplir en commun, car le Messager () a dit : « Le diable est plus proche d’une personne isolée que de deux personnes ensemble ».

Si vous voulez être ombragés par le Trône d'Allah le Jour de la Résurrection, vous devez accomplir la prière en commun pour que vos cœurs soient attachés aux mosquées et que vous soyez concernés par le hadith du Messager d'Allah () : « Sept catégories de personnes seront protégées par l'ombre d’Allah, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne…» et il a cité « Un homme dont le cœur est attaché aux mosquées ».

Si vous voulez être à l’abri de l’Enfer et de l’hypocrisie, observez la prière en commun et soyez présents avec l'imam au moment de Takbîr al-Ihrâm (le Takbîr du début de la prière) pendant quarante jours successifs comme l’a dit le Messager d'Allah () dans le hadith suivant :

« Celui qui prie quarante jours en groupe pour Allah, en parvenant à avoir le premier « Allahu Akbar » de l’imam (takbîrah, Allah lui accorde deux garanties : la première contre l’enfer et la seconde contre l’hypocrisie ». (Rapporté par Tirmidhî et authentifié par Al-Albani).

Sachez enfin, chers coreligionnaires, que parmi les actes qui permettent de se rapprocher d’Allah, exalté soit-Il, aucun ne Lui est plus cher que la prière en commun. Allah, exalté soit-Il dit dans un hadith Qudsî :
« Rien de ce qui M’est agréable ne rapproche autant Mon serviteur de Moi que l’accomplissement des obligations que je lui ai imposées ».

Commencez donc dorénavant à accomplir la prière en commun à la mosquée et ne faites pas preuve de paresse.

Je termine mes paroles par une anecdote qui se rapporte à l'un des amoureux de la prière en commun. Il s'agit du prédicateur Ibrâhîm ibn Maymûn al-Marzawa, qu’Allah lui fasse miséricorde. Il exerçait le métier d’orfèvre. Ibn Ma’în a dit de lui : « S’il levait la batteuse et qu’il entendait l’appel à la prière, il ne la laissait pas retomber pour battre le métal ».

 


 

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