Les grandes religions de l’Inde : l’hindouisme

Les grandes religions de l’Inde : l’hindouisme
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L’hindouisme est une religion polythéiste pratiquée par la majorité du peuple indien. Cette religion est l’expression de croyances, de traditions, d’éthiques et de comportements que les hindous observent et pratiquent tout au long de leur vie.

La naissance de l’hindouisme :
Il n’existe pas hélas de sources solides sur lesquelles s’appuyer afin de déterminer l’époque exacte de la naissance et de l’apparition de la religion hindouiste, nous savons seulement qu’elle n’est pas née de la prédication d’un individu ou de plusieurs, mais elle est plutôt le fruit et l’expression de diverses croyances et coutumes de populations qui se sont accumulées, ont été consignées et conservées, puis sont devenues au fur et à mesure des époques une religion à laquelle les gens adhéraient. Les chercheurs spécialistes de ce domaine considèrent que la naissance de l’hindouisme a eu pour principale cause le contact culturel qui s’est produit entre diverses ethnies qui vinrent en Inde pour s’y installer.

Les croyances des hindouistes :
1 – La notion de divinité chez les hindous : le nombre extraordinaire de divinités vénérées et adorées par les hindous est une chose qui étonne. Will Durant a, dans son histoire de la civilisation, fait une description des divinités hindouistes : « En Inde, le panthéon des divinités est plus qu’encombré ; en effet, si on essayait de toutes les recenser, cela prendrait des centaines de volumes. Certaines ont une nature proche de celle des anges, certaines sont ce que nous pourrions appeler des démons, certaines sont des corps célestes, comme le soleil, certaines autres prennent la mort de simples talismans, etc. Beaucoup d’entre elles sont des animaux des champs ou encore des oiseaux, par exemple l’éléphant est devenu la divinité appelée Ganesh, considéré par les hindous comme étant le fils de Shiva, selon leurs croyances, la nature animale de l’homme s’incarne en lui. Par ailleurs, la peur inspirée par des animaux tels que les singes ou les serpents fait partie de la nature des divinités ; c’est ainsi que le serpent, dont une seule de ses morsures peut entraîner une mort rapide, et qui est appelé Naja, a pour les hindous une sacralité particulière, on peut donc voir les hindouistes dans de nombreuses régions indiens organiser des cérémonies religieuses afin d’honorer les serpents, ils déposent diverses offrandes en général constituées de lait et de bananes devant les trous des reptiles, de même que des temples ont été érigés pour que soit honorer et adorer cet animal à sang froid dans l’est du pays ».
Il est important de noter que les hindous placent ces innombrables divinités sous l’égide de trois grandes divinités ou une seule composée de trois divinités :
1 – Brahma : cette divinité est également appelée Sang Hainag, et en langue sanscrite son nom est Uptepi, c’est, selon les croyances hindouistes, la divinité créatrice de toute chose.
2 – Shiva : les hindous l’appellent la divinité conservatrice, car sa mission est de protéger et conserver le monde créé par Brahma, monde qui est appelé Shthiti ; nombreux sont ceux qui imaginent cette divinité sous la forme d’un homme qui incarne le bien et l’aide à l’humanité, d’autres divinités l’aident dans sa mission comme Rama, Krishna ou Vishnu, cette dernière divinité occupe une place toute particulière dans les rites hindouistes.
3 – Shiva : celle-ci est la divinité de la destruction, de l’anéantissement et de la ruine, Shiva est la destructrice du monde, sa mission est diamétralement opposée à celle de Vishnu, les hindous l’appellent dans leur langue Sang Kan Paean. Dans son histoire de la civilisation, Will Durant dit à propos de Shiva : « C’est avant toute chose la divinité de la dureté et de la destruction, elle est l’incarnation de cette force cosmique qui travaille doucement mais sûrement à la destruction de toutes les formes à travers lesquelles se manifeste la réalité de ce monde, de toutes les cellules vivantes, de toutes les créatures organiques, de toutes les espèces, de toutes les idées, de tout ce qu’a créé l’être humain, de toutes les planètes, en somme de tout ce qui existe ».

