Les grandes religions de líInde : le bouddhisme

Les grandes religions de líInde : le bouddhisme
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Le bouddhisme est apparu au sixième siècle avant l’ère chrétienne en Inde, qui est son premier foyer, il fut influencé par son milieu dans lequel régnait l’hindouisme qui imprégnait fortement la vie des habitants de ce pays. Ainsi, le bouddhisme adopta la croyance hindouiste qui veut que la vie est source de douleur et que l’âme se réincarne, donc l’individu doit bien agir afin d’éviter de renaître sans fin dans cette vie. Bien que ces deux religions aient quelques similitudes, le bouddhisme se distingue clairement de l’hindouisme par le fait qu’il suit un chemin différent de celui emprunté par ce dernier. C’est ainsi que même si le bouddhisme est moins pénible à pratiquer que l’hindouisme, il est plus difficile à comprendre que ce dernier, de même que la pensée du premier est aussi plus éloignée de la nature originelle que ne l’est le second. Dans ce présent article nous allons vous présenter, à travers une étude que nous voulons concise, différents aspects et éléments de cette religion ou philosophie orientale.
Le fondateur du bouddhisme :
Le fondateur de cette religion ou philosophie orientale se nomme Siddhârta, ses adeptes lui donnèrent le nom de Bouddha, c’est-à-dire le savant éclairé. Il est né en 563 avant l’ère chrétienne, selon les historiens, il grandit dans un milieu aisé ; en effet, Bouddha était le fils de l’un des princes de sa région d’origine, lequel était renommé et jouissait d’une haute position sociale, de même qu’il était fort riche et possédait beaucoup de terres, de châteaux fastueux et de richesses en tout genre.
C’est ainsi que Bouddha vécut durant près de trois décennies une vie aisée et facile dont il jouissait avec bonheur se pavanant dans des habits magnifiques, et ce, jusqu’au moment où se produisirent des choses qui changèrent profondément sa vie. En effet, il fut confronté à la face sombre de la réalité, c’est-à-dire qu’il se rendit compte que des gens souffraient de maladies, de la pauvreté et de diverses privations ; il essaya donc de trouver une explication acceptable à ces différentes souffrances, il chercha à en connaître leur origine, leur cause et la manière de s’en débarrasser. Il ne trouva de réponse satisfaisante à ses interrogations, il pensa donc que le luxe dans lequel il vivait était comme un voile couvrant sa raison et l’empêchant de voir et de découvrir la vérité. En conséquence, une nuit il sortit discrètement de sa demeure après avoir jeté un dernier regard sur sa femme et sur ses enfants, il monta donc sur son cheval afin de fuir sa vie luxueuse dont il pensait qu’elle était un voile épais qui obstruait sa vue.
Après ce départ pour le moins brusque, Bouddha mena une vie très dure, il portait des vêtements faits de poils rêches, il s’arracha les cheveux de sa tête et les poils de sa barbe afin de s’infliger lui-même ce châtiment, il passait de très longues heures debout ou assis sur des épines, il laissait la terre et les saletés s’accumuler sur son corps à tel point qu’il avait l’apparence d’un vieil arbre, très souvent il fréquentait des lieux où étaient déposés des cadavres qu’on laissait à l’air libre pour que les oiseaux et autres bêtes sauvages s’en repaissent, il dormait parmi ces cadavres en putréfaction, il diminua tellement sa consommation de nourriture qu’il se contentait pour vivre d’un grain de riz par jour ou encore il pratiquait la méditation et se plongeait dans des pensées abyssales à travers lesquelles il recherchait le secret de la vie et le mystère de cet univers.
