La conversion à l’Islam du médecin japonais Chawqî Futaki

La conversion à l’Islam du médecin japonais Chawqî Futaki
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Futaki est un médecin japonais qui a embrassé l’Islam à l’âge de 67 ans, il est très sociable et a une personnalité affable et aimable, il marque tous ceux qui le rencontre ou sont en contact avec lui. Avant sa conversion à l’Islam Futaki était bouddhiste. Par ailleurs, il était le directeur du grand hôpital qui se trouve au cœur de la ville de Tokyo (la capitale du Japon), cet hôpital était une sorte d’entreprise privée appartenant à une dizaine de milliers d’actionnaires, chose étonnante, depuis que le docteur Futaki s’est converti à l’Islam, il annonce qu’il fera tout son possible pour que la totalité de ces milliers d’actionnaires embrassent également cette grande religion.
En sus de son travail de directeur au sein de cet hôpital, le docteur Futaki fut nommé en 1954 directeur de rédaction d’une fameuse revue japonaise dont le titre était Sikami Jip. Par ailleurs, le docteur Futaki s’intéressa beaucoup à la question des bombes nucléaires qui furent jeter par les Américains sur la japon (Hiroshima et Nagasaki) et à leurs conséquences, afin de mener à bien l’étude de ce problème il tenta de rassembler des fonds, mais il échoua ; cependant, Futaki put soutirer près de 60 millions de yens (la monnaie du pays) à quelques dizaines d’entreprises japonaises, et ce, après les avoir menacé de diffuser des informations secrètes qui pourraient nuire à leurs intérêts. Mais après un très long jugement, le docteur Futaki fut condamné à trois ans de prison et son droit d’exercer la médecine lui fut retiré.

L’histoire de la conversion à l’Islam de Chawqî Futaki :

Futaki découvrit l’Islam en prison où il s’était mis à lire divers livres traitant de philosophie, de politique et de spiritualité. Ainsi, l’idée de l’unicité divine a commencé à tourner dans son esprit, cette idée avait commencé à germer à partir du moment où il entra en relation avec des personnalités musulmanes parmi lesquelles on trouve un musulman japonais appelé Abû Bakr Mori Moto qui était à l’époque l’ex-directeur de l’association des musulmans du Japon, ce dernier avait l’habitude de dire à Futaki : « Plus le nombre des musulmans dans le monde augmente, plus les problèmes des défavorisés diminuent, car l’Islam est la religion de la charité et de la fraternité ».
Après que Futaki eut trouvé le chemin de l’Islam, il prit la décision d’embrasser cette religion, et d’ailleurs son fils et un ami à lui en firent de même, tous trois rendirent leur conversion publique au sein du centre islamique de Tokyo.

Les contributions de Chawqî Futaki :

La conversion de Chawqî Futaki est considérée comme un tournant décisif pour la propagation de l’Islam dans tout le Japon ! La raison de cette réalité extraordinaire est que cet homme a tout de suite après sa conversion annoncé publiquement qu’il propagerait l’Islam dans tout le Japon. Ainsi, en mars 1975, Futaki vint à la mosquée de Tokyo accompagné de 68 personnes désireuses d’annoncer leur conversion à l’Islam et dans la foulée Futaki fonda l’Association de la fraternité islamique. Le mois suivant Futaki revint à la grande mosquée de Tokyo accompagné cette fois-ci de deux cent japonais prêts à annoncer leur conversion à l’Islam. C’est ainsi que le docteur Futaki guidait en grand nombre ses frères japonais vers la religion d’Allah. Il fit d’ailleurs un tel travail dans ce sens que le nombre des membres de l’Association de la fraternité islamique que Futaki dirigeait atteignit en moins d’un an environ les 20 000 individus, tous étaient des musulmans japonais convertis de fraîche date. C’est donc pour cette raison que la conversion à l’Islam de Chawqî Futaki est considérée comme un événement décisif et majeur dans l’histoire de la pénétration et de la diffusion de l’Islam dans le pays du soleil levant, et même dans celle de tout l’est asiatique.

Evidemment, cette histoire est extraordinaire, mais il nous faut toutefois apporter un bémol ; en effet, nous devons attirer l’attention sur un phénomène qui apparaît parmi les musulmans convertis qui ne connaissent pas la langue arabe et ne vivent pas dans un pays musulman, il s’agit de la diffusion de graves erreurs dues à une grande ignorance de la religion. Ainsi, par exemple, le docteur Chawqî Futaki était excessivement indulgent vis-à-vis des nouveaux convertis appartenant à son association quant à leur consommation de la viande de porc et de l’alcool ; peut-être son ignorance manifeste sur ce point pouvait-elle s’expliquer et peut-être voulait-il par là les amener à l’Islam de manière progressive sans les brusquer ? C’est donc pour cette raison et pour d’autres encore qu’il est nécessaire que les Etats islamiques, et en premier lieu les Etats arabes, envoient dans ces pays non musulmans des prédicateurs pouvant éduquer ces nouveaux musulmans.
 

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