La vache chez les hindous :
La vache occupe chez les hindous une place très importante qui atteint le stade de la divinisation et de la sacralisation ; Mahatma Gandhi a dit au sujet de la vache : « Quand je regarde une vache, je ne me dis pas que je regarde un simple animal, car je voue un culte à la vache, et je suis prêt à défendre le fait que nous l’adorions devant le monde entier », par ailleurs, il déclara : « Ma mère la vache est meilleure que ma vraie mère pour plusieurs raisons ; en effet, notre vraie mère nous nourrit durant un an ou deux et elle nous demande des services et de l’aide durant toute la vie en échange de cela, en revanche, notre mère la vache nous donne du lait tout au long de notre vie et elle ne nous demande rien en échange de cet immense bienfait, si ce n’est de la simple nourriture ; et quand notre vraie mère tombe malade, la soigner nous coûte excessivement cher, ce qui n’est pas le cas lorsque la vache tombe malade, car ses soins ne coûte en général qu’une somme modique ; lorsque notre vraie mère vient à mourir, ses obsèques nous coûtent là aussi une somme prohibitive, mais lorsque notre mère la vache meurt, elle continue à nous bénéficier comme elle le faisait de son vivant, car nous pouvons réutiliser quasiment toutes les parties de son corps, jusqu’à ses os, à sa peau ou à ses cornes ».
Si nous abondions dans le sens de Gandhi et validions sa comparaison, est-ce que pour autant nous devons arriver à la conclusion que son culte et son adoration sont valides ?! C’est là une chose tout à fait étrange et grotesque, mais c’est aussi la manière de pensée des polythéistes depuis la nuit des temps ; ainsi, ceux qui s’étaient mis à adorer le soleil le firent, car ils voulurent remercier l’astre des bienfaits qu’il leur apportait, et ceux qui adoraient les arbres même chose, etc. Tous ces polythéistes et idolâtres ont-ils adorer Celui qui est la cause de toutes ces choses (vaches, soleil, arbres, etc.), leur Créateur et donc le Créateur des bienfaits donnés aux hommes ?

Ce que nous pouvons appeler le cycle de la vie selon les croyances hindouistes :
Les hindous croient en une approche particulière du cycle de la vie, c’est ainsi qu’ils sont persuadés que l’âme humaine est d’essence divine puis elle est placée dans un corps périssable. Les hindous ne croient pas en l’existence d’un paradis ou d’un enfer comme que le croient par exemple les musulmans, mais ils croient en une récompense d’une autre nature pour les vertueux et les malfaisants : « Quand le vertueux vient à mourir, son corps meurt effectivement mais son âme reste vivante, car elle est une partie du divin, ainsi cette âme vertueuse est donc récompensée en étant placée dans le corps d’un être de bien, c’est ce qu’on appelle le concept de la réincarnation ». Donc la récompense du vertueux consiste à ce que son âme soit déposée dans un corps vertueux où cette dernière sera heureuse, et à contrario, la rétribution du malfaisant consiste à ce que son âme soit déposée dans un corps misérable et malheureux.
Ce n’est pourtant pas là la fin du processus du cycle de la vie ; en effet, le but ultime de tout hindou est que son âme s’unissent et entre en osmose avec la divinité principale et suprême Brahma, mais cela ne peut arriver, selon la croyance hindouiste, que quand l’âme est complètement débarrassée et purifiée de tous ses mauvais penchants, de toutes ses passions perverties et de tous ses désirs matériels et illusoires, les hindous appellent cela le degré du Commencement, comme cela est rappelé dans l’un de leurs livres l’Arnik : « Celui qui n’a rien désiré et ne désirera rien, et s’est libéré de l’esclavage des passions et dont l’âme s’est apaisée, celui-là ne sera pas renvoyé à sa vie terrestre, mais il s’unifiera avec Brahma et il deviendra une partie de lui, et l’éphémère deviendra permanent et eternel ». C’est donc ici le stade final du cycle de la vie selon les croyances hindouistes, c’est-à-dire que l’âme retourne de là où elle est venue, comme cette âme une partie de la divinité il est logique qu’elle retourne à elle pour s’y fondre.
Il serait logique de demander à un hindouiste ou à quiconque croit en la réincarnation s’il sent quelque chose de la vie antérieure vécue par son âme ? Se souvient-il de quoi que ce soit de cette vie précédente que son âme a vécue dans un ordre corps ? Cet individu pourrait répondre que tous les hindouistes n’ont pas nécessairement connu de réincarnation et donc de renaissance dans un nouveau corps ; alors, il faudrait rétorquer la chose suivante : d’accord, mais il se trouve qu’aucun hindou n’a ressenti cela, ce qui signifie que la prétention de la réincarnation est fausse et erronée comme l’est celle de l’unification des âmes avec la divinité créatrice Brahma.