Il vécut cette vie âpre, ascétique et extatique durant sept ans ; toutefois, cette longue et profonde méditation ne lui apporta rien du tout, sa pensée ne s’éleva nullement, en revanche son corps sortit terriblement affaibli de cette lourde épreuve. Il réfléchit donc sur la validité et l’intérêt de la voie qu’il a suivie durant sept ans pour atteindre la lumière de la connaissance, il conclut alors qu’un corps affaibli ne peut nourrir l’esprit si ce n’est d’illusions et d’hallucinations erronées, de plus la capacité de réflexion et de méditation s’en trouve largement amoindrie. Après ce douloureux constat, Bouddha décida de retourner une autre fois vers une vie de modération, mais sans abandonner son cheminement vers son but spirituel qui est l’acquisition de la connaissance, il poursuivit donc ses réflexions espérant aboutir à l’élucidation du mystère de la vie.
Le grand changement dans la vie de Bouddha :
Selon les historiens, alors que Bouddha marchait seul dans la forêt d’Urayla, il se dirigea vers un arbre afin de bénéficier de son ombre et de s’asseoir pour manger quelque chose ; en fait, il trouva le lieu à son goût et se plut à l’ombre de cet arbre, ainsi, on dit qu’il sentit le désir de rester sous celui-ci, il répondit donc à ce désir et il resta effectivement sous cet arbre. Et c’est donc dans ce lieu agréable qu’il entendit une voix l’appeler à l’intérieur de lui, il raconta d’ailleurs cet épisode étrange : « J’entendis une voix à l’intérieur de moi me disant avec force et clarté : " Certes la vérité est dans l’univers, ô toi l’ascète là-bas est la vérité au sujet de laquelle il n’y a aucun doute, fais dès aujourd’hui des efforts pour la découvrir " ».
Après ce curieux événement, Bouddha commença une nouvelle période, laquelle était caractérisée par le fait qu’il appelait les gens à découvrir ce que lui-même avait découvert afin que ces derniers obtiennent le bonheur auquel lui-même avait accédé ainsi que la connaissance qu’il avait atteinte. C’est ainsi que Bouddha commença à prêcher les cinq moines qui l’avaient accompagné lors de sa première période de monachisme, il ne rencontra pas d’opposition dans sa prédication, bien au contraire, les moines acceptèrent son message et crurent en ce qu’il affirmait. Puis Bouddha fit encore un pas supplémentaire ; en effet, il s’entoura d’un groupe de jeunes gens qui atteignit le nombre de 200, il leur enseigna donc les fondements de sa prédication et fit d’eux le noyau dur de cette dernière.
La prédication de Bouddha ne se limitait pas aux gens de sa région, il envoyait certains de ses élèves prêcher la « bonne parole » vers des contrées reculées afin qu’ils enseignent aux gens et les invitent à intégrer leur ordre ou « la Roue de la Loi » - nom du mouvement dirigé par Bouddha ou de la religion à laquelle il appelait ; Bouddha testait ses disciples par diverses questions afin de voir s’ils étaient prêts pour la prédication, puis au moment où ces derniers devaient partir afin de propager le message, Bouddha leur disait : « Partez afin de diffuser l’ordre dans tout le pays en miséricorde pour toutes les créatures, faites-le avec le désir d’améliorer le sort du plus grand nombre, mais que deux d’entre vous n’empruntent pas le même chemin, en fait que chacun prenne un chemin qui lui est propre ».
Les caractéristiques de Bouddha :
Avec leur tendance à fabriquer des mythes et des légendes, les Indiens bâtirent autour de la personnalité du fondateur de la pensée bouddhique un véritable halo de magnificence et de majesté. Ainsi, ils exagérèrent dans la description de ses vertus et ils dépassèrent toutes les limites dans sa glorification, au point qu’ils ont fait de lui une divinité qu’ils adoraient à la place d’Allah. Parmi leurs différentes allégations erronées concernant Bouddha voici une description assez édifiante que l’on peut trouver dans les « Evangiles » de Bouddha : « Sa lumière s’est répandue et a rempli le monde, les yeux des aveugles se sont ouverts et ont été témoins de la grandeur venant de cet être supérieur, les langues des muets se sont déliées et les oreilles des sourds ont entendu ».
