Les musulmans de l’île de Malte

Les musulmans de l’île de Malte
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L’île de Malte ou République de Malte est un petit Etat se situant en mer Méditerrané, il se trouve entre la Sicile et les côtes de l’Afrique du Nord et notamment celles de la Lybie et de la Tunisie. Malte jouie en fait d’une position très centrale et importante entre le sud de l’Europe et le nord de l’Afrique, et entre l’est et l’ouest de la mer Méditerrané.
Malte est un pays européen constitué de trois îles principales habitées, il s’agit de Malta, Gozo et Comino, d’autres îles sont inhabitées comme Cominotto, Filfla et les deux îles de Saint-Paul. La capitale de la République de Malte est la ville de Valletta, c’est dans cette dernière que réside la majorité des habitants de ce petit pays. Les Maltais parlent essentiellement le maltais et l’anglais.
Les Byzantins ont dominé Malte jusqu’au milieu du troisième siècle de l’Hégire, puis ce fut au tour des Aghlabides et des Fatimides de prendre possession de cette île, et ce, jusqu’au cinquième siècle de l’Hégire, puis cette dernière passa sous le contrôle des Normands, puis des Ottomans, puis les Chevaliers de Saint-Jean devinrent les maîtres des lieux pendant deux siècles et demi jusqu’à en être délogés par les Ottomans, puis ce fut au tour des Britanniques de coloniser l’île de 1800 à 1964 et c’est donc à l’issu de cette dernière domination étrangère que Malte devint enfin indépendante.
Les Maltais sont environ 450 000, la plupart d’entre eux, c’est-à-dire 98 %, sont catholiques romains et les 2 % rassemblent des pratiquants de diverses religions comme le judaïsme ou l’Islam ; les musulmans sont environ 6000, ce qui représente 1,44 % de la population totale de l’île.

La situation des musulmans :
On ne trouve à Malte qu’une seule mosquée, cette dernière fut bâtie par la Libye il y a plus de cinq ans maintenant, c’est d’ailleurs l’ex-pouvoir libyen qui soutenait financièrement les dépenses liées aux activités de cette mosquée. Par ailleurs, il est à noter qu’il n’y a sur l’île également qu’une seule école enseignant l’Islam et la langue arabe, laquelle fut également construite et financée par l’ex-pouvoir libyen. Hormis cette unique mosquée de construction récente, les musulmans maltais ne possèdent aucun autre lieu de culte, ils ne disposent même pas de petites salles de prière (musalla-s) pour y accomplir leurs rites comme cela est fréquent dans les quartiers des villes d’Europe où vivent des membres de la communauté musulmane. Lorsqu’est interrogé le représentant de la communauté musulmane maltaise, lequel est d’origine koweitienne, au sujet du nombre des musulmans, il répond qu’ils sont 12 000 et qu’ils ne trouvent pas d’endroit pour accomplir la prière. Si on demande au gouvernement maltais combien y a-t-il d’églises sur l’île, il répondra sans hésiter et avec fierté que Malte possède autant d’églises qu’il y a de jours dans l’année. Ces chiffres édifiants montrent que le gouvernement maltais n’est pas du tout préoccupé par le manque de lieux de culte musulmans sur l’île, en revanche il n’est pas dérangé de voir cette dernière, qui a une superficie de 316 km2, submergée par des centaines d’églises (environ 365). On peut interpréter cette disproportion comme étant une expression de la rancœur catholique envers l’Islam et les musulmans, et ce, malgré l’influence forte de la civilisation islamique sur la culture maltaise chrétienne, car en effet l’histoire de malte est fortement marquée par l’interpénétration des cultures méditerranéennes, les présences musulmanes sur l’île ont sans aucun doute laissé de profondes traces jusqu’à aujourd’hui : linguistiques, culinaires, architecturales, etc.
Il est regrettable de constater que les mouvements évangéliques travaillent beaucoup à essayer de convertir les musulmans installés à Malte, c’est ainsi que ces mouvements leur distribuent gratuitement des petits livres et des fascicules de belle facture ayant la forme de beaux livres reliés sur les couvertures desquels apparaissent des petites croix ou des images d’icônes chrétiennes ; toutefois, certaines de ces productions écrites imitent la forme de revues arabes, c’est là l’une des ruses classiques des évangélistes, laquelle consiste à toucher le public arabo-musulman par des livres écrits en arabe et employant une méthode extrêmement perverse pour faire tomber la vigilance des probables lecteurs musulmans : la revue présente des lettres soi-disant écrites par des musulmans d’Egypte, du Yémen, du Golfe, du Maroc, d’Algérie ou de Jordanie dans lesquelles ces derniers posent des questions sur les détails du dogme chrétien, et donc l’équipe de rédaction de la revue se propose de répondre à ces questions, ceux qui posent des questions ont évidemment tous des noms musulmans comme Muhammad, Abû Bakr, ‘Alî, ‘Abd al-Rahmân, Fâtima, Aïcha ou Khadîdja, l’objectif est de jeter la confusion chez le lecteur musulman et de le rassurer, mais tout cela est évidemment un montage, tout est fabriqué, ces pseudo-musulmans posant des questions naïves sur le christianisme n’existent pas. Les réponses faites à ces questions fabriquées sont fort étonnantes, car elles posent les règles islamiques, puis elles y introduisent des éléments polythéistes, par exemple dans l’une des réponses on pouvait lire qu’il était certain qu’Allah, exalté soit-Il, est Unique et qu’Il n’a pas été enfanté et n’a pas enfanté, mais en même temps que Jésus était une exception à cette règle, cette faible logique étant étayée par une argumentation qu’un esprit sain ne peut accepter.
Cette courte présentation des conditions vécues par la minorité musulmane de Malte a principalement pour objectif de faire prendre conscience aux organisations islamiques internationales possédant d’importants moyens politiques et surtout économiques qu’elles ne doivent pas négliger ces populations, lesquelles font généralement face à de grandes difficultés, notamment économiques, ce qui les rendent vulnérables face au travail de sape que font les organisations évangélistes pour les attirer à elles. L’homme est faible et dans des situations difficiles le Satan peut lui faire perdre sa lucidité et donc le faire basculer dans l’erreur, qu’Allah nous en préserve. Ainsi, il serait bon que des choses soient faites pour que la communauté musulmane maltaise puisse pratiquer sa religion de manière digne et communiquer la religion et la culture islamique aux jeunes générations via la création d’un réseau d’écoles. Par ailleurs, il serait souhaitable que cette communauté trouve les moyens de compter dans ses rangs des prédicateurs bien formés ayant évidemment une bonne connaissance de l’Islam mais également de la culture et de la société maltaise afin que, d’une part, ils éduquent les musulmans de l’île et que, d’autre part, ils les mettent en garde et les protègent contre les coups de boutoirs dangereux des mouvements évangélistes.

Qu’Allah protège les musulmans de Malte et les maintienne sur la voie droite.

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