Pour Mermadjok Pikhuck l’Islam est un immense bienfait

Pour Mermadjok Pikhuck l’Islam est un immense bienfait
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Le 7 avril 1875, le pasteur Charly Pikhuck, en charge de l’église Shalford en Angleterre, eut un fils très beau auquel il donna le prénom de Mermadjok. La mère de cet enfant était la fille d’un illustre amiral qui était l’un des grands commandants de la marine britannique. Très tôt chez le petit Mermadjok se manifestèrent les signes d’une certaine noblesse de caractère et d’une grande intelligence ; par ailleurs, il fit montre dès sa jeunesse d’un grand intérêt pour l’apprentissage des langues, c’est ainsi que son père l’envoya à Neuchâtel en France afin qu’il apprenne la langue française, puis il se rendit en Italie où il s’installa durant une longue période de sa vie ce qui lui permit notamment de maîtriser parfaitement la langue italienne. 

L’histoire de la conversion à l’Islam de Mermadjok Pikhuck :

Lorsque Mermadjok retourna dans son pays, en Angleterre, il se consacra à l’étude d’autres langues étrangères européennes, il apprit donc les langues allemande et espagnole ; puis il éprouva l’envie d’appendre les langues orientales, et c’est ainsi que sa mère, après le décès de son père, l’envoya en Orient où il eut l’occasion de lire des ouvrages traitant de sciences islamiques, il put également se mélanger à des musulmans, les fréquenter ainsi qu’étudier leurs mœurs, leurs coutumes et leurs dialectes, le jeune anglais fut étonné et charmé à la fois de ces relations avec eux et de la manière dont ils traitaient les étrangers.
Puis Mermadjok alla en Egypte en 1904, il y étudia le mode de vie des musulmans de manière précise, objective et avec une pensée libre détachée de toute idée préconçue et des a priori mensongers et faux diffusés depuis le Moyen Âge au sujet de l’Islam. Peu à peu Mermadjok fut de plus en plus convaincu que le bien-être des musulmans, la vie bonne et simple qu’ils vivaient ainsi que leur tranquillité d’esprit avaient pour cause leur attachement aux principes de leur religion, et que les problèmes qu’ils pouvaient rencontrer dans la vie avaient pour cause la négligence des règles de cette religion ou leur ignorance.
Son expérience et ses études en Egypte et dans d’autres pays musulmans l’amenèrent à rédiger un livre en 1906 dont le titre est Le cas des peuples de la Terre Sainte, puis en 1908 écrivit un autre livre intitulé celui-là Les fils du Nil, puis un autre en 1909 intitulé Le fleuve des rois. Parallèlement à cela, Mermadjok publia dans certaines revues internationales plusieurs articles sur l’Islam dans lesquels il défendait cette religion et la lavait des accusations que portaient contre elle ses ennemis.
Puis Mermadjok décida de se rendre au centre politique et culturel du califat islamique en Turquie, une fois là-bas il entra donc en contact avec les savants islamiques qui s’y trouvaient. Et lorsqu’il quitta la Turquie il exprima publiquement le fait qu’il avait désormais une foi très forte en l’Islam, il affirma en outre que ce dernier était la seule religion révélée capable de régler les problèmes de l’humanité, qu’ils fussent matériels ou spirituels, et c’est ainsi que Mermadjok Pikhuck annonça haut et fort qu’il embrassait l’Islam et il se choisit comme nom musulman Muhammad Mermadjok.

Les contributions de Mermadjok Pikhuck :

Muhammad Mermadjok devint célèbre grâce à la production de nombreux romans considérés comme des perles de la littérature anglaise, ils ont pour sujet les impressions de l’auteur sur l’Orient en général et sur l’Islam en particulier. Muhammad Mermadjok écrivit de nombreux ouvrages dont certains furent édités plusieurs fois, parmi ses livres les plus connus nous pouvons citer Saïd le pêcheur, Ambre ou La maison des rêves. En 1913, Muhammad Mermadjok écrivit son fameux livre La femme voilée, et en 1914 il rédigea Dans la guerre avec les Turcs, en 1917 Les cavaliers arabes et en 1922 Comme nous voient les autres.
En 1920, Muhammad Mermadjok fut appelé à devenir le rédacteur en chef du journal L’Evénement de Bombay en Inde. En 1927, il fut invité dans la principauté de Hyderabad où il participa à la rédaction et à la diffusion d’une revue culturelle islamique, le succès et la diffusion de cette revue furent tels qu’y contribuèrent environ 70 universités du monde entier. Par ailleurs, Muhammad Mermadjok se vit confier comme mission le fait de superviser le système éducatif de la principauté d’Hyderabad. Notons que parmi les recherches les plus importantes diffusées par cette revue il y a sans conteste une recherche consacrée à la culture islamique, une autre dédiée à l’éducation islamique qui fut publiée en 1927 et une autre encore publiée en 1931 et consacrée aux Arabes et à d’autres peuples ainsi qu’à la traduction du Coran.
Pour finir, nous voulons retranscrire ici des paroles importantes et profondes dites par Mermadjok Pikhuck : « Il n’y a pas de bienfait dans ce monde dont peut profiter l’homme plus grand et meilleur que le fait d’être guidé par Allah vers l’Islam, celui à qui cela arrive est guidé par Sa lumière au point qu’il peut alors voir de manière très claire et connaître les réalités de ce monde et celles de l’au-delà, il est capable de faire le distinguo entre la vérité et le mensonge et donc de choisir la vérité, il peut faire la différence entre le chemin du bonheur et celui de l’infortune et donc opter pour le chemin du bonheur ; pour ma part, je me prosterne devant Allah afin de Le remercier pour cet immense bienfait qu’Il m’a octroyé, lequel bienfait a rempli mon être d’un bonheur réel et m’a permis de me mettre à l’ombre de cet arbre grand et haut dont l’ombre s’étend au loin et dont les fruits sont incalculables, ce grand arbre est l’arbre de la grand famille islamique et de la fraternité dans l’Islam ».

C’est donc sur ces paroles magnifiques que nous terminons ce court article sur la vie, l’œuvre et la conversion à l’Islam de l’Anglais Mermadjok Pikhuck, nous espérons que ces paroles ainsi que le destin de cet homme amènent à la méditation sur l’Islam tant les musulmans que les non-musulmans qui se posent des questions sur cette magnifique religion.
 

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