Les Indiens décrivirent également Bouddha de la manière suivante : « Il possédait un grand contrôle de lui-même, il avait une âme forte, il était un homme fort résolu, il était très patient, il avait une grande influence sur les gens, il était en outre imperturbable et il ne manifestait donc ni son amour ni sa haine, il n’était pas animé par les passions et les malheurs ou les graves difficultés ne le faisaient pas sortir de ses gonds, en revanche il influençait son interlocuteur grâce aux sentiments et à la logique ».
La mort de Bouddha :
« Tout navire est voué à se désagréger et à se décomposer », ainsi parlait Bouddha et tel a été son destin. Bouddha mourut donc à l’âge avancé de 80 ans, ses élèves et disciples procédèrent après son décès à son incinération – méthode déjà employée par les hindouistes – puis ils se mirent à tourner autour du bûcher, chacun trois fois, puis ils rassemblèrent ses cendres qu’ils divisèrent en huit, et ils envoyèrent chacune de ses huit parties dans des endroits qu’ils considéraient être propices, puis des mausolées et des temples furent bâtis sur ses cendres dans les huit lieux choisis par les élèves de Bouddha.
Les croyances de Bouddha :
Bouddha n’a jamais prétendu qu’il était un prophète recevant une révélation, de même qu’il n’a jamais prétendu être une divinité qu’il fallait adorer et dont il faillait chercher à s’approcher comme l’ont pensé certains de ses adeptes. En fait, le but de Bouddha a été de tracer le chemin pour atteindre le salut – selon son point de vue – et pour ce faire il a dénombré les causes de la souffrance dans cette vie. Il appela les gens à adopter certaines pensées et croyances qu’ils considéraient être des solutions pour soigner l’homme de son mal de vivre, parmi ces diverses pensées et croyances on trouve les suivantes :
1 – La négation de la divinité : les gens ont fait de cette négation l’axe majeur du message de Bouddha. En réalité, Bouddha n’était pas un prophète à qui étaient révélées des choses cachés ou encore un philosophe réfléchissant sur l’origine du monde et de la nature ; en fait, le message de Bouddha était basé sur ce qu’il considérait être le chemin du salut pour l’humanité, c’est donc pour cela qu’il interdisait à ses élèves d’évoquer les choses ayant trait au monde de l’invisible, de même qu’il insistait auprès d’eux pour qu’ils s’en tiennent à suivre strictement le chemin menant au salut qu’il avait tracé. Toutefois, Bouddha a commis une erreur que quelqu’un d’intelligent et de raisonné ne peut pas commettre, c’est-à-dire nier la réalité de l’existence d’un Dieu supérieur créateur de toute chose, croyance qui est pourtant partagée par tous les esprits sains et les natures droites.
2 – La négation de l’âme et de la raison : par ce principe Bouddha est tombé dans une contradiction évidente ; ainsi, comment Bouddha peut-il croire en la réincarnation et donc aux renaissances successives de la même âme, laquelle va d’un corps à un autre, et en même temps nier l’existence de cette âme ?!
3 – La croyance de Bouddha en la réincarnation ou transmigration des âmes : c’est là une croyance que Bouddha a héritée de la religion hindouiste ; croire en la réincarnation c’est croire que l’âme de l’individu renaît de manière successive dans plusieurs corps différents, la vie de l’homme ne s’arrête pas à la mort de celui-ci mais continue dans un autre corps, la quantité de bonheurs et de malheurs est définie dans chacune des vies que vivra l’homme par son comportement dans la vie précédente.
La croyance de Bouddha en cette réincarnation, qui n’a en réalité aucun sens, l’a amené à mépriser grandement et à haïr la vie humaine, selon lui, la naissance est la mère de tous les maux, c’est donc pour cela qu’il faut assécher sa source ; par conséquent, Bouddha invita les gens à adopter une vie monacale, ce qui implique d’abandonner les plaisirs de la vie mondaine, et donc en premier lieu le mariage ! Si l’humanité avait appliqué dans son ensemble ce précepte bouddhique, cela aura tout bonnement abouti à l’extinction de cette dernière !