Les livres saints de l’hindouisme :
Les livres saints de l’hindouisme ont connu et connaissent une très grande diffusion, notamment en Inde ; parmi les livres saints les plus importants on trouve le Véda, dont l’auteur exact nous est inconnu, ce livre relate notamment l’histoire des anciens Aryens lorsqu’ils s’installèrent sur leur nouvelle terre, l’Inde, on y trouve donc des informations sur leurs différents périples, leur religion, leur mode de vie, leur culture culinaire, leur mode vestimentaire. Le Véda ou plutôt les Védas sont composés de quatre grands livres religieux :
1 – Le Rig Veda : ce livre est composé de 1017 vers liturgiques, ils servent aux hindous à supplier les divinités, on dit qu’ils ont été composés au troisième millénaire avant l’ère chrétienne.
2 – Le Yajur Veda : ce livre se compose des prières et paroles prononcée lors des rites effectués par les moines au moment de la présentation des offrandes aux divinités.
3 – Le Sama Veda : ce livre est composé des chants et psaumes dits par les croyants durant les prières et les invocations.
4 – Le Athar Veda : ce dernier livre est composé de textes ayant trait à la magie et à l’exorcisme ainsi que de légendes et mythologies, tout cela dans un style ancien.

Les chercheurs dans le domaine de l’histoire ne savent pas exactement quand les Védas ont été rédigés pour la première fois ; toutefois, Will Durant pense que ce sont des commerçants indiens de l’ethnie des Darafides qui ont été à l’origine de la première rédaction de ces livres saints, c’est ce qui a fait qu’à l’origine les visées de la première version de cet ouvrage étaient uniquement commerciaux et administratifs.
Par la suite, les prêtres de l’hindouisme, les Brahmanes, ont encouragé ce travail d’écriture des textes sacrés afin que les Védas soient une arme religieuse qui leur garantisse la domination sur les autres et leur confère une position de pouvoir dans la société ; cette démarche était la suite logique du processus de raffermissement des fondements du système de castes en Inde opéré par ces mêmes Brahmanes, lesquels donnèrent à ce système une dimension religieuse, d’où l’importance de créer des textes religieux à leur service. Comme nous l’avons vu précédemment, les Védas n’étaient pas constitués d’un seul livre, mais ces derniers étaient plutôt un groupe de livres, il s’agit en fait de quatorze livres au total découlant des quatre grands livres principaux cités plus haut.