4 – Le salut selon Bouddha : c’est en fait ce qu’on appelle le « Nirvana », il s’agit de la récompense suprême de celui qui aura pu vivre une vie guidée par une justice parfaite, par une grande patience ainsi que par la compassion envers toutes les créatures, et qui aura pu également éteindre le feu des passions de son âme tout en accomplissant le bien et rien que le bien. Celui qui dans sa vie se sera conformé à ces principes, alors il pourra empêcher que son âme se réincarne une énième fois, il sera donc sauvé et son âme pourra rejoindre un autre monde qui n’a aucun lien avec la réalité. Bouddha décrit cette autre dimension de la manière suivante : « Ô vous qui aspiraient au Nirvana, celui-ci est lieu où il n’y a ni terre ni eau, ni lumière ni air, c’est un lieu sans limites et où la conscience y est aussi sans limite, il n’y a pas là-bas de vide absolu, il n’y a pas d’élévation de la perception et de la non-perception, ce monde n’a rien à voir avec notre monde, il n’y a dans cet autre monde ni soleil ni lune ». Cette autre dimension ou cette autre vie que décrit Bouddha avec émoi est donc ce que les bouddhistes appellent le Nirvana qui est en fait ce qui symbolise le salut de l’âme, mais tout cela n’est qu’une aberration illusoire et une croyance erronée et sans aucun fondement.
5 – Le refus du système de castes hindouiste :
Bouddha a rejeté totalement le système de castes – qui est l’un des piliers de la religion hindouiste – car, selon lui, il crée la haine et la rancœur entre les différents groupes de la société. C’est ce précepte, que l’on peut qualifier d’égalitariste a connu un grand succès au sein des castes indigentes de la société hindoue, lesquelles y trouvèrent une solution pour échapper à l’injustice qu’elles subissaient de la part des castes brahmaniques.
Nous faisons remarquer que ces diverses croyances ont été en réalité empruntées par Bouddha à d’autres cultures, soit antérieures et révolues, soit qui étaient vivaces à son époque ; ainsi, la négation de la divinité et du système de castes vient de la religion jaïniste, de même que l’idée du salut chez Bouddha est une version modifiée du concept de salut chez les Jaïnistes. En somme, ce que disent les Bouddhistes au sujet de l’aspect novateur du message de Bouddha et sur ses prétendus traits de génie est totalement faux, car toutes les croyances de ce dernier furent prises dans d’autres courants religieux ou philosophiques ; où sont donc les traits de génie novateurs de Bouddha ?!
Les grands préceptes du bouddhisme :
Ces grands préceptes fondamentaux sont au nombre de dix : « Ne tue pas, ne vole pas, sois chaste, ne mens pas, ne te saoule pas, ne mange pas après midi, ne chante pas et ne danse pas, évite de porter des vêtements ostentatoires, ne dors pas dans un grand lit, n’accepte pas des métaux précieux, enfin, il y a un précepte qui oblige les adeptes du bouddhisme à faire montre de respect envers Bouddha et envers la loi que ce dernier a prescrite, laquelle consisterait en fait à avoir une bonne conduite, à avoir une bonne santé et à se contenter de peu de science.
Les livres sacrés du bouddhisme :
Après la mort de Bouddha, ses élèves et disciples se réunirent car des divergences apparurent entre eux au sujet des paroles de Bouddha et des événements qui émaillèrent sa vie. Ils tinrent donc un grand conseil dans la ville de Rajajarah en 483 avant l’ère chrétienne afin d’en finir avec les causes de ces désaccords et divergences. Ils demandèrent donc à Kasaypa de lire les avis de Bouddha au sujet de l’origine du monde, il les lut donc et les autres élèves les acceptèrent et les enregistrèrent pour les diffuser. Puis les élèves demandèrent à Upali, qui était le disciple le plus âgé, de leur réciter la loi de l’ordre, il s’exécuta et les autres l’apprirent par cœur afin également de la propager. Puis ils demandèrent à Andanda qu’il leur dise les paroles et sermons qu’il avait entendus de la bouche de Bouddha ainsi que les gestes et les actes de ce dernier dont il avait été témoin, il s’exécuta à son tour et les autres élèves enregistrèrent ces informations pour les rapporter au plus grand nombre.
Ainsi, cet héritage spirituel authentique fut conservé intact dans les cœurs des adeptes du bouddhisme jusqu’à l’époque du règne du roi Asouka (242 avant J.-C.), c’est-à-dire à un moment où apparurent encore une fois des divergences, ce qui poussa les chefs du bouddhisme à se réunir et à se consulter les uns les autres dans le but de protéger cet héritage. Ils tombèrent donc tous d’accord pour que soit absolument mis par écrit les trois principaux domaines de la foi bouddhique : « les croyances », « la loi et l’ordre » et « les sermons et récits ». Cela pris la forme de trois recueils qu’ils appelèrent « les trois corbeilles » : une corbeille pour les croyances, une pour les récits et les sermons et une dernière pour la loi et l’ordre, ces « trois corbeilles » sont également appelées la « loi bali », nom qui se référant à la langue qui fut employée pour rédiger ces trois recueils.
Les adorations chez les bouddhistes :
L’idée de la pratique de la religion chez Bouddha se résumait au fait que l’homme de foi devait juste se contenter d’avoir un bon comportement et, a contrario, les rites religieux et autres adorations ainsi que la théologie et les questionnements sur l’origine du monde n’avaient, à ses yeux, aucun intérêt. Un jour un brahman décida de partir vers la ville sainte de Jaya pour effectuer un bain rituel dans le but de se purifier de ses péchés, mais Bouddha lui dit : « Lave toi ici, oui je dis bien ici, tu n’as nul besoin d’aller jusqu’à Jaya, ô toi brahman sois simplement miséricordieux envers toutes les créatures de ce monde, et si tu ne profères pas des mensonges, si tu ne tues point, si tu ne prends pas ce qui ne t’a pas été donné et si tu ne cèdes pas aux délices et jouissances de ce monde, alors quel intérêt aurais-tu d’aller jusqu’à Jaya, car en effet, si tu t’attaches à pratiquer tout ce que je viens d’énoncer, alors n’importe quelle eau aura les vertus de celle de Jaya ».
Ainsi, les bouddhistes ne pratiquent aucun rite religieux si ce n’est la sacralisation de Bouddha et le fait de le louer. L’auteur du livre intitulé Etudes sur le judaïsme, le christianisme et les religions de l’Inde a rappelé quelques formules incantatoires dites par les bouddhistes pour louer Bouddha, on trouve parmi celles-ci l’incantation suivante : « Je me prosterne devant Bouddha qui est la divinité parfaite qui s’est révélée au monde (trois fois). Je demande la protection de la divinité Bouddha. Je demande la protection de la religion. Je demande la protection des Bahchakous (groupe de pauvres et de moines bouddhistes). Je demande la protection de la divinité Bouddha. Je demande la protection de la religion. Je demande la protection des Bahchakous. Je demande la protection de la divinité Bouddha. Je demande la protection de la religion. Je demande la protection des Bahchakous. J’accepte les lois dans lesquelles il n’y a point d’incitation à la déprédation, ni au vol, ni au déchaînement des passions, ni au mensonge, ni à l’ivresse ».
Les diverses sectes bouddhistes :
Les deux sectes les plus connues du bouddhisme sont :
1 – La secte Hanayan dont le nom veut dire le « petit chariot », cette secte nie l’existence d’Allah, de même qu’elle nie la divinité de Bouddha et croit que ce dernier n’était qu’un homme qui a vécu et qui est mort comme tous les autres hommes ; toutefois, ses vertus et son comportement ont atteint un degré très élevé au point qu’il peut être considéré comme un saint, selon les adeptes de cette secte, Bouddha a mérité d’être surnommé « Ajayamanché ». En outre, ces adeptes firent de la phrase de Bouddha : « Ne demande l’asile à personne d’autre qu’à toi-même » leur règle de base pour la recherche du Nirvana ou salut. Cette secte se répandit dans le sud de l’Inde et à Celan, les livres rédigés par ses membres sont en langue bali.