Le système des castes chez les hindouistes :
La société hindouiste est considérée comme une société basée sur un système de castes extrêmement cloisonné et dur, on peut même dire qu’il est caractérisé par une forme d’extrémisme. Ainsi, alors que certaines castes bénéficient d’un statut de quasi-divinités, d’autres castes doivent vivre dans l’indigence et l’humiliation. Cette division sociale n’a pas été instaurée par un quelconque pouvoir tyrannique prêt à s’effondrer, mais elle est exigée par la religion hindouiste, les divinités de cette dernière intiment aux hommes de s’y plier et donc rien ne peut s’opposer à un ordre divin ; pour les hindouistes, la divinité suprême, Brahma, a créé les hommes sur ce principe inégalitaire. On trouve dans le livre intitulé le Manusmarati, lequel est l’un des livres saints du corpus hindouiste les écrits suivants : « Pour le bonheur du monde, Brahma – la divinité de la création – a créé les Brahmanes à partir de son visage, les Kachtaris à partir de ses bras, les Vaïchas à partir de ses cuisses et les Chudars à partir de ses pieds ». Il faut donc que les fonctions de ces différentes castes et catégories sociales dans la vie terrestre s’accordent avec la position que la divinité leur a donnée à travers la création. Par conséquent, la tête de la divinité est le centre de la pensée et la sagesse, il en a tiré les Brahmanes, donc ces derniers sont sur terre ceux qui détiennent le savoir et la sagesse, ils jouissent donc d’immenses privilèges ; les bras sont la source de la force et de la bravoure, Brahma a donc tiré de ses bras les Kachtaris, donc ces derniers ont pour fonction de défendre par les armes le pays et son système contre ses ennemis ; quant aux cuisses, elles soutiennent le corps, Brahma en a tirées les Vaïchas dont la fonction terrestre est de supporter la société matériellement, ils sont donc commerçants ou artisans, et c’est donc à eux qu’incombe la sécurité alimentaire de la société, sa prospérité et sa stabilité sociale ; enfin, en dernier lieu, vient la caste inférieure – celle qui est écrasée au nom de la religion, celle-ci a été créée à partir des pieds de Brahma, elle est donc la caste la plus basse de la société hindouiste, elle est la caste des travailleurs et des esclaves, les Chudars, ils doivent obéirent et servirent les castes supérieures, ce sont des individus besogneux et corvéables à merci. Al-Birûnî a dit à leur propos : « Les Chudars travaillent dur et sont flagorneurs, ils aiment autant le travail que la flatterie, s’ils cultivent ces deux qualités, alors ils sont récompensés » ; mais, à l’inverse, si le Chudar n’accomplit pas ou mal ce qui lui est demandé, alors il est châtié. Dans le Manusmarati, la loi hindouiste traite de la fonction de cette caste inférieure en ces termes : « La divinité suprême n’a ordonné qu’une seule chose aux Chudars, qu’ils servent le mieux possible les trois groupes », c’est-à-dire les trois castes citées plus haut : le Brahmanes, les Kachtaris et les Vaïchas.
Il est à noter que la caste des intouchables ne rentre même pas dans cette division, car, selon la croyance hindouiste, elle est trop impure, d’ailleurs elle n’est pas intégrée du tout dans la structure religieuse de l’hindouisme.

Les rites et les pratiques religieuses des hindous :
1 – La pureté : chez les hindous la pureté est de deux catégories : une pureté physique qui s’obtient en se lavant avec de l’eau, ce lavage est obligatoire quand le fidèle a touché une femme qui a ses règles ou un intouchable, ou bien quand il a sorti son liquide spermatique ; et une pureté spirituelle qui s’obtient en purifiant son cœur et son âme par l’apprentissage des sciences religieuses et le savoir ainsi que par la méditation.
2 – La prière : celle-ci fait partie des rites hindouistes les plus importants ; la prière s’accomplit à deux moments de la journée : le matin, entre l’apparition du soleil et son rayonnement effectif, et le soir, au moment de l’apparition des étoiles ; la prière est accomplie de manière individuelle et la prière de la femme est différente de celle de l’homme ; enfin, la prière peut être faite dans les temples, les maisons, les forêts ou sur les rives des fleuves.
3 – Le yoga : celui-ci fait partie des rites d’adorations importants chez les hindouistes, c’est en fait un ensemble d’exercices physiques tendant à développer tant le corps que l’esprit, le but ultime du yoga pour les hindous étant de faciliter, selon ce qu’ils prétendent, leur union tant désirée avec la divinité suprême. Il est fort regrettable que cette gym religieuse et méditative hindouiste qu’est le yoga se soit répandue parmi les jeunes musulmans, sous le nom de sport de relaxation, et ce, par ignorance de ces derniers dont la plupart ont une parfaite méconnaissance des racines religieuses et philosophiques du yoga, qu’Allah les guide.
4 – Le pèlerinage chez les hindous : il s’agit principalement d’un pèlerinage une fois par an vers le Gange (le grand fleuve indien) dans lequel les pèlerins se lavent afin de purifier leurs péchés, de même qu’ils y déposent les cendres de leurs morts.
5 – L’incinération des morts : selon les croyances hindouistes, le corps n’a aucune importance, il est simplement le réceptacle sans valeur de l’âme, donc si l’âme vient à quitter le corps, celui-ci ne sert plus à rien et il doit en conséquence être brûlé ; et après l’incinération du corps, les fidèles lisent sur lui des incantations religieuses, puis ses cendres sont placées dans des sortes de tubes afin d’être jetées dans le Gange.
6 – Le Sarada : c’est-à-dire en arabe al-wadîma (repas de funérailles), selon al-Bustânî, la Sarada est une fête que les hindous organisent en l’honneur de leurs défunts afin d’aider les âmes de ces derniers à rejoindre le ciel et notamment les âmes les plus pures qui s’y trouvent ; selon les hindous, ne pas accomplir cette cérémonie funéraire condamne l’âme du mort à errer sur terre avec les âmes impures, par ailleurs, celui qui tarde à accomplir le Sarada de ses proches est, toujours selon leurs croyances, maudit par les divinités et les hommes, et les âmes de ses proches disparus seront interdites durant plusieurs années de rejoindre le banquet céleste des âmes pures, enfin, celui qui meurt sans laisser derrière lui un fils pour accomplir cette cérémonie obligatoire a pour conséquence funeste le fait que les âmes de ses ancêtres seront chassées du paradis pour être jetées en enfer.