2 – La secte Mahayan : dont le nom veut dire le « grand chariot », cette secte déifie véritablement Bouddha, ses adeptes prétendent qu’il n’a pas de corps et qu’il est plutôt une lumière qui s’est incarnée dans un corps ou encore une ombre qui est apparue dans ce monde, ils sont également persuadés que Bouddha est le Dieu suprême et éternel. Cette secte s’est surtout implantée dans les régions septentrionales de l’Inde, au Tibet, en Mongolie, en Chine et au Japon.
 

Islam et bouddhisme, comparaison de deux visions de la vie :
Avant tout, nous désirons attirer l’attention sur le fait que le bouddhisme, comme cela est clair dans ce que nous avons développé plus haut au sujet de sa pensée et de ses croyances, n’est absolument pas une religion céleste. Par conséquent, la comparaison entre certains aspects de l’Islam et du bouddhisme ne sert ici qu’à mettre en évidence l’immense bienfait qu’Allah, exalté soit-Il, a octroyé à Ses serviteurs en leur donnant cette grande et magnifique religion qu’est l’Islam, lequel est le seul chemin qui peut permettre à l’homme d’atteindre le bonheur dans cette vie et dans l’autre.
Notre comparaison entre l’Islam et le bouddhisme se concentrera sur la vision de la vie qu’a chacun de ces deux systèmes. Pour les bouddhistes, la vie n’est faite que d’une succession de souffrances et de malheurs sans fin, ils ne voient que le côté sombre de la vie et ils font tout pour s’en débarrasser. Les musulmans ont une toute autre vision des choses, ils voient les deux faces de la vie, ce qu’il y a de bien en elle et ce qu’il y a de mal, sa douceur et son amertume, pour eux cette vie comporte des malheurs et des souffrances, mais en même temps des plaisirs et des bienfaits. En Islam, l’individu fait tout pour faire des bonnes actions durant sa vie, il ne veut pas vite en finir avec la vie, mais au contraire il y séjourne pleinement et profite du temps qui lui est accordé pour accomplir un maximum de bonnes œuvres qui lui permettront après sa mort d’accéder au Paradis. L’Islam propose une voie médiane entre l’assouvissement des besoins physiques ou corporels et les aspirations de l’âme, il est de même pour sa manière d’appréhender la religion et la vie mondaine, ainsi la religion ne s’oppose pas radicalement à la vie mondaine et n’en fait pas qu’une turpitude ou un péché, bien au contraire, selon l’Islam, l’individu doit vivre pleinement sa vie terrestre et donc profiter de ses bienfaits, jouissances et plaisirs tant qu’ils sont en accord avec la Loi et les règles islamiques.
Il nous faut rappeler que le monachisme n’existe pas en Islam, à ce propos le Prophète () a bien dit clairement que : « L’Islam ne connaît pas al-sarûra » (Rapporté par Ahmed et Tirmidhî), al-sarûra a pour sens le fait de se couper du monde afin de se consacrer à l’adoration comme le font les moines. Le Prophète (), qui est la meilleure des créatures et le Messager du Seigneur des Mondes, jouissaient des bienfaits de ce bas monde qu’Allah avait rendus licites, d’ailleurs le Prophète () a dit : « J’aime trois choses dans ce bas monde : le parfum, les femmes et plus que tout la prière » (Rapporté par Ahmed et al-Nasâ`î). Il () aimait les friandises et les douceurs, il mangeait de la viande, il portait de beaux vêtements, il ne s’interdisait jamais de jouir des bonnes choses qu’Allah, exalté soit-Il, a rendues licites.
L’Islam propose donc une voie équilibrée entre les aspirations spirituelles et les plaisirs terrestres, nous sommes bien loin du bouddhisme qui, lui, propose une voie pour le moins bancale et déséquilibrée qui place ses adeptes dans une contradiction douloureuse, ils doivent vivre dans un monde qu’ils ne supportent pas et haïssent, car Bouddha a fondé sa doctrine sur le fait qu’il faille tout faire pour se sortir au plus vite de cette vie terrestre infernale !

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