La religion hindouiste sur la balance :
Après avoir mis en évidence les grands points et grandes lignes de la religion hindouiste, il nous a semblé essentiel de présenter une critique de cette dernière du point de vue islamique, cette mise au point nous paraît nécessaire afin que notre courte étude ne serve pas les visées des gens de l’égarement.
Nous voyons principalement deux grands points à opposer à la religion hindouiste : le premier est une démonstration de la nullité et de l’invalidité des fondements de cette religion, et le second est une démonstration visant à réfuter certains de leurs principaux préceptes :
Le premier point est donc une réfutation des fondements de la religion hindouiste ; ainsi, nous pouvons dire que cette dernière n’est pas une religion révélée par Dieu, mais elle est une pure création terrestre ; toutefois, comme nous l’avons vu plus haut, on ne peut l’attribuer à une personne en particulier qui l’aurait inventée et aurait ensuite appelé les gens à y adhérer, cette religion est plutôt le résultat de diverses croyances, coutumes, systèmes et de comportements propres à un peuple, lequel les aurait conservés et consignés dans des livres, puis les générations précédentes auraient fait de ces informations disparates et compilées une religion et une voie spirituelle à suivre. Par conséquent, en s’appuyant sur ce que l’on vient de dire, nous pouvons affirmer que l’hindouisme n’est absolument pas d’essence divine, donc c’est un système humain parfaitement faillible ; de plus, il est clair que les croyances et rites de cette religion sont uniquement le produit de la pensée et de l’imagination humaines. Par ailleurs, le fait que les inventeurs de cette religion soient totalement dénués des caractéristiques ayant trait au divin prouve qu’ils ne sont aucunement des prophètes envoyés par Dieu, de même que le fait que les livres « sacrés » hindouistes soient également dénués de ces mêmes caractéristiques prouve qu’ils n’ont pas été descendus par Dieu. En conséquence, il apparaît évident que les fondements de cette religion n’ont rien de divin ce qui en fait une voie spirituelle erronée, donc elle n’a absolument pas la valeur d’une religion qui doit être suivie.
Voici ce que nous pouvions dire au sujet de la réfutation des fondements de l’hindouisme, pour ce qui concerne la réfutation de ses préceptes, étant donné qu’ils sont nombreux, nous allons ici concentrer nos efforts sur les préceptes importants de cette religion :
1 – La multiplicité des divinités :
Les divinités chez les hindous sont extrêmement nombreuses et diverses, certains spécialistes évoquent le chiffre incroyable de 360 millions de divinités ; ainsi, cela va des étoiles jusqu’aux serpents en passant par les rats, les vaches ou les singes, toutes ces créatures et bien d’autres encore sont nées d’une divinité, elles peuvent être leurs auxiliaires ou bien l’une de leurs manifestations terrestres. Il ne fait aucun doute que ces croyances sont totalement fausses, toute personne raisonnée sait que ces créatures ne possèdent aucunement la capacité de nuire ou d’être profitables à elles mêmes, en outre elles ne décident ni de leur vie ni de leur mort et ne peuvent revenir à la vie ; par conséquent, comment est-ce possible qu’elles soient adorées et quel est le but de ceux qui tentent par cette adoration d’attirer leurs faveurs, ces pseudo-divinités sont encore plus faibles que ceux qui les adorent, leur adoration est vraiment le signe d’une faiblesse d’esprit et d’un égarement religieux manifeste.
2 – Le système de castes hindouiste :
Ce système de castes est l’un des pires et des plus durs systèmes de castes qui soient. Il est vrai que d’autres systèmes fondés sur les castes ont existé ailleurs dans d’autres sociétés, mais il a été possible de les renverser notamment par des révoltes ou des révolutions. Quoi qu’il en soit, cette organisation de la société humaine est parfaitement inique et intolérable, mais chez les hindous elle est la destinée des hommes et une injonction divine, celui qui ose s’y opposer souffrira d’abord sur terre, puis son calvaire se poursuivra après sa mort. Selon ce système, celui qui naît dans la caste des travailleurs laborieux et des serviteurs y restera tout au long de sa vie, il ne pourra pas changer de métier ou espérer un jour se libérer de cette caste qui est une véritable prison sans barreaux, la seule manière pour lui un jour d’échapper à ce carcan infernal est de délaisser l’hindouisme pour adhérer à une autre religion. En somme, ce système de castes est la preuve que l’hindouisme est une religion humaine, car il sert une partie de la population, notamment les Brahmanes, qui s’appuie sur ce dogme afin d’asseoir un pouvoir sur les autres qui est bien terrestre et duquel elle tire des intérêts et des avantages qui ne le sont pas moins.
Evidemment, nous invitons les hindouistes à réfléchir à cette question essentielle du système de castes et à son inégalitarisme, puis nous leur suggérons de s’intéresser à la religion musulmane, là ils découvriront qu’en Islam ce type de système est banni, car tous les hommes sont égaux devant leur Créateur, la naissance n’apporte aucun privilège de classe ou passe-droit, seul le niveau de foi de chacun fait la différence, se rapprocheront d’Allah ceux qui seront les plus sincères et les plus pieux, et ce, peu importe leurs origines, leur naissance, leur clan ou leur fortune. L’Islam prône un système authentiquement égalitaire fondé sur la justice et le respect de chacun, il n’y aucune fatalité, celui qui veut réussir et gravir les échelons de la société peut le faire, qu’il se rapproche d’Allah et tout lui sera facile. Il n’y a pas en Islam d’intouchables ni de Brahmanes, mais tous ceux qui embrassent cette religion de vérité céleste deviennent automatiquement des hommes libres, égaux et dignes